‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 68 sur 264 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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messe après laquelle les religieuses auront à dîner une portion de vin h

On voit par ces exemples que les rentes particulières étaient autorisées. La chose en elle-même et sauf les abus qui peuvent facilement s’y joindre, n’implique pas l’oubli des devoirs fondamentaux de la vie monastique : sous certaines conditions, elle est compatible avec la pauvreté religieuse, et cela est si vrai qu’aujourd’hui encore ces pensions ou rentes sont autorisées dans plusieurs maisons regardées à bon droit comme très régulières.

A Flines, on en trouve des exemples dès le XIIIe siècle. Jeanne de Flandre, tille du comte Gui, et Marie de Dampierre, jouissaient de rentes semblables 1 2 : des religieuses d'une naissance moins illustre, Jeanne de Neuville, par exemple, et d’autres citées dans les Mémoriaux de Jeanne d’Avesnes, en possédaient aussi 3. C’est un fait qui se rencontre partout à la même époque.

Ces revenus, appliqués de préférence à l’usage de la personne, qui ne les possédait et n’en usait qu’avec la permission des supérieurs, étaient souvent une aide pour le monastère, et dans tous les cas lui revenaient par la suite.

Les actes du XIVe siècle en fournissent des exemples plus nombreux. Ce ne sont pas seulement des religieuses qui appartiennent soit à la noblesse comme Marie de Roubaix, Isabelle d’Artres, Marguerite de Choisy, Alix de Werquignœul, Gilles de Lalaing, Catherine de la Howardries, Marie de Lesdain, etc., soit à la haute bourgeoisie, comme Marie Leborgne, fille d’un riche banquier de Lille, et beaucoup d’autres : ce sont aussi les converses et les convers, recrutés en général dans un milieu plus humble, qui ont des rentes et qui interviennent en leur nom propre dans des contrats publics 4.

1. Cartulaire, p. 796. — Le 8 janvier 1393, Gilles Delepierre fait une donation à condition que l'on fera chanter pour le repos de son âme « quatre messes wineuses par an,... à deux ségneurs de prestres reviestis avoec le signeur qui cantera lesdi tes messes. » ( Cartulaire , p. 708.)

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