‹ Histoire de l'Abbaye de MaroeuilChapitre 1 sur 6 · AVANT -PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT -PROPOS

La légeode de saiute liertille t^ue ûous publions il après celle qui est éditée dans boilandus au trois janvier et dans Ghesquière , tome cinquième , pa^e 25:2 , fut composée par un écrivain anonyme , après la translation des reliques de la sainte en 1S28. £xistait-il alors des mémoires dans lesquels l'auteur aurait puisé les faits peu nombreux qu'il raconte ; ou n'eut-il , pour se guider dans son œuvre que la tradition ? Nous penchons vers cette dernière hypothèse. S'il eût, en effet, existé des documents écrits âur la fondatrice de l'abbaye de Marœuil, il est hors de doute que Baldcric , qui cciivait à la fia du onzième siècte , en eût pris connaissance , et ne se fit pas borné i dire; que le corps de sainte BerHlk rqme flans l*abbaye de Harœml , el qu*eUe a dom^é ce

village à VéglUe de mainte Marie (f) , c'est-à-dire, à la cathédrale d'Ârras. Soû mleressaute chronique, concise, il est vrai, s'éteûd d'ordiiiaue davantage sur les saints du double diocèse dont il fait l'histoire.

Ghesquiëre prouve que b généalogie de notre sainte tracée par Malbrancq (2) ne mérite aucune créance. L'historien des Horins la met en rapport avec St*-Valeri ; ar cela ne peat guère se supposer puisqu'il est notoiie que St.-Valeii mourut en 620 et que sainte Bertille ne sortit de ce inonde qu aprés^

Les désastres causés par les Normands au neuvième siècle ont amené avec la raine complète de Fabbaye de Marœuil celle des monuments historiques destinés à perpétuer le souvenir de sa fondation. Aussi n'avons noos rien découvert de certain sur ce mo*

(1) Chronique d'Arras et de Cambrai , chap. XIV , liv. 11, page 920, édition die M. le Docteur Leglay. (2> Lib. 2 et 3 de Morinis.

nastire jusqu*en 93S^ ou it fut restauré par Fulbert évéque de Cambrai et d'Ams.

La réforme- introduit^ ea 1132 par levéque Alvise devient» pour aiosi dire» le poiut.de départie l'histoire de 1 abbaye. Le cartulaire qui se trou^ve aux archives du Pas-de-Calais aous a été d ua grand secours pour rappeler les diverses donalloos qui eurent Ueu depuis Beauduin de Bailleul , le pieiuier abbé , jusqu'au quinzième siècle. Cette période paraîtra peut-être sèche à quelques lecteurs: Rappelons.leur donc avec le savant Hurter, qu^au moyen âge, t Les abbés qui parurent les plus digues de recon-

> naissance lurent ceux qui rétablirent les pro^nriétés » délabrées de leur couvent , qui rachetèrent celles

. > qui avaieut été aliéuées, qui agrandirent leur i maison et obtinrent par leur considération person-

> netle de nouvelles donations. Nous ne devons point • reprocher aux auteurs d'avoir soigneusement en* » regtstré tous ces faits. La pauvreté ou laisance ,

la déeadeace temporelle , on ragrandiademenC de ces maisoDs formeat ime partie easentieUe des viciaaitndea de leu^ lûatoipe* 8î le chef d'wie famille éprouve de la joie ea voyaat le biea-étre des siens assuré pour longtemps « pourquoi refuserait-on à OD religieux le droit de se réjouir de la certitude que ses vœux seront exaucés par la durée de sa communauté. (1) t Ces considéraiioDS furent pour nous un eocouragémenl dofos lea reeberches arides que nous avons fiittea dîna le cartukiire éè Marœuif .

A partir du quinsièane siècle jusqu'à la fin du dixseptième 4 l'histoire de Tabbaye est presque stérile par suite de la perte (fàtWe &i de ses archives. Il

(1) Tableau des loslilutions et des mœurs de l'Eglise au moyen-âge, particulièrement au Xlll** siècle , sous le règne du pape innocent III , par Frédéi'ic Uurter, traduit de l'allemand) par Gohem, tomé H , pâge

Digitizea b^C^ <i \ g/e

Doas a faHu combler ce vide par le rccit de quelques faits qui intéressenl la ville d-Arras et les caotons qai ravoisineot. Nous avons puisé aussi dans l'histoire de Dom Gosse diverses particularités qui iaté*res&eut Tiostitut d'Arrouaise auquel était affiliée la maisoo de Marœuil. Ou verra cette cougrégalioa prendre, au douzième siècle , de rapides accroissemeots, puis s'éteindre au seizième par suite des malheurs multipliés qui pesèrent sur la contrée. Et , chaque monastère , reprendre ensuite une vie nouvelle , â l'aide de la paix , sous la juridiction immédiate des évéques.

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