Ibid., p. 646 (4 juin
gisant au territoire de Belleforière 1 2, laquelle était revenue à nous et à notre table par faute de rente non payée, selon la coutume. » Les donateurs ajoutent qu’après frère Jacques, à qui appartiendront pendant sa vie les revenus de cette propriété, l’abbaye en jouira perpétuellement 3.
Jean Bauget habitait l’abbaye comme familier : il y avait « son pain et prébende 3, » c’est-à-dire qu’il était nourri et pourvu de toutes choses aux frais de la maison. Le 24 février 1446, il comparaît par-devant « Simon de Braille, lieutenant en la ville de Flines de honnorable homme et sage maître Jehan d’Auby, bailli et maïeur de vénérables et religieuses mesdames l’abbesse et couvent de l’église et abbaye de l’Honneur-Notre- Dame-lez-Flines, de l’ordre de Citeaux, au diocèse d’Arras, » et là, devant les échevins assemblés, il « dit, connut et confessa, de sa bonne, franche et libérale volonté et sans nulle contrainte, que pour certaine cause qui à ce le mouvait, tant pour le bien, honneur et bonne recueillotte qu’il avait trouvée en mesdames les religieuses de ladite église, spécialement en dame Isabelle Yrediel, alors sous-prieure, laquelle l’avait aidé, conforté et fait conforter et visiter en ses nécessités et besoins, il avait donné et donnait à ladite église, spécialement en augmentant la chapelle monsieur saint Nicolas, quatre razières de terre ou environ situés en la ville et territoire de Flines. » Le donateur met pour condition à cette libéralité que dame Isabelle jouira du revenu de cet héritage tout le cours de sa vie. Après la mort de sa bienfaitrice, « madame l’abbesse de ladite église sera redevable et tenue de distribuer et livrer à toutes les dames religieuses et autres à qui il appartiendra, une pitance de vin au jour monsieur saint Nicolas, qui est le VIe jour du mois de décembre. Item, sera encore tenue madite dame de payer et délivrer à chacune de ses dames religieuses plein un hanap de vin le jour de la Translation monsieur saint Nicolas, qui est le IXe jour du mois de mai.» L’abbesse devra enfin faire chanter tous les ans, pour le repos des âmes de dame Isabelle et de ses bienfaiteurs, « une messe vineuse », c’est-à-dire une