Cartulaire, p
même des donations faites à propos des professions religieuses. Quant aux biens provenant des familles par voie de succession, il n’y en a pas de traces dans le Cartulaire, et il est facile de s’assurer que l’abbaye ne s'enrichit jamais par ce moyen, puisque l’origine de ses propriétés est connue, et que les titres, à quelques-uns près, sont encore aujourd’hui sous nos yeux. La profession régulière, dans nos contrées, impliquait une renonciation absolue aux biens provenant de la famille, et par conséquent ni la religieuse, ni le monastère en son nom ne pouvaient rien en réclamer L
1. Dans les Pays-Bas comme en France, en vertu d’une coutume très ancienne et qui avait force de loi, les religieux et religieuses n’avaient aucune part à la succession de leurs parents. Le Cartulaire de Flines contient cependant un acte de partage entre frère Nicole du Tuilloit, convers, et ses frères et sœurs (p. 619). C’est un exemple unique : l’ensemble des documents originaux, comparé avec les États des biens et revenus montre que l’abbaye ne s’enrichit en aucun cas des successions que ses membres auraient pu recueillir s’ils fussent restés dans le monde. Les privilèges apostoliques relatés dans le Cartulaire, pp. 51 et 516, restèrent constamment lettre morte.