‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 69 sur 264 · Ibid., pp. 364 et 3S · texte numérisé non relu

Ibid., pp. 364 et 3S

4. Il suffit de feuilleter le Cartulaire pour rencontrer ces faits en grand nombre . Les listes du personnel au XIVe et au XVe siècle peuvent fournir plus facilement encore cette démonstration. A très peu d’exceptions près ces noms figurent dans des titres analogues à ceux qui se trouvent ici analysés ou mentionnés.

Sous ce rapportées supérieurs poussaient la condescendance jusqu’à un point vraiment extraordinaire. On accordait la faculté de transmettre ces revenus particuliers à une personne de l’abbaye, laquelle à son tour pouvait parfois en laisser la jouissance à une troisième b Ensuite tout rentrait dans la masse commune à moins que le donateur n’en eût disposé, soit pour la pitancerie, soit pour une fondation spéciale. Les chapelles de Notre -Dame -des -Converses, de Saint-Jean- Baptiste, de Sainte-Anne, de Saint- Nicolas, et la Gésine de Notre-Dame, c’est-à-dire l’autel de la crèche, excitaient le plus souvent le zèle des bienfaiteurs et avaient la plus large part dans leurs pieuses libéralités 1 2 3.

Le 9 avril 1388, Marie d’Oisy, abbesse de Flines, et Étienne, abbé de Clairvaux, autorisent frère Jacques Buhette, convers, à disposer de quelques biens qu’il avait acquis avec permission, et qui tous ensemble formaient un revenu d’environ sept francs et demi. Avec leur consentement, il fonde douze messes qui devront être célébrées annuellement dans l’église de l’abbaye, pour le repos de son âme et de celles de ses bienfaiteurs. En outre, à douze jours solennels de l’année, on distribuera au couvent deux lots 4 de vin, et dans la chapelle des convers, on brûlera à chacun des quatre ataulx, c’est-à-dire Noël, Pâques, la Trinité et la Pentecôte 5, un cierge d’une demi-livre. Le reste sera employé en ornements d’église, à la volonté de la sacristine, qui est chargée de pourvoir à l’exécution de ces diverses clauses, et qui reçoit pour ce bon office un léger témoignage de la reconnaissance du donateur 6.

Ces menues rentes, en général affectées à une destination qui les absorbait entièrement, n’augmentèrent que dans une proportion très faible le patrimoine conventuel. Il en fut de

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