‹ Histoire de l'Abbaye de SenonesChapitre 35 sur 82 · DLII · texte numérisé non relu

DLII

(a) La parroisse de ». Remi cydeuanl hors la ville de Deneuvre.

(6) Cy apres, page 2US, il esL parlé de la maison de Lessey, ou Luci et Dombasle (1).

et les chapons, nommés communément le Requast. De plus il fut convenu que le Prieur du Moniet seroit déchargé à l’avenir de fournir à l’Eglise de Lètre (a), le missel et les autres choses qu’il y fournissoit auant cette union ; mais il demeurera comme auparauant chargé de la toiture de la nef de lad. Eglise.

De plus il fut accordé que le Curé de Deneuvre ne pouna jamais rien prétendre aux Novales pour le passé, pour le présent, ny pour l’avenir, et que ce qui revient de l’eau bénite, qui se porte tous les Dimanches dans les maisons de Deneuvre et de Bacarat, se partagera de telle maniéré que le Prieur aura une année l’eau bénite de Deneuvre, et la même année le curé aura celle de Bacarat; et l’année suivante au contraire Peau bénite de Deneuvre sera pour le curé, et celle de Bacarat pour le Prieur, et ainsi à l’alternative.

Item les Prieur et Couvent du Moniet se réservent les droits qu’ils auoient dans la maison de Lunesey (b) et dans ses dépendances, et en particulier la création du Maitre ou de l’Oeconome de cette maison; enfin les maitres d’école se feront du commun consentement du Prieur et du Curé de Deneuvre ; que s’ils ne peuvent s’accorder, ils les nommeront chaque année à l’alternative.

Tout ceci fut agrée et confirmé par Bertrand de la Tour Eveque de Toul, et par tout le chapitre de son Eglise, la veille de Sf Vincent, c’est a dire, le 21. Janvier 1354. Et le meme jour il unit et incorpora à perpétuité lad. Paroisse de Deneuvre au Chapitre du même lieu et en même tems Guillaume cardinal du titre de Sf Etienne au mont Celius, et légat apostolique dans la province de Trêves, confirma la cession des Abbés et Couvent de Senones et celle du Prieur de Sf Christophe du Moniet, faite au profit de la Cure de Deneuvre et du Chapitre de S*. George du même lieu, aussi bien que l’union qui en auoit été faite par

(1) Les notes marginales a et b sont ajoutées par D. Calmet, sans doute après avoir vu et revu le texte, comme il le fait pour d’autres corrections et adjonctions.

le Seigr. Eveque de Toul aux termes et sous les conditions exprimées plus haut (1).

Jean de Rozieres Doyen en la collegiale de Brixey et Vicaire general de l’Evêché de Toul reconnut en 1357 par un acte authentique que de tout temps les Eglises de S1 2. Diez, Senones, Moiemoutier, Estival dépendoient immédiatement du S1. Siégé, qu’il etoit de notoriété publique que le S1. Siégé renvoioit souvent les causes d’appel pour y etre plaidées et discutées par les dignitaires des dites Eglises ; qu’il constoit non seulement par ce qui se pratiquoit alors, mais encore parce qu’il s’etoit fait, suivant le témoignage qu’en avoient donné plusieurs Evêques de Toul et plusieurs de leurs Grands Vicaires.

Nous avons un bréviaire à l’usage du monastère de Senones écrit en iS61. par conséquent sous l’Abbé Rennerus, où l’on voit la maniéré dont on y celebroit l’office divin sous son gouvernement. L’on y disoit tous les jours l’office de la Ste Vierge, considérablement plus long que celuy que nous disons aujourd’huy aux jours fériaux ; et pour l’office canonial il étoit aussi plus long, et different en bien des choses de celui que l’on récite a présent dans nos Congrégations réformées. On peut voir le précis de ce bréviaire à la fin de cette histoire.

L’Abbé Rennérus accablé d’infirmités corporelles et fatigué des soins du gouvernement, surtout dans des tems aussi fâcheux, et parmi tant de traverses et de contradictions, résolut de quitter son Abbaye et de la résigner entre les mains du Pape ; chose inusitée jusqu’alors dans ce monastère, où les anciens Abbés se démettoient simplement entre les mains du Chapitre, qui choisissoit après cela librement qui il jugeoit plus a propos. Rénier donc fit présenter sa supplique au Pape le 15e de Juillet de l’an 1367. dans

Tiré de la Généalogie de la maison de Ligniville 1337 (2).

On peul aussy 1561 consulter le bréviaire ms. de M. Claude Jaquol de Cliarmagne relig. de Senones en 1372.

L’Abbé

Sennerus résigne son Abbaye entre les mains du Pape ,

(1) Ici se trouve dans le mss. un renvoi de D. Calmet a un feuillet dé-

tache' qui comprend le texte s’étendant jusqu'à l’art. IV et commençant par Jean de Rozières

(2) Note de D. C.

Pierre de V a r i z e nommé à l’AbbP de S e n. par ie P. Urb.

Commence ments de l’Abbé Pierre de Var’z e, sa famille,

laquelle il expose les motifs de sa démission et prend Dieu à témoin de la vérité de son exposé. Il y a beaucoup d’apparence qu’il auoit en vüe de faire tomber l’Abbaye à Pierre de Varize,, qui lui succéda, puisque sa supplique est signée de Renaud de Varize Chevallier et de Jean de Yarize moine de S1. Martin de Glandiéres, aujourd’huy nommé Longeville.

Le Pape Urbain V, ayant donc admis la démission de l’Abbé Rénier, déclare dans sa Bulle, addressée à Jean Evêque de Basle, qu’il s’est réservé depuis longtems la provision de toutes les Eglises cathédrales et des monastères vacans en Cour de Rome; que l’Abbé Régnier aiant résigné son Abbaye entre les mains de Nicolas cardinal du titre de la Ste Vierge in via latâ, la chose? lui ayant été proposée en consistoire, et ayant vû les lettres des Religieux de l'Abbaye de Senones, qui temoignoient que Pierre de Varize, Prieur du Prieuré de la Cour, (au ban de la Broque où de Vipucelle) Profés de leur Abbaye, seroit très propre pour la gouverner, il a jugé à propos de l’y nommer, nul autre que le Pape n’ayant pu pour cette fois se mêler d'y pourvoir, à cause des réserves et du décret dont on a parlé ; il ordonne à l’Evéque de l’en mettre en possession, supposé qu’il se trouve digne de cet employ, et qu’ensuite il lui donne la bénédiction abbatiale, où qu’il la lui fasse donner par un autre Evêque catholique, lié de communion avec le S1. Siège, sans que tout cela puisse préjudicier au droit de l’Evéque de Toul, auquel l’Abbaye de Senones est soumise comme à son ordinaire.

On ignore le jour et l’année de la mort de l’Abbé Rennerus.

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