‹ Histoire de l'abbaye de FlinesChapitre 99 sur 264 · Gallia christiana , t, v, col · texte numérisé non relu

Gallia christiana , t, v, col

3. - Sanctarum altricem virtutum, integræque pietatis hospitium. » (Thom. Cantipr., cité dans le Gallia chr., t. in, col. 606.)

cette réformation fût à toujours et inviolablement observée, « non obstans appellations et exceptions quelconques, » et, afin de pourvoir à la tranquillité des consciences, il donna au confesseur de l’abbaye plein pouvoir d’absoudre du péché de simonie et de tous autres cas réservés au chapitre général, de réhabiliter et de rétablir dans tous les offices et bénéfices de l’ordre même la dignité abbatiale, les religieuses qui auraient encouru des censures h

Le confesseur était toujours Guillaume de Bruxelles, l’âme de la réforme, et le bras droit de l’abbé de Clairvaux. Ce prélat ne tarda point à lui donner de nouvelles preuves de sa confiance. Par ses lettres du 21 octobre 1507 1 2, il le confirme « en l’honorable office de confessorie et de paternité au noble et dévot monastère de l’Honneur-Notre-Dame-lez-Flines, » et lui communique ses pleins pouvoirs, non seulement pour l’administration du sacrement de pénitence et l’absolution des cas réservés, mais encore pour la conduite et le gouvernement extérieur du monastère. Guillaume dès lors possède à lui seul les facultés qu’il avait jusque-là partagées avec l’abbé de Nizelles pour le maintien de la réforme, l’augmentation du nombre des religieuses et leur translation dans d’autres abbayes. Il est chargé aussi des affaires de toute nature qui pourront survenir, tant au temporel qu’au spirituel, avec droit de corriger, de reprendre, de punir, de destituer au besoin les officières et l’abbesse elle-même. Prévoyant le cas où la crosse viendrait à vaquer par décès ou autrement, l’abbé de Clairvaux veut que le père confesseur, en qualité de commissaire, fasse procéder promptement à l’élection, et que s’il trouve dans l’élue les qualités nécessaires, il l’installe et la mette en possession actuelle et réelle de sa charge. En cas de dévolution, le confesseur exercera les droits de supériorité comme les exercerait l’abbé de Clairvaux lui-même, s’il était présent en personne. Celui-ci se réserve cependant le droit de confirmation. Enfin, dans tous les cas qui exigent le ministère d’un abbé, Guillaume de Bruxelles pourra, au nom de son supérieur, requérir l’assistance de tel prélat de l’ordre qu’il lui plaira de désigner.

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