‹ Histoire de l'abbaye de MorimondChapitre 50 sur 55 · Fr. Chrysost. Henriqaes · texte numérisé non relu

Fr. Chrysost. Henriqaes

calM. Noos avons cité dans le cous de Touvrage la plupart des déereCi des

cbapitres généraux à ce sujet, et les actes de juridiction.

(1) Le prieur administrait Tordre au spirituel, marchait Tégal du grandmaître, avait le droit de se servir d'ornements pontificaux, de la crosse, de la rniue, de l anFieau dans les Cérémonies, de conférer la tonsure et les ordres mineurs à ses clercs et chapelains; etc.

(t) Sa nomination, Mte par le pape Pie V, parait avoir été ratifiée par Tabbé de Uorimond. Les suivants ne purent prôidre possestion, quoique nommés par Psbbé de MorimoDâ.

La milice possédait environ cinquante-six commanderies, seize prieurés, dout la plupart étaient des maisons conventuelles , et les autres de i nniples aires, qui ne se donDaient qu'aux chapelains de Tordre ; elle | jouissait des droits seigneuriaux dans soixante- quatre bourgs ou villages.

Uhabit de cérémonie des chevaliers était un grand manteau hlanc, sur lequel il y avait, du côté gauche , une croix rouge fleurdeliséf». Ils avaient pour armes la croix de Tordic , qui est de gueules en r-hamp d'ai'geni, avec deux entraves de sable au pied de la croix.

La plupart des autres ordres militaires d'Espagne s'étant rattachés à celui*d, comme nous l'avons vu, ils en recevaient le mouvement et la vie tant au spirituel qu'au temporel; de fiiçon que Jlorimond, par Calatrava, étendait son empire et son influence sur presque toute la chevaleiie espagnole et portugaise.

De juridictione abbcUum Morimundi in MUitia Àlcantaremi

et ejus exercitio,

I*. — Anno 1257, m calendas augusti, buUa Alexandri IV, S.-P., ad abb. Cononem , ut moneat magistrum Garsiam Ferdinandum se sub obcdientia capitiili generalis et visifatioue abbat. Morira., ex iostitutione istius ordinis, cuiibtiUaum esse ( lrc/iît\ Morim,, arcul. 1).

2**. — Cum lis gravis inter Alcanlarenscs moveretur, anno Idld, Radericus Vasquez, magister, ab ejus temulo Suerio Pères obsessus, dam aufugit et générale capitulum Cistercii adiit, coram eo suss depositionis causam prosecuturus. Remittlturad abbatem Morimundi, ut ad legitimum et immediatum superîorem, a quo coram vocatis et auditis accusatoribus , prima senlenlia tirmata est {Annal. cisU, Séries prœf. Alcantar.f t. i, p. 573).

3*. — Anno 1335, cum plures pseudo - magistri inter se concertarent, rex Alphonsus, ut schismati obviaret, vocato iterum abbate Momundl atque associato magistro Calatravœ (quo mutuo sibi jura qus uterqne habébat suffhtgarentur ), visitationem adoriri jubet, misse eis j exerdtu oopioso, per quem haberent secularis brachii auxilium (^nti. j M., Ser, prœf. CaHair,, p. 574;— iircftf». Morim., arcul. i). i

4*. — Anno 1345 , abbas Thomas de Homanis vocatur in Hispaniam

ai pnasideat electioni magistri Petro n snocessari (foM. Morm., aà aon. 1346).

5» — Certum est Pium 11, anno 1463, providisse ut Joannes, tune Morirmuulcnsis abbas, et ejus successores, visitatores, rcformatores, militiaruni,magistioium et commcndatariorum Âlcantarœ, cum simili potestate quam super magistro et militia de Calatrava babebant, oonsti* tuerentur {In ftriviUgm Àlcmtarw, fol. 79, n. 1).

6^ — Anno 1474, Himbertus de Lona visitât Alcantaram, ut patet ex Tabtdis Morim, ad hune annum, et ex Série Mat Morim,

7*. — Joannes magister, ne militia observantiœ jacluram patei etur 8ub seculari ferula , innovationem lilterarum Pii II , quibus abbatem Morim., Joannem et successores ejus, visitatores, reformaloresque ordiuarios Alcantarae consiituerat , innovari ab Alexandre VI curât sequenti anno, super quo litteras ejus impetravit , datas Romtt yi idus januarli , anno 1493.

8*.— Binse epistole Caroli V, quarum una, data Toleti xi februarii 1526, petit suppliciter ut abbas Morim., cum ipsius cubiculario domino de Laxau, milite AlcaïUajiC di.>ponsare vclit, ut annuiu piobationis in curia extra convcntuin prœstarc possit. In ea abbas Morim. dicitur pater Alcantarœ et caput ex arUiquis institutis. In secunda, data GranatSB die xvni junii 1526, imperator poscit ut idem abbas soUta pietate. in hune ordinein,eujussupremunt caput existit, cum ejus primo cubicula* rioCarolo de Popeto, dispensare dignetur, ut professionem suam regularero in curia facere possit (Archiv. Morim. , apud Galvomontem, et in Ann, cist., t. i, Séries prœf. Aie,, pp. o83-84).

I/ordre d'Alcantara disposait de 37 oommanderies et était seigneur de S3 bourgs ou villages en Espagne. Outre les trois vœux de religion, il en faisait un quatrième , de soutenir et de défendre Fimmaculée Conception de la sainte Vierge.

De la juridiction de Morimond sur la Milice du Christ en Portugal,

1319. — Bulle de Jean XXII, du l i mars < 31 9, établissant la milice de J.'G. et la soumettant à la règle de saint Benoit et aux constitutions cisterciennes de Calatrava, avec les mêmes privilèges.

Don Nugno Rodrigues, 6* grand-maître, consulte Tabbé de Mori* mond sur la translation de la mOice du fort de Gastro-Biarlno (diocèse de Faro) àThomar , près de Santaren {Archiv, Morim,),

1330. — Renaudt abbé de Moriniond , est délégué par ie chapitre général de Citeaiix pour visiter la milice du Christ ( Chartr. de Morim. ).

1433. Le pape Eugène IV charge Tabbé de Morimond de visiter les milices dsterdennes en Espagne el en Portugal ( Chorfr. de Marim,),

1449.*— L*inliuit don Henri, frère du roi Edouard, soumet un projet de réforme de la milice du Christ à Tabbé de Morim.

1 455. — Calixtc III ordonne à Tabbé de Morimond d'examiner i'aiiaire du grand prieur de Tordre.

H58. — Pie II soumet imniédiateinont l'ordre du Christ à Tabbé de Morimond parla bulle que nous avons citée pins haut. — L^abbéHimbert de Losne visite cette milice en vertu, de ces pouvoirs.

Cet ordre jouissait de 4S0 commanderies en Portugal , en Afrique et

dans les Indes orientales, et de plus, de quinze cent mille livres de rente.

MUie» de Mùn$e$a,

Nous n^avons retrouvé dans le Chairt$ier àe Morimond que la bulle de Pie n et la visite d'Himbert de Lom.

De juridictione Morim. in MUitia Avisiensi,

Fundaior Alphonsiis 1, Lusitanise rex.

Institutionisveiutauctores fuereB. Joannes Zirita Guiscardusque, monachi Taroucenses sub régula Cistercii et obedientia abbatis ejusdem monast. (ReguU Avis., c. 2).

Gundisalvus II, magister, tenellam et infiimam adhuc miiitiam flo- . renti jam militiœ Calatravae ultro subjicit , drca ann. 1202, et atone didtur de ordine Galatravœ.

Abbas Horimundi delegatur ad susdpiendum jutamentum magistri Ferdfnandi H, cognomenfo Monteyro, ann. 1220 {Àrthh. Ifortmuml.).

Habuit militia Reginaldum,abbatem Morimundi, ut visitatorem etreformatorem, ut patet ex Régula, c. 8, ciica 1332.

Ejus visitationem Plus II abbati Morimundi specialiter injunxit, anno i460. — Dicitur Tisitata ab Hîmberto de L<ona, hoc anno; à Guilielmo 11, 4468 {Archiv, Morim., Calvomont.).

Page 192. Deux de ces corps saints » elc

La manière dont ils furent découverts cul le pias grand retentissement, et nous explique réclal ci la pompe (jui accompaji^nèrent leur translation. Un habitant de Cologne, ayant fait constniue une écurie dans un des faubourgs de cette ville, y fil conduire son cheval ; à peine cet animal, ordinairement très-doux, eut-il mis le pied dans cette écu* rie, qu'il fut saisi d*un violent vertige, se cabrant, hérissant sa crinière, écumant de rage, battant et creusant la terre de son pied ; et il était impossible de rapprocher et de le calmer. On put cependant le mettre dehors; et aussitôt il fut abordable et tranquille. On le fit rentrer, et il redevint furieux; on essaya plusieurs fois de le faire entrer et sortir, et à chaque fois le même pliénomène se présenta. On soupçonna qu'il devait y avoir là quelque puissance cachée; on creusa sous le pavé de Tëcurie , et on découvrit des ossements bien conservés, exhalant une odeur suave, et que Ton reconnut être ceux ou de sainte Ursule, ou de quelques-unes de ses compagnes. — Voir AnruU» dslero*, t. a , ad ann. 1163, p. 379.

Page 21 S. — Ce fiit diaprés ce plan et dans cet esprit, etc.

Les moines de Morimond affranchirent par eux-mêmes ou ûrent affranchir environ une vingtaine de villages; la liste que nous en avions dressée avec les Pièces justificatives ayant été brûlée par accident, nous craindrions de la reproduhre d*une manière ineiacte, aidé de nos seuls souvenirs.

Nous avons lu attentivement les savantes recherches de Bréquigny, de HM. Guizot, Augustin Thierry, Tailliar, sur rétablissement des communes; eh bien! nous Tavouons franchement, ces auteurs, qui ont retracé avec un talent si remarquable , une érudiUon si profonde , une critique si éclairée, les causes, les éléments et les consé(juences de cette immense révolution , n'ont pas également réussi à déterminer quelle institution antérieure aurait été le type de Torganisation communale. Pour nouf, après avoir étudié sérieusement la question, nous croyons

que, de même que TEglise s'est réfléchie dains la communauté monas" !iquo,la communauté monaslii]ue, à son tour, s'est réfléchie dans la commune civile , avec ses principes constitutifs : le droit d'clcctioa, runité d'administration, Tusagc des conseils et des délibérations, etc.

Si nous n'avions craint de dépasser les limites que nous nous sommes tracées, nous aurions mis en regard deux chartes d'afifrancbissement. Tune de Guy, seigneur de Clément (1347), pour rérection de la commune de Perrusse, et Tautro des moines de Morimond pour réfection de celle de Levécourt. La charte des moines est aussi franchement libérale que le comportaient les temps et les circonstances ; eUe descend de la croix et respire la douceur et la charité de celui qui est mort pour tous et en pardonnant a ses Ijourreaux. On peut répéter, après l'avoir lue, les paroles du Sauveur: « Vous ne serez véritablement libres que quand le Fils vous aura allranchis. — Si ergo vos Filius libe^ raverit, vere liberi eritis » (S. Joan., c. 8).

Le sire de Clément présente sa charte en barbare, au bout de son sabre et de sa lance : les taxes, les oonrées , les charges et réquisitions nous ont semblé encore intolérables. Quant aux peines et aux amendes, il est dit : CM qui causera du dommage aux firopriMés d^ autrui nmdira la val/eur du dégât, puis payera au seigneur cinq sous tournois ; s'il ne le peut, on lui coupera une oreille. Pour avoir fait usaue de fausse mesure, rainuride sera de 25 sous tournois, ou la main coupée, à défaut de pouvoir payer. Pour ce qui regarde le duel judiciaire, le champion qui combattra pour un autre aura le pied ou le poing coupé s'il est vaincu, pouroehu toutefois que li roi s'y consente; etc. (1).

Nos moines conservèrent le scabinat de l'époque carlovingienne ; réchevin de la commune monastique cumulait, comme autrefois, les fonctions judiciaires et administratives; il devait s'aider des conseils d'un certain nombre de notables ou d'anciens de la localité. Le plus souvent, dans les petits villages, il n'existait qu'un seul échevin; dans les bourgs, il 7 en avait quelquefois plusieurs , dont un prenait le titre de grand échevin ou mayeur (2).

(1) Voir aux Archives de Chaumont la charte d'affranchi??emrnt de Clémont (12481, renfermant à peu près les mêmes conditions que celles que nous avoDS^ rapportées , et commençant par ces mots : Nos Simon, Donwms Clari-

(S) Echevin, en latin seabimts, seabineus, du théothiaqœ skapehsf skafène, qui signifie créé, constitué, Voyes, sur raifiraiichiflsanient oomnninal : Bréqtii*

Page 217. — Il arriva en peu de temps qu'il y eut dans chaque village m nombre aussi considérable de décimaieurs que de cultivateurs.

11 y en avait quinze à Brevannes, dix à Dainblain, huit à Levécourt, sept à Meuvy, cinq à Bassoncourt, etc. Les moines, par achat, par échange, à charge de services funèbres, par mode de restitution ou par donation, furent bientôt seuls dédmateurs. Ainsi, pour n'en citer qu^un exemple, ils achetèrent la 6* partie des dîmes de Bourbonne, de Guy de Bouriionne (1257) , pour 160 livres tournois langoines; ensuite les droits de dame Aglantine de Tyvct pour 28 livres idem, ils échangèrent avec Simon de Clémont (1180) la 7« partie des dîmes grosses et menues de Bourbonne, contre des prés à Audelnncoui t, Jean, sire de Choiseul et d'Aigrement , leur abandonna ses piétentlons pour nn sei'vice funèlire (1259) ; Guy de Damraartin, les siennes par qnic- Umcê des dommages causés par lui ou ses ancêtres à Tabbaye de Morimond ; enfin, Jean de Tréchâteau , en 1242, leur ût une cession pure et simple de la iO* partie des dîmes de Bourbonne, auxquelles il avait droit par Alix de Choiseul, son épouse*

« Domini de Caseolo contulenmt Norimundo décimas vél partemdedmarum de CoUumbeyo , de Fraxineto, de Bovrennis vél Beverennis, de Bassonts-Curia, de Salxures, de Casvis vel Chasoez, de Linesole, de Mosae-Vico, partim cum Clemcnlia , filia Simonis de Poleyo (1300) ; Guilleimus de Montioiaco (1266), Giufriiius et Antonius de Molano partem decimarum de Molano et de ilavinno-Fonlc (13oO-io21).

a Décimas de Domno-Benigno (alias Dambelay) coutulerunt : Wienot de Aureliani'Domo (1254) , in prœsentia Joh. de Tanes, archidiac. Bassigneii ; domina Bonior de Columbeyo, in pnesentia Gerardi, decani cfaristianitatis de Bassbiyeo, et Guidonis, curati de Golombeyo (12S6); Baudellus, armiger de Ravinno^Fonte, cum UTore sua Agnete et liberis

gny, Recueil des Ordonnances des rois de France, t. 11 , préface; — Guizot, Cours d'histoire de la civilimtion en France f 1829-1830), 16«, 17«, 18«, 19« leçons; — Augustin Thierry, Récits des tcmys Mérovingiens, précédés de considérations surrhistoire de ïîrance; Paris, 1840; — TaiUiar, Ik Cafihinehitse' ment des communes j etc.;l vol.in-S^, Cambrai, 1S87.

4fl0 —

suis Elysabeth, Videlic, Adeline et Florete , in prmsentia Dominici vicarii de Ravin iio- Fonte (1257); dcindc, Joannesde Caâeolo et Gerarditf, miles de Merrey (1256), idem fecerunt.

« Domini de Claromonte, de Bolmonte, et alii toparchœ : décimas de Levicuria (alias AUevercuit), de Willercurt, de Deuncnrt, de borgo S.-]fla£iœ, de Romanis, de Goneincurk, de Bolmonte, de Guppa, de NoTO^Villaii, de Glincampo, de Orzeriis, de Mansionis^Cella, de Scotis, de Smfef, de Errondiort , de Islodio, de Germani-Villario, de Giifiney, de Campenueles, de Semmerecort ; insuper Olivierus de Claromonte et Odo de Orges allodium suum et décimas de Rangiscurt (il44-i liiO).

c Domicelli de Martiuiaco ; décimas de Vrecort, de Suivilla, Barl)envilla, etc.

Domini de Novo^Castro et alii plures : décimas de Cozeio, de Rousseaz, de Pompières, etc.

ic Ex BeUibgo habuenmt décimas de Montiniaco, de Bona-Guila, de Galfor, de Spinante, de Ugna-Guria (alias Lineoort), de Forfiliero, de Nalero, de Domno-Blartino, de Ranseneres (allas Ranzeries), de kmoort, de Poleyo, de Bello-Garpino, de Vesignies, de Vileries^

« Domini de Fisca ; décimas de Fisca , de GoDCoit et de Eschalbrooe (alias Ëschalvanes). »

Page 219* — Plus de vingt moulins sur la Meuse» etc.

1* Sar la lieuse : Moulin de Meuse (de Muese); de Germenne, entre Damfkl et Lénizeul; de Levécourt, de Haréville, de Neofehftteau.

2** Sur les riiissc.iii^ des étangs ; Le moulin de rHuilerie, le Grand- Moulin, le moulin de Bonnencontre, du Chesnoy {de Casneto), de Coloml)cy, de Brevannes, 1(S deux moulins des Gouttes, de Belfays, de TEtang-de-Lavilleneuve , le moulin-à-vent de Genischeaux , le moulin de Fraucourt; le moulin de La Planchotte, entre Blevincourt et Rosières.

3» Sur la rivière d^Amonoonrt et de Bourbonne : Le moulin d'Arnoncottrt avec son battoir, deux moulins à Bourbonne, le moulin de FTesne.

4* Sur la Moselle : Un moulin entre Remiremont et Cpinal, un autre

au-dessous de Toul, le moulin de Mofen-Vic, sur la Seillc; le mouUD

de Pompièreà (Vosges), eii-dev<i de la Moselle.

5* Sur la Saône : Le moulin de Scey-sur-Saône.

Les moulins du Bassigny qui appartenaient à Iforinumd étaient Cûnfiés à des frères meuniers, sous la direction et la surveillance d'un frère oonvers qui prenait le titre de maître des moulins de Moiîmond (magister molendinùrum Mofimmdi, ut patet ex schedula Reyneri de Acrim. ,1198).

Page 219. — La banalilé des trois fours» etc.

Nous pouvons nous liùre une idée de la valeur annuelle de' chacun de ces fours par celui de Seroconrt, qu'Isabelle, dame d'Aigremont,

donna aux moines avec les rentes qu'elle y avait; ce e$t à savoir : dixneuf fuaces , quinze gelines et un porchot à la Nativité de N. S. J.-C. A la Pasche, huit gelmes , et avec chaque grltnc 15 (nifs; à la fête Sainct- Pierrê d^aoUt, dix gros d'esUmneins , et à la SainU-Martin 28 poucins.

Ibid. — Des maisons dans plus de douze villes, etc.

A Langres, Dijon, fieaune, Neufchàteau, Bourbonne , Toul , Metz^ Trêves, Cologne, Breslaw, Varsovie.

Dxd. — Douze granges, etc.

Vaudenvillers, Grignoncourt , Genischeaux, Fraucourt, Les Gouttes,

Granrupt, Morveau, Dosme, Monl, liapescharnp, Andoivre, Angoulaincourt; ils y ajOLitèrent plus tard la métairie de Villers- Fontaine, pr^ de Liûbl-le-Petit ; iâOQvilie et Beikys.

Page 224. — Le sol était devenu marécageux, les prairies de la Meuse ne produisaient plus que des joncs » etc.

Cest ce que prouvent les donations £ûtes à Morimond au i'I* et au 13* siècles,

Digiiizeu by <jOOgIe

1151. — Cono de Caseolo dat ecdesi» Morim. qnadiaginta ja^en terr» palados» et incults, inter gnuigias de Gattis et BoTrenoara.

il71. — Simon de Claioinonte ooncedit salioetnm suam juzta Willeenrt.

H7?. — Oiduinus et Hugo, nepos ejus, presbylcri de Wilcurt , tradiderunt fralribiis Morim. doscrliim quoddam ad pratum faciendum, per m anus Pétri Leudidrum episcopi, tcsUbus BartholonMeo, sacerdolt de Grifiney, et Stéphane , sacerdote de Romanis*

Eodem fere anno, Barthobnueus de S. Paolo obtulit Deo et eoderis Horim., flnibus Odeloneort, quadiaginta jugera terne ad prala 6denda.

iiSO. — Rayoardus de Caseolo dédit juncelums uum prope Leveacort.

1198. —Reincrus Acrimontis concedit Morim. locum dictum de Ro- 80ia ad pratum faciendum» juxta molendinom de Roseriis.

1200. — Simon de Claromonte dat medietatem lod didi Yenray de Dardni , ad prata focienda; etc. , etc. , etc.

Page 237. ~ Les populations s'éloignaient de ces Irist»

lieux, etc.

Les Vosges étaient encore presque entièrement désertes au 7* et aa 8* siècles (Noirot, TrcdU dft la Culture des Forêts^ p. 125). Les populations n*y pénétrèrent qu*à la suite des moines» dn 11* au 12* sièdo.

Page 240. — Les Vandales du XIX* siècle» qui les ont

essartées, etc.

Si nous en croyons le marqins do Mirabeau ( Théorie de l'Impôt), h France possédait en 1750, 17,000,000 d'hectares de forêts; aujourd hui elle n'en possède qu^environ huit millions et demi d'hectares. Le Basjiigny a perdu en 60 ans moitié de son sol boisé. On a cm mieux îùn que les mohies» et il en résulte qu'à cette heure Vagriculture est rai-

née par le prix trop élevé du bois de chauiragc et de charonnage , et que Ton fait de tous colés des essais de reboisement.

Ce qui nous manque, ce sont des bois de réserve conune ceux de Morimond , si propres aux constructions uavaics, militaires et civiles : les bois de cette nature importés en France ont figuré en 1841 sur les états dédouane pour près de 38 millions de francs; nous tirons du commerce extérieur pour 6 millions de merrains de chêne; Vimportation du charbon de bols, venu notamment de Belgique et de Toscane « s*élève à 2,740,000 fr. ; nos départements frontières tîrent de Tétranger ime partie de leur bois de chaullage : en 1841, 90,000 stères et plus de 1 ,000,000 de fagots leur ont été fournis par la Belgique , TAUemagne et la Suisse.

Nous engageons ceux qui voudraient connaître Timporlance des forfits dans leurs rapports :

1* Avec ragriculture» à lire : Noirot, ouvrage précité; lames Saint- Hilaiie, Trmiê des Arbres forestiers, in-4« « 1824;~lIaony de Nomay, Le tHfre du Forestier, in-18, 1838; — De Perthuis, Traité de Vaménagement et de la restauration des bois et des forets de la France, in-8', 1803; — Lorentz et Parade, Cours élémentaire de Culture des bois, in-8% 1827;

2** Avec le commerce et la richesse nationale : J.-M. Thomas, Traité général de StaMique, etc., 2 v. in-8% 1840; ~ Baudrillard, Traité général des Eaux et Forêts; — Varennes de Fenllle, Mémoire sur FAd^ nUnUliration forestière, in-8^, 1809; — C. d*0urches,ilj9erpu généraldes Forêts, 2 vol. in-8*, 180$; — Bonard, Des Forêts dé la Fhmee dans leurs rapports avec la Marine , in- 8" , 1 846 ;

3* Avec la tempcralui e e( les phénomènes météorologiques : Duhamel du Monceau, La l'hij.sique des Arbres, 2 vol. in-4°; — Hauch, Annales forestières ; — M. A. Sui rel, Etudes des torrents des Hautes-Alpes, ou Bu Déboiseiiicnt et du Reboisement des Montagnes; — Touvrage du docteur Furster, sur les Causes des inondations, publié après 1840 et

Digitizea by <jOO^te

Page 241. — La disparition de ces grands abris du mpna-

chisme a produit le reCroidisseinent du sol, etc.

Aussitôt après le départ des moines, les révolulioniidires s'armèrent de leurs haches et s'en allèrent abattre les hautes futaies de Morimood ; dix axis après, les pauvres vignerons des villages que nous avons cités furent forcés de prendre le hoyau pour arracher leurs vignes. Le coteau de Bassoncourt, si &Yorableineiit exposé * iat sacrifié comme ks autres.

Page 252. — Ses troupeaux pouvaient errer librement, etc.

Ils avaient le droit de vaine pftture et d'usage sur le territoire des chAtellemes de Choiseul, d'Atgremont, de La Marche, de Weufdiâteau, de La Fauche t deReyod, de Clémont! de Nogent, de Montigny, de Dammartin, de Bourbonne, etc.

Voici deux exemples de cette cession du droit de vidne pftture :

— « Ego Symon, dominus Clariinontis , ante magistrum Henricum de Remis, archidiaconum Bassigneii, concedo fratnbus Moriin., sive in abbatia, sive in grangiis, sive in aliis locis eorura, pasturam pertotam tcrram meam ad susfentationem aniraalium omnium, tam grossorum quam minutorum , insuper usagium in nemorilms meis ad focum faciendum, in Yeurey de Dardni , in fageto Glarimontis, et in Casneto, sive fago et quercu astaote. Volo etiam quod incessum et reditum habeant lil)erum per ommem locum potestatis mess, Ua tamen quod si dicti fmtres vel eorom animalia damnum aliquod &oerent pascendo in pratis vék in segetibus, vel incendendo in nemoribus, dicti fkatres solum damnum sine emenda restituèrent » ( 1243).

— « Raynerus de Bloiidaiid-Foataiia , homo de domino Caseoli , invadiat Morim. pro quadraginta libris stephanieiisibus vanam pailurara in flnagiis vilku ura suarura , de Dayllecort, de Parnoto , de Fraynet , de Arnocort, insuper in omnibus nemoribus dictarum villarum usuaria, scilicet ligna ad £oagium et ad umbraeula suis gregibus iacienda, escepto qpiod in nemoie de DajUecort, quod nomtnatur Defoys, ad nulles suos ufus ligna non suocident » ( 1243).

Page 260. — Le sol se métamorphosait par enchantement, etc.

Nous avons cité, à celle occasion, les noms de plusieurs abbayes de la tiiiation de Morimond, dans les différentes provinces de la France.

Page 264. — Il fallait apprendre aux tribus germaines à défricher et à cultiver, etc.

Nous ne citerons que le témoignage d'un ancien auteur très-digne de fol, Thomas Bozius (De Signia Eccles. , lib. 10, c. 11) :

€ Gertiimest priscis nimirum temporibus Germaniam et quidquid est teUuris supra Rhenum et Danubium omnia (iere Inculta, neque populos operam dédisse agricaltwie , tenramque horrentem ac sterilem fuisse. Sed postquam sedes apostolica misit in ea locamonachos et alios qui gcntcs efferas ad ChiisUim et humaniorera victum traducerent, iique variis in locis inonasteria consUtuei unt , ex eo nihil non fructuum produci scimus ex eis terris. Sic ilaque monacborum, quos nunc impii persequuntur, opéra et industria ûebat ut populi septentrionales addiscerent pietatem , litteras , ipsam de nique agriculturam. »

Quant à la propagation de la foicbréUenne, le même auteur constate que les Cisterciens y ont puissamment coutribué, surtout dans les campagnes : ft Ubet hic admirari providentiam divinam, qua foctum est ut monachorum qui tu silvis, agris et solltudinibus degebant, collegia et instituta latissime amplificata sint, ut vldelicet per eos rustid ad Christ! Hdem [dciiiua pei duci possint. »

Page 285, note 7. — Sont la plus belle apologie de Tétat monastique, etc.

[Ex Malach, Rosenthal et Petro Pazmam, Sinyonens. archiep»)

(( Qui 1 enim, vel ati dspectum jucundius, vel ad securitatem lutius esse potuit, quam videre tôt castrorum acies ordinatas, pro salute Hungariae excubantes, quoi fuero rcligiosorum cœnobia? Hi nimirum oratione, iacrymis, jejuniis et omnibus vilœ leligiosœ exercitationibus, Dei&TOrem impetrabant , iram avertebant , raurum se pro domo Dei opponebant. Ita in pulcbritudioe pacis, in requie opulenta, In prolectione Dei cosU oommorabatur gens nostra. Nunc, proh dolor ! dissipatis lapidibns sanctiiarii, pulsis religiosoram Tironim ezaminibus, destructis monasteriis, migravit una Dei fiiTOr, ac indignatio Omnipotentis Innumeris cladibus, lauto cum seculi Iractu, patriam hanc mersit, el adhuc manus ejus extenta. Rogamus omnes nos, qu-e acl pacem sunt patriae, ac ut juxta dies pristinos fiai nobis » (Append,adMonasLHtmgar., p, 130; Sarto^, Cist, BûterL, p. ii3i).

Page 292. — £a écrivant ces lignes» nous ayons aimé à nous rappeler Alain de LiUe » etc.

Nous n'ignorons pas que les historiens ne sont pas d'accord sur l'époque à laquelle vivait cet Alain: les uns le font mourir en 1203, d'autres en 1294; ce qui ferait supposer qu'il y aurait eu deux personnages de ce nom. Uest certain qu'un Alain de Tlsle « surnommé YUniversel, est mort berger à Citeaux,en 1294, ainsi que l'atteste soa^itaphe, recueillie sur les lieux mêmes par le savant académicien Moreau de Mautour, et reproduite avec le plan deson tombeau, t. 9, p. 193 de VHUioin êt V Académie toyofe des huoript, et B.-L* Âkin y est représenté tenant un chapelet à la main, dans le costume des frèm couTers, et Cuisant paître un troupeau de brebis.

Sarloiiuà {Culerc-BUtert., Cist. docU, 539) ; Fato per puerulum prW'

terlabentis alvei aquas in perexiguam scrobem cochUari sorbillantem , edoctus est in modkamnigmii mortaHs fomUam oceamm TrinitaU» uU' que transfundi non passe.

Selon d'autres, Alain ayant interrogé Tenfont, celui-ci loi aurait donné la réponse du Catéchisme*

Page 307. — Abbaye de Bolbonne.

Les annales de celte abbaye nous fournissent un des traits les plus touchants et les plus beaux de Thistoire de TEglise au i3* siècle. 11 sV git du célèbre comte de Hontfort , (jui , pressé par les Albigeois, Tint, avant de livrer une bataille décisive, se recommander à Bien et aui

prières des moines dans ce sanctuaire:

« Anno 1213, comes et qui cum eo erant venerunt prope quamdam abbatiamCist. ordin., quas dicitor Bolbona, ad quam diversns comes «aster întravit ecclesiam, causa orationis, iit etiam se et sucs oraLionibus monachor. commendare ; et cum prolixius et diutius oi assct, arripiens ensem que crat prascinctus , posuit iilum super altare, diœns : a 0 bone « Domine ! ô Jcsu bénigne! tu me , licet indignum , ad tua pi'œiia ele- « gisti; desuper altare tuum hodie arma accipio, ut prsliatunis pnelia « tua; aie accipiam justitiam prseliandi ; n fadenstiue confessionem , ordinavit testamaitum suum , ipsumque testamentum scriptum et si» gillatum misit ad dominum abbatem Bolbonse , mandans et ordinans quod, si contingeret ipsurn iii belle occumbere, mitterelur Romam prsBnotdtum testamentum et conûrmaretur a domino papa » (t. 4, p. 20, 1213).

Page 311. — Le champ de la science a été culiiTé dans tontes ses parties par nos cénobites» etc.

SER1£S ÂBBATUM KT MONACHORUM MORIMUNOI

QUI DOGTBUfA BT BCftimS OLAaUEADlTT.

(Ex Annalibu» AngeU Manrique, 1. 1 , Séries ablmt Morim.; — ex Garol. de

Visch., Biblioth. script, sacri ordin. Cist., Duaci, 1649, in-4o ; — ex Biblioth. cist. Philipp. Sejîuini, in -fol.; — rx Cistercio-Bistertio, Sartor., Cist. doctî, 539-544; — ex Purpura, Divi Bornardi, in-ful.; — ex Ghrysost. Henriquez, Apparat, ad 3fenofof/. cL^t.: — Bibliothrijue générale des écnuuùts de i'ordre de Saint ' Benoit j Bouillon, in- 4», 4 vol.) (1).

!• Otho Frisingensis scripsit : — 4® lihros septem Chroniconim, ab orbe condito ad ann. 1146 , quibus adjecit librnm oclavum de Fine mundi, Antichrisli pcrscculionc , resurrectione mortuorum, jitdicio ûiiali y gloria bcatorum et suppliciis damnalorum ; — 2** de Gestis Frederici I, imperat., librosduos; — df^ Historiam domus austriacœ;

2* Odo Bassigaiacencis, prior Morimundi» postca abbas Bdli-Prati, eleetus abbas Horim. il 60, scripsit: — i* Expositiones morales et mysticas super diversos textus tam Veteris quam Novi-Testamenti ; — 2* Tractatum praeclarissimum de trinis gradibns qiiibus pervcnitur ad hereditalem saluUs, et ad eam très hierarchias cœleslium spiiituum distincte oporari ; — 3® Sermoncs de advcntu , de quadragesima » de dominicis et festis lotius anni, picTcipiie de festivitatibus B. M.Virginis ;

— 4** Tractatus de traoiîlatiooe reliquiarum sancti Bcnedicti ad nionasterium Floriacense, quos plures aactores ciini laude retulerunt ; — 8* Chnmicorum librum unum ; — 6* de Religione christ, et Judaica, Leone et Odone interlocutorîbus, dialogum ; — 7* de Uailiesi copiosas et doctas dispotationes ; — 8<* de AnalyticisTeinariis librum unum ; — 9* de Analylicis numeromm librum allerum; — 10** de Significaiionibus nunK^rorum librum unum; — 41° de Fi^îuris numerorum libr. unum; — 12° de Liborîs appelldlionii)Us libr. unum; — 13° de Mysteriis figurarum libr. unum ; — 14° de Regulis gcnerationum libr, unum ;

— IS* de Cogoliionibus et inleiprctalionibus numeror. libr. uuum ; —

(1) Nous avons pu nous procurer ançsi la Bibliothèque des e>riiain$ eMtre,, de dom Tissier, à la Bibliothèque publique de Lyon» i vol. iu-fol.

W de Significationibus unitatis Uhr. uimm; iV de Rekticnibus et earum myslerîis libr. unum ;

3* Cuido I , abb., plures orationes aote imperatom et In curiis regum habuit, quasrecenset Sartorius {Cist,»Bist,, Cisterc. docti) ;

4® Nicolaus I, abb., scripsit plurcs litteras et codicillos quos Julianus Pàris in suo Nomastico cisterc. commémorât» p. 424 ;

5° Joannes 1» abb., tulit icgoà duodecim capitibus distinctas, sub hoc initie : « Anno inc. Dora . i 283 , nos frater Joannes, abb. Morim., veoerab • coiigi>i^.religios. domus Calatrav», S\m indyt» nostr», penonaliter Yisitantes, subscrlpta ibid. stataimits firmiter observanda i» (hnc insti* tuta extant in regia biblioth. Hi^. et in S.-BartbolomseaSalmanticensi) ;

6" Guillelmus I, abb.» plures leges edidit hispanice sub hoc titulo: « îNos dom fray Juan Ciuilîclm.» abb. de Moiiin. , visitando la casa de Calalrava, nuestra fija, en el anno de la sera de 1342 , postrimero dia del mes de diciembre» mandamos a todos los ft eiks, milites y capeiianos del sobredieho lugar estas nuestras diffiniciones estableinente garden, y firmemeote tengan, etc. » (in xegia biblioth. Hisp. et Sant.* Baffhol. Salmantic.) ;

1* Renaudus (allas Reginaldus, vel Arnoldus)» abb.» scripsit : Vllam S. Glodesindœ et Consliluliones pi o mililibus Calatravae, sub hoc titulo : « Nos dom fray Ainal, por la gracia di Dios abb. de Morim. , visitando la casa de Calatrava, nuestra lija, con consejo del maestro dom Ira) Alonso Ferez e del convento, etc. » (floruît 1332) ;

8* Johaimes Ui, de Martiniaco, professns et abb* de Morim.» sacra theologi» doctor» deputatus totins ordinis ad concU. Constant. îéUi^ in <[uo cum dnobus cai'dinalibus et unoepiscopo examlnandœ doctrinas Wiclefi el J. Huss cum plcna potestate praefectus est ;

9* Johannes IV, de Britania, doctor thcologus, coiidi lit leges praeclaras in villa de Almagr'.»; dcputalur ad concilium Constant., et a Sartorio inter cisterc. doctos annumeratur;

10** Guido 11, abb. Morim., leges promulgavit pro Caktrayenslbns* sub hoc titulo : «t Nos dom fray Guido, abb. de Morimundo, visitando personalmente la cavalliera di Galatrava, a nos y al dicho monasterio sin medio alguno sujeta, ordonamos y mandamos» etc. d (1430);

H" Lambeilus (allas Humbertus» vel llimbertus) de Lona, abb. Morim., scripsit plura opéra, inter qusR profenmtur : — 1° Oratio quam habuit ante curiam romanani pio ordinc cisterciensi resaiciendo; — . 2" Laus vit» monastic»; — 3° Sermo de oontinentia; — 4* de Lan-

guore spiritiiaU ; » ft'deOlficut paatoram;-— ^Tiaditiiide leelioiie historiooram;

42* Johannes IX , Goquey, colleg. parisiensis provisor, sacr» fML

doctor, scripsit plura opéra, qusB rec£nset Philipp. Seguinus m sua Biblioth. cist.;

43** Gabriel de S.-Blin, juris ponliiicii doctor, deputatus cleri Bassi* gniaci ad comitia de La Mothe, scripsit, quoad majorem parlera , lUmun coi titulas : CmOumes du Bassigny^ (bibUoUi. GalvomoDti) ;

14^ Remigius de Braseio, et Claud. Ifasson, abb. Mmim., inter terc dodos a Sartorio annumerantor ;

15* Norimundenses religiosi anonymi plurimi (ex Garol. de Yisch., p. 199): — Unus illorum scripsit super Exodum, cum espositioniba? intcrlineai il)us mysticis et glossis marginalibus; — alii duo scripserunt super Psalraos; — très diversi super Cantica canlicorum; — alius scripto reliquit : Expositiones peregregias et interpretaliooes ia oauMf Epistolas S. Pauli ; adjedt Dictionariam stDgalare rmm aft ^eriioinm obscuriorum, qno poœit textus S. Scriptone darios elnddari ; — alios reliqvit Commentaria perpétua In IV libm Magistri wotentiaran; — quatuor diversi scripserunt Summas quasdam theologiae raoralis et catechisticas ; — octo diversi scnpsw unl Sermones ; — quatuor demqne alii ascetica, scilîcet : !• Marîale, seu librum salutifenim de laudibus B. M. V. ; 2^ de Laude Dei in saoctis ; 2° de Adventu Dom. DostriJ.-C; 4P Dialogum duorum roonadior., sciUcei dimiacensis et dsterc. ;

W Renaldns, Horim. religiosus, scripsit:* 1* Sermones de sanctis et dominids totius anni ; 2° de Adventu et Quadragesima ; ^ a* Sermones et exhortationes ad diverses^ et de yisitationibus monasteriorum ordinis cisterc; — 4*» super plurimos textus sacne Scripturae.

Charles de Visch. cite comme autorité la liste à lui envoyée , le 28 janvier id48, par Tabbé de Morimond « des Mss. de son monastère*

Page 328. Place de Morimond, à Dijon*

Voici quelques pièces concernant la place de Morimond à Dijon : 1« Demande adressée en Fan 1262 par les religieux de Morimond à Guy, évèque de Langres, et àFabbé de Saint-Etienne de Dijon, k Feifet

d*obtenir la permission de bâtir une nouvelle maison sur la place qu^fis ont à Dijon, pour y réunir les abbés de leur filiation immédiatement après le diapitre de Giteaux {Archiv, de iaHauie-Mame, et GaU, Christ., t. 4, p. 818).

2° (1350). Contrat d*amodiation de deux maisons sur la place de Di» jon» à raison de trois feuillettes de vin.

(i 4iO). Contestation au sujet de la rente qui leur est due sur ces maisons.

4<* (1546). Vente de la grande maison de Dijon, divisée en sept corps de logis, avec les clauses et réserves que nous avons dites.

5* ( 1548). Dame Gnillemette lloUerot, veu?e de feu maître Pierre Prévost, lieuteaant-général au bailliage de Dijon, déclare qa^eik a prinséeens perpéluH des vénérabk$ a66és et rdigimao de Morimend une grange oti bergerie assise dans le Morimond, enire Us auires granges et» bergeries appartenant à ladite abbaye ; etc.

6* (1674). Arrcst du grand conseil, qui adjuge aux moines de Morimond la jouissance de dix charges de sel et de quatre feuillettes de vin sur leurs maisons de Dijon; etc. (Extrait des Archives de la Haute- Marne î Archives de Morimond}.

Pages 369*370, note. — Prophéties d*Herman, etc.

Herman, religieux de Lenyn, au 43* siècle, est regardé comme Tauteur d*une prophétie en vers léonins sur les destinées de la maison de Brandebourg et du catholicisme en Allemagne. Cette prédiction est si claire, qu'elle sembla avoir été fid>rîquée après coup, lorsqu'on s'en oc*

cupa, il y a plus d'un siècle. Tout en la dédaignant, on lui donnait une date certaine. Elle a été copide dans un petit volume imprimé sous le règne de Frédér.-Guill., père du grand Frédéric, et intitulé ; Frater Hermanus redivivus, imprimé en i 723, dans Touvrage intitulé : Gelerthes Preussen, Ainsi, il est prouvé matériellement qu'au moins pour tout le 18* et le 19* siècles elle est antérieure aux événements annoncés...

Mox juvenis frémit, dum magna puerpera gémit; Sed quis turbatum poterit refineere slatum? Vexillum ianget, sed fata crudelia pianget. Flantibus hic austris, vitam vult credere daustris.

Digiiizeu by <jOOgIe

Ce Jeune guerrier firémissant , c*esl Frédério-le-Graiid » qui , à peme monté SOT le trdne, déclare la guerre à Marie-Thérèse au.moment de ses cou€lies^ et cette guerre arradie des gémissements à Tauguste accoudiée. Les vers suivants nous rappellent Tétat de la religion et de la morale,

ébranlées par le roi philosopiie; la guerre de sept ans, oîi il eut lant à souffrir. Le dernier vers trouve son explication dans une anecdote à peu près ignorée jusqu'à la publication de documents inédits, imprimés il y â une trentaine d'années.

Frédéric, pendant la deuxième guerre de Sîlésie, visitait Tabbaye de Caments, de la filiation de Mortmond, accompagné d'un aide-de-eamp. 11 vit venir de loin un fort détachement de hussards hongrois , qui, après avdr forcé les avant-postes prussiens, arrivaient sur lui à toute bride. 11 fallait sauver le roi. Aussitôt, raconte Frœmrich , d'après les archives de l'abbaye, les moines furent appelés à la chapelle par la cloche du monastère. L'abbé parut, accompagné d'un relitrieux étranger qu'on n'avait jamais vu, et qui prit place au chœur. On commença rofûce. Les Autrichiens arrivent et ne trouvent que le compagnon da roi avec son cheval, qu'ils emmènent. Le roi conserva toujours de la reconnaissance pour ces religieux; ce qui explique plusieurs lettres amicales de Fiédéric à Tabbé de Caments, lettres antériemrement connues.

Qui sequitur pravos imitatur pessimus avo» Non robur menti, non adsunt numiua genti. Cujus opéra petit, contrarius hic sibi stelit Et périt in undis dum miscet summa profundis.

Ne reconnaît-on pas dans ce tableau le neveu de Frédéric, sans énergie, sans élévation d'esprit, gouverné par ses maîtresses et ses llivoris; réduit à confier ses troupes au duc de Brunswick, qui contribua au mauvais succès de la campagne de 1792; Vempire germanique bouleversé , et ce prince mourant dans nn bain à IVasser - Pallasl (Mais-des-Eaux)?

Sed populus trislis flebit temporibus istis, Matus florebit, quod non sperasset habebit.

U s'agit ici de FrédértoGuiU. lU , des malheurs de la Prusse defuiis léna ju8qu'àWaterloo,«nfln des traités det814 et 1815, qui hii rendent ce qu*eUe avait perdu et ce qu^elle n^anniit jamais espéré.

Digitizea by <jOO^it:

Tuaèm soepti^ g^t qui stemmatU ultimui eiik ; Tonc gre^em pastor redpit, Gennviia regm. Marebia Teteruni penitus oblitamalorum ,

Ipsa suos audet fovere, necadvena gaudet, Priscaque Lehnini surgoiit et tecta Corini (i)^ Et veteri more clerus splendoscit honore, Kec lupus uûbili plus insidiatur ovili.

Ces derniers vers ont rapport à la ûa de la dynastie des HobcnzoUem, au retour des pasteurs légitimes dans TEglise de Prusse , à la reconstitution de Tunité germanique et au rétablissement des ordres monastiques. Le clergé reconquiert sa gloire antique, et le bercail est désormais à Tabri des pièges du loup.

Page 376. — La place de Choiseul ayant été prise et dé-> mantelée, etc.

Les moines achetèrent les débris des fortifications du château , avec lesquels ils firent reconstruire, dans le style du 15* siècle, 1 éi^Usc de Bassoncourt , qui leur appartenait. Le chœur de cette église est remarquable par les nervures de sa voûte, les meneaux et les rinceaux de SCS fenêtres, ses deux chapelles latérales, les sculptures de son maître-autel et de ses boiseries. Avant la Révolution , elle était annexe alternativement de Meuvy et de Choiseul , et du doyenné d*ls en Bassigny.

Bassoncourt sur la Meuse {Bassonis euria, Bassineuria et Aimni^tir^) est un des plus anciens villages du Bassigny; il en est fait mention pour

la première fois dans une charte de S.-Béni^me de Dijon, en 860, et dans une bulle du pape Urbain 111, en 1 188. Ce fut à peu près à cette époque que les moines de Moi imond prirent possession de son église et de son presbytère. Quoiqu'enclavé dans U Champagne , il appartenait à la Bourgogne dès Tan 1393, ayant été vendu auducPhilippe-le-Hardipar Simonette deHarey-sur-Tille^ pour la sonune de quarante francs d'or.

(1) Gborin, De la fiHation deMorinumd (Uarcbade Brandsb.).

Digitizea by <jOO^it:

Jean àe Chàteauvillaint conseiller intinse du duc Pliillppe-Ie-BoD« ayant quitté la cour de ce prince pour oeÛe du roi de Ftauoce, il en résulta un grave conflit , et Bassoncourt » avec plusieurs autres places et villages, fut pris et dévasté. En 1420 le due de Bourgogne donna aux

habitants du Fays-Billot, de iiassoncouiL et de Meuvy, la faculté d'user de sel gi'is ou blanc, à leur volonté (1) ; ce privilège fut confirmé par des lettres-patentes du roi de France. Enfin Ctiarles VII, en 1453, accorda à Bassoncouri plusieurs immunités et faveui^ ; la charte est à la chambre des comptes de Dijon. De l'an 1632 à i637, les trois quarts des habitants de ce village furent enlevés par la peste et la guerre, «lui ravagèrent simultanément tout le Bassigny. A la fin du 18* siècle» Bassoncourt ne comptait que cinquante feux et deux cents communiants. {Extrait de Courtépée, Description du duché de Bourgogne, t. 2, p. 322, et des Archives de lioui gogue, où se trouvent un grand nombre de liasses concernant Meuvy, Merrey et Bassoncourt.)

Pi^e 379. — Le bon Henri la présenta à son rival» etc.

Aujourd'hui 21* jour de novembre 1590, le roi étant à Attichy, désirant gratifier le sieur de Bellegarde, grand escuyer de France, luy a accordé et faict don de Tabbaye de Morimond , ordre de Cisteaux, diocèse de tangres, vaccante par le décès de feu Gabriel de S.-Blin; etc... En tesmoing de quoy Sa Majesté m'a commandé en expédier les provisions nécessaires, et a pendant délivré le présent brevet, qu^elle a pour ce voulu signer de sa main et foict contresigner par moi, son consulter en service d'Etat.

« Signé : HENRY.

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