CHAPITRE XL
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en 1792.
Pierre Leroy, chaDoiae de St. -Victor de Paris, abbé du àloat-St.-Ëloi depuis 1 654« obtint de la relue GaiheriDe de Médicis, par le crédit du cardinal Hazario, un brevet daté du 20 juin 1556 (1) qui l'autorisait à tenir en commande l'abbaye de Marœuil. IVeut jours après « Philippe IV, roi d Espagne , nomma à ce même bénéBce Nicolas de la Tour , chanoine régulier de l'abbaye de Cisoing. Mais comme Ârras et ses dépendances appartenaient à la France par droit de conquête, il ne'put se faire installer. Durant ce conflit . les vicaires-généraux du siège épiscopal vacant se chargèrent de la direction des religieux qui , du reste, étaient rédmts au nombre de trois. (2)
(1) Archives départementales.
(2) Promenades archéologiques sur la Chaussée Brunehaut, par M. A. Terninck , p. 92.
Digitizod
Ën prenaot possession du monastère, l'abbé du Mont-St.-Éloi avait promis d'en relever les ruines, mais il n*eD fit rieo. Après la paix des Pyrénées en 1659, Nicolas de la Tour lit valou' ses droits en vertn des clauses du traité qui concernaient les no«* miualiGus aux bénélices ecclésiastiques faites , durant la guerre, par la cour d'Espagne. Les procès mus entre les deux compétiteurs cessèrent en 1661, et Tabbé de la Tour se mît en possession régulière de Tabbaye. Il y rétablit la paix et les bonnes traditions religieuses , reçut plusieurs novices qu'il admit à la profession et qu'il anima 'd'un si bon esprit que quatre d'entre eux flirent dans la suite appelés comme abbés dans diverses maisons de Tordre. Nicolas de la Tour mourut au refuge d'Arras, le 5 mai 1667, à Tâge de 67 ans.
Il fut remplacé le 16 octobre suivant par le prieur du monastère Joseph du lloussoy, déjà cher aux religieux par les soins qu'il avait pris pour assurer la conservation des biens et des privilèges de l'abbaye. Aussi long-temps que sa santé put le permettre , it s'appliqua i la restauration du monastère , mais une longue maladie à laquelle il succombât le 99 novembre 1675, l'empêcha de réaliser le projet qu'il
avait conçu de rétablir la commuDauié à Marœuil. Il y avait alors ODze religieax.
Louis de Bresson , né à Lille , était receveur de Tabbaye lorsqu'il foi nommé par brevet de Louis X(V, le 7 Janvier 1G7G. L'année suivante, il prêta sei*ment au ebapitre d' Arras. Trois ans Tni suffirent pour rendre habitable la maison de Marœuil , entièrement ruinée par la guerre et Tincendie. It quitta donc , en 1679, le refuge d'Arras et se fixa dans le monastère avee sa communauté ; mais cette année là mède , un nouvel incendie causé par Timprudenee d'un domestique , endommagea les récentes constructions encore couvertes de chaume à l'exception, toutefois, du quartier destiné aux religieux. L*abbé Bresson trouva moyen de tout réparer, et s'occupa ensuite de la reconstruction de l'église.
Le refuge d'Arras fut aussi reconstruit en partie par les soins de cet abbé. C'est la ftçade qu'on voit aujourd'hui encore dans la rue du Vert-Soufflet.
En 1702, il demanda de concert avec les abbés d'Arrouaise, d'Hénin-Liétard, de Choques et de Doudeauvîlie » la faculté de rétablir les assemblées générales au chef-lieu de l'ancienne congrégation , dans 1 intérêt de la conservation de la discipline
monastique. Cette démarche , faite auprès du roi - Louis XIV, deaieura sans résultai. (1)
L*abbé de Bresson termiaait, en 1709, les lieux ciausUaux, lorsque le 1^^ mars les alliés contre la France au sujet de la succession d'Espagne, étant venus incendier les faubourgs de Ronville et de Ste.- Catherine , il crut devoir transporter en toute hâte , au reluge, le corps de sainte Bertille , et s')* rcnlermcr avec ses religieux. La JiseUe ijui eut lieu cette année occasionna une contribution en grains bur les abbayes. (2) •
L'abbé de Bresson mourut au refuge d'Arras, le 26 octobre 1712; son corps lut transporté à Marœuil où on l'inhuma dans le chœur de son église tlu côté de l'évangile.
Bernard Vanakre« de Lille, prieur du monastère « devint le quarante-quatrième abbé de Marœuil par brevet de Louis XIV du 21 décembre 1712, (3) après avoir été unanimement élu par la communauté. Il mourut le 18 mars 1717 , à l'âge de 60 ans. Son épitaphe qu'on lisait sur son tombeau dans l'église
(1) Histoire d'Arrouaise, page 531.
(2) Archives départementales, (5) Ibidem.
abbatiale, rappelait sa charité envers les pauvres, sa profonde humilité , la douceur de son gouvernement , le zèle qu'il déployait pour procurer la gloire de Dieu , son assiduité aux offices du chœur, et son goût très-prononcé pour les observances régulières. ' Charles Bayart, né à Camblain-I*Abbé , d'abord receveur, puis maître des novices, ensuite prieur . ^du monastère, n'obtint du gouvernement que le 5 octobre 1718, ses provisions à l'eilet de prendre possession de Tabbaye , quoiqu'il eût été canoniquement élu, immédiatement après la mort de son prédécesseur. Le duc d'Orléans, régent du royaume, prétendait nommer de plein droit, sans avoir égard aux clauses du traité des Pyrénées qui autorisaient les abbayes d'Artois à présenter au roi trois candidats en cas de vacance. Mais Louis XV devenu majeur , ' eut égard aux représentations des religieux; et nomma Charles Bayart qui était Tun des trois élus. Il fut bénit à Arras, dans la chapelle de l evéché, par François de Walbclle , évéque de St.-Omer.
Le souverain pontife lui accorda la tàculté de porler la crosse et la mitre. Il était, en effet, le seul des abbés de la province qui ne jouit point de cet honneur.
Le nombre des rehgieux s'éleva de son temps à
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dix-huit, y compris ceux qui desservaient les prieurés-cures de Noyelle-Godaut , de Sombrin , de Btavincourt et de Marœuih
Ce prélat mouiul au refuge d'Arras, le 18 juin 1743, (1) après avoir bien mérité de la commuoauté. Sous son adminislralioa , le monastère fut eotièremeat clos de murs; cette clôture qui existe encore en grande partie , renfermait au-delà de six hectares de terrain.
Le revenu net des biens fonds et dîmes n excédait pas six mille livres à la mort de son prédécesseur ; il les fit augmenter d'un tiers environ. Ce progrès dans les produits de Tagricuiture provient évidemment de la paix dont jouit la province pendant le règne de cet abbé. Ces biens et dîmes tels que nous les trouvons analysés dans 1 inventaire, produiraient actuellement plus de cent mille francs de revenu.
Le 11 juillet 1745, Vindicien Uoussel abbé du Mont-St.-Ëloi , de la Roque lieutenant du ^oi , et du Moulin procureur faisant par intérim les fonctions d'intendant d*Artois« se rendirent à Marœuil en qualité de commissaires pour présider aux. élections. Dom Williard « né i Arras , prieur curé de Marceuil ,
(1) Arcbives départemealales.
eul la majorité des suffrages et fut agréé par Louis XV ver» ia fm du même mois. Il reçut ea jauvier 1744 la bénédiction abbatiale, dans la chapelle de révéché d'Arras , de Mgr Bagliou de ia Salle.
Elu la méine année député ordinaire des Etats d'Ârtois , il fut envoyé en. cour au mois de mars . 1746 avec le vicomte de Fruges pouf la noblesse, Bi Lagneau avocat pour le tiers état , à l'effet d'obtenir la Gxation des limites de la province contre les fermiers généraux.
Nous n'avons pu découvrir la date précise de la mort de cet abbé ; mais nous le trouvons remplacé le 2o janvier 1757 par Cbarles Blanchard, né à Arras ^t religieux profès de l'abbaye. U ne reste que peu de documents sur son reijuc qui dura jusqu'en 1788. Il édifia « vers 1767, le quailier abbatial « aiyour** d'hui converti en maison de campagne.
U fit procéder, en 1 785 • à l'ouverture de la cbàsse de sainte Bertille. M. iMoreau do ia Grave, docteur en théologie de l'Université de Toulouse, chanoine d'Arras, vicaire général et oiBcial du diocèse, se rendit à l'abbaye, accompagné de l'abbé Mercier, secrétaire général de l'évéché. Le procès- verbal de cette visite qoe nous avons sous les yeux , constate
qu'on a trouvé alors la charte rédigée en , par PoQtius évèque d'Ârras« et que le reliquaire contenait le chef elles ossements de la sainte tels qn'tls se trouvaient énumérés dans cet acte, (i)
Le village de Marœuil a conservé le souvenir des vertus de 1 abbé Blancbard. Il s était acquis Testime et la vénération des habitants au milieu desquels il opérait beaucoup de bien. Ce prélat mourut en janvier on février 1788 dans un âge très-avancé.
U eut pour successeur « Dom Ëloi-Fidèle-Joseph Dorlencourt, qui fut le quarante-huiliénie et dernier abbé de Marœuil. Né à Anzin en 1 750 « d*une honnête famille de cultivateurs , l'abbé Dorlencourt se fit remarquer dès sa première jeunesse , par un goût prononcé pour l'étude et les exercices de piété. Il dut ces heureuses incUnattons à la présence des pères jésuites qui avaient, dans le lieu de sa naissance « une maison de campagne. Après avoir reçu au sein de sa famille les premiers principes de la langue latine , il entra dans le collège que ces pères
(i) L'authenticité des reliques de sainte Bertille, fut reconnue de nouveau en 1855, le i S septembre» par N« Herbet vicaire général d'Arras.
dirigeaient à Arras; et quaod il eut terminé ses humanités , il se fit recevoir dans la maison de Marœuil. Ses directeurs remarquèreut eu lui pendant le noviciat une grande douceur de caractère , et une parfaite rectitude de jugement; et, à peine, était-il profeSt qo*il devint le modèle de la communauté. Les religieux jetèrent donc les yeux sur lui. Après le* dépouillement do scrutin , sa surprise fut égale à sa douleur; car malgré l'unanimité des suffrages , il ne pouvait se consoler , prévoyant les difficultés sans nombre qu il aurait à surmonter, à une époque où déjà Khorizon politique se chargeait de nuages qui , chaque jour , devenaient plus menaçants. 11 fut bénit dans la cathédrale d'Arras par M. de Conzié. Cette solennité , la dernière de ce genre qui eut lieu dans Tantique basilique de Notre-Dame « se fit avec la plus graode pompe. Tous les prélats de la province avaient voulu y assister; on y compta onze mitres. Les notabilités civilés et militaires avaient aussi pris part cette cérémonie.
Son administration bxi celle du meilleur et du plus tendre des pères. On racontait encore naguère» dans c yiUagc de Marœuil , des traits touchants de son inépuisable charité. C'est ici, disaient les anciens de
ce lieu , qu'il se prumeoaU pour trouver occasion de distribuer ses aumônes aux iodigents. Ce fut là qu*uQ jour il abaûdoaua une partie de ses vètemeots pour en couvrir un pauvre lazare. Les malheureux ne frappaient jamais en vain à la porte du monastère.
Malgré cette sorte de profusion à Tégard des pau* vres, Tabbé Dorleneourt sut mettre tant d'ordre dans radministratloQ du temporel de sa maison , qu'il trouva moyen de faire quelques économies qui furent distribuées entre loi et ses religieux avant leur départ pour Texil.
L'abbé de Marœuil avait continué de gouverner sou monastère jusqu'où 1792 , et quoique la tendeur révolutionnaire se lit alors vivement sentir, on eut de la peine à lin persuader qu'il était signalé à la haine des sbires de celte époque , lui qui n'avait yri% aucune part aux affaires politiques , s*occupant uniquement du régime intérieur de aou uionastèie , et du soulagement des pauvres. Quoiqu'il en soit, on préparait à Arras son cachot, et Ton avisait aux moyens de se. saisir de sa personne, lorsqu'un ange de charité, tl^^- Dubois de t osseux, le lit prévenir en toute bâte qu'il était extrêmement urgent qu'il prit la fuite.
Il se dirigea alors vers Tournai ; de là il se rendit à Gand où un respectable négociaot^M. Boulanger^ lûi procura la plus généreuse hospitalité. Toutefois^ le ehagrÎD qa*ii éprouvait dé se trouver isolé de ses frères et loin de son monastère ,* lui causa une maladie qui le mit aux portes du tombeau* A peine était-il rétabli, que le voisinage des armées françaises le coniraigoit de s'éloigner. Parvenu jusqu'à Hildesheim , il trouva un refuge dans la célèbre abbaye de Grandhof où l'abbé lui permit de porter les insignes de sa dignité. Cette gracieuse retraite que lui avait ménagée la Providence , lui procura Foe* casion de lier connaissance avec plusieurs sommités
du clergé français» notamment avec H. de Talley* rand-Périgord , depuis cardinal, et archevêque de Paris, M. Tévéque deSoissoos et plusieurs autres dignitaires. Il eut la consolation de voir arriver dans ce monastère Tun de ses religieux « Dom. Joseph Beaucourt, qui y reçut comme lui l'hospitahié.
L'abbé de Marœoil revint en France après le 4^dneordat» et se mit à la disposition de Ms^ de la Tour-d'Auvergne-Lauraguais, récemment promu i Tévécbé d'Arras. Il avait accepté la modeste suceur» sale de MariBuil , dans le but de se rendre itiie tBx
babitaoli de cette commoDe qui u'avaienl point cessé
• d'être chers à son cœur. M. Tabbé Dubois, vicairegéoérai du diocèse, lui fil observer que l'autorité supérieure ne pouvait soulTrir qu'il exerçât les fonclioDs de desservaot dans un tieu oà il avait autrefois porté la mitre et la crosse. Marœuil d'ailleurs n'avait plus d*église ni de presbytère , et il a fallu , depuis , créer une habitation pour le curé dans l'une des bergieries de l'ancienne abbaye : ce local est devenu fort décent t il est vrai, mais on crut avec raison que Tabbé Dorlencourt ne pouvait Thabiter. Wp^ l'évêque d'Arras le comprit parmi les chanoines honoraires , tesqa'il créa le chapitre de sa cathédrale , le 30 octobre 1802; et le 20 février suivant, il le nomma chanoine titulaire. Le pieux abbé toujours dévoué . d'esprit et de cœur aux intérêts spirituels des faabi* tants de Marœuil , se rendait chaque année an milieu d*ettx, aussi longtemps qu'il le put, pour entendre les confessions au temps de Pâques.
L'abbé Dorlencourt était l'un de ces hommes qui ne peuvent se soustraire à aucune fonction , quelque pénible qu'elle soit, quand il s'agit de prêter secours à l'humanité* Il y avait en lui quelque chose qui tenait de la charité de saint Vincent de Paul. Assuré*
ment, s*il eh% dans TEglise catholique uo ministère qui coûte à ia naiure, c'est celui des prisons. Se trouver eu présence du crime , presser une main qui a fait verser le sang; aller chercher au fond d'un cachot des malfaiteurs pour les ramener i Dieu , telle est la pénible mission d'un aumùoier de nos maisons d'arrêt. Eh bien! Tabbé de Harœuil s'y dévoua lout entier. Les prisons dÂrras regorgeaient, sous Tempire , de détenus , parmi lesquels se trouvaient un grand nombre de déserteurs. Qiaque jour il les visitait pour les encourager et les consoler. De concert avec M^^ d'Âix, qui après avoir été captive ellemême , pendant la révolution , se voua depuis , jusqu'à sa mort, à l'œuvre des prisons, il érigea une modeste chapelle où il célébrait la messe les jours de dimanche et de fêtes. Chaque fois , il adresbail aux prisonoieis une instiuclioa qui s'accommodait à leur situation. Il procura, en outre, à côlé de la chapelle» l'établissement d'une infirmerie, oiiles malades trouvaient, daus les froides et huaudes nuils d'hiver, un lit et du feu. C'était dans cette infirmerie que les condamnés à la peine capi* taie se disposaient au départ pour l'échafaud. C'était de là que le pieux aumdnier partait avec eux pour les
accompagner jusqu*au lieu du supplice. Les babiUDls
d'Arras se souviennent encore d'avoir vu plusieurs fois ce vénérable vieillard , luttant contre sa sensibilité naluielle, pour s'asseoir sur la fatale cliarette, à côté des condamnés » relever leor courage en leur
moutrant le ciuciiiK et leur parlant du bonheur du ciel.
L*abbé Dorlencourt ne bornait point aux prisonniers les consolations de son ministère. Se iaisant tout à tous à l'exemple du grand apôtre, il trouvait du temps pour s'occuper de la direction des personnes les plus recommandables de la ville, et d'un bon nombre de jeunes théologiens du grand séminaire. Ces derniers étaient ses enfants de prédilection. Quand ils étaient promus au sacerdoce, il ne laissait jamais s'éloigner de lui ceux surtout qui étaient moins favorisés de la fortune, sans leur donner quelque gage de son a&ction et de sa générosité.
Lorsqu' advint, en 1814, le gouvernement de la restauration , diverses personnes de tous les ordres reprirent les signes et emblèmes honorifiques de l'ancien régime. Le chapitre d*Arras réunissait alors quatre abbés réguliers^ savoir : deDommartin, de
Marchiennes , d'Baacourlel de Marattil. Ils obtinrent
rautorisaliûQ de reprendre la croix pectorale qu'ils n'avaient point osé porter sous Tempire. I^a révolution • en efiet , avait bien pu anéantir nos anciens monastères; mais ses violences n*avaient pu s'étendre jusqu'à effacer l'espèce de caractère qu'avaient reçu les abbés dans leur bénédiction. Ces hommes vénérables reparurent donc, à la grande satisiaction du chapitre et des fldèles , avec la croix d'or pectorale et l'anneau abbatial.
Il est digne de remarque, que dans l'Eglise calholique, les honneurs et les distinctions viennent souvent trouver eeux qui ne les reclieicheut ni ne les désirent. L abbé Dorlencourt qui se serait contenté de la succursale de Mai œuil , vit venir à lui toutes
les dignités capltulaires et diocésaines. Nommé suc-
cessiveuieiil grand pénitencier, doyen du chapitre et vicaire général, il se montra toujours dans ces charges diverses, un homme de paix et de bon conseil.
En qualité de doyen du chapitre , il officiait à la cathédrale aux principales fêtes de l'année. On ne pouvait voir à l'autel ce beau vieillard , sans se sentir attendri el pénétré. Mais Dieu avait montre assez long-temps à la terre ce modèle des bons prêtres. Il
voulut l'appeler à lui sans lut foîre sobir les infirihités de la vieillesse. Trompé par son excelleate saoté » rabbé de Marœuii ne se ressouvint plus de son âge de soixante-douze aos lorsqu'on lui proposa de tiaiire une procession du saint Sacrement dans la paroisse d'ËtruQ « au fort de Tété et par une chaleur excessive. II en ressentit une telle tatigue que, rentré à Airas, il se mit au lit pour ne plus se relever. D mourut le 18 août 1822 après avoir reçu les sacrements de FEglise avec les marques de la piété la plus vive.