‹ Histoire de l'Abbaye de SenonesChapitre 25 sur 82 · CHAPITRE XVIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVIII

CONON DE DENEUVRE, 31. Abbé, depuis^Oi. jusqu’en 1204

où 1205.

L’Abbaye de Senones que nous auons vûe si puissam4. riche sous l’abbé Humbert en 1152. se trouva si épuisée et réduite à une si grande indigence, qu’aprés la démission de l’Abbé Thierri, les Religieux ne crurent pas pouvoir mieux faire que de donner l’Abbaye à un nommé Conon de Deneuvre, qui étoit prêtre séculier, en réputation d’etre fort riche et fort en état de soulager le monastère dans ses extremes besoins ; mais du reste absolument inepte pour un tel emploi ; ne connoissant ni la régie de S. Benoit, ni les observances régulières ; homme du monde de cœur et d’effet, tout occupé du soin des choses temporelles, il ne sut jamais ni commander, ni obéir, ni se conformer aux usages du cloitre, portant ses Epréviers et ses oiseaux de Chasse coe auparavant, dans le Cloitre et meme au Chœur, sans être même revêtu de la Cuculle où du froc monastique, occupé de ses affaires domestiques, de celles de ses parens et de sa famille, comme s’il n’eut pas été Abbé. Les Reli-

Caractère de C o n o n , Abbé de Senones.

Mahérus Evêque de Toul confirme à l’Abbaye nes la don a ô n qui lui au oi t été faite par 1 ’ Evéq. Henri, des autels de S.

Jean et de S*. Maurice. 1203.

( a) Richer , 1.3, c.6. et20,p.381.

Bonnes et mauvaises qualitéz de Henri.

( aj Richer, supra.

gieux qui par des vues d’intérest auoient fait choix de ce personnage si peu convenable, n’en tirèrent aucun auantage. Comme il n’etoit nullement affectionné au bien de la maison, il n’en procura jamais le profit. Il gouverna l’Abbaie pendant cinq ans et mourut en 1 209 où 1206. Son nom est marqué dans le Nécrologe au 9® d’Aoust.

Sous son gouvernement Mahérus où Mathieu de Lorraine Evêque de Toul, confirma on 1203. la donation que Henri l’un de ses Prédécesseurs auoit faite des autels où des Paroisses de SL Maurice et de St Jean, à l’abbaye de Senones. Ce Mahérus est célébré dans notre Histoire par ses déreglem3. et par sa fin malheureuse. On peut voir Richerius 1. 3. c. 1. 2. 3. 4. p. 327 et suiv. et notre histoire de Lorraine tom. IL p. LXXXIII. LXXXIV. LXXXV. et pages 147. 148. 149.

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