CHAPITRE XXVI
RENNERUS où RORIUS, 39e Abbé de Senones, depuis 1352. jusque vers 1361 .
Nous auons l’époque du commencement de Rennerus Comme n - ^ans ]a reprise qu’il fit de main et de bouche au chateau de
cernent de
Rennerus. Liverdun, de Thomas de Bourlémont Evêque de Toul, le Samedi après la fête S1. George et Sf Gérard. 28e d’ Avril 1352. Dans cette cérémonie, qui se fit en présence d’un grand nombre de noblesse, l’Evéque Thomas de Bourlémont dit à l’Abbé Rennerus qu'il deuoit aussi reprendre de lui son temporel, à quoy l’Abbé répondit qu’il n’étoit pas informé de cette obligation ; que si Mr. de Toul pouvoit lui faire voir qu’il y fut obligé, où qu’il put en auoir connaissance par lui-même, ou par sa communauté de Senones, il ne manqueroit pas de satisfaire à tout ce que le droit et la justice dercanderoient deluy.
Renier, Ahbc «le Senoue» (‘).
(1) A la page 205 du mss. se trouve cet écusson , dessiné par D Câlin t sur un feuilt t volant, avec la suscript’on écrite par le même : c’est une de ces ai moi ries dont je par le dans la préface, mais le dessin est ti è. ^-imparfait. Lit es ont le mérite d’être des dessins originaux de l>. Calmet.
Nous auons vû ci devant que l’Abbé Bencelin IL auoit acquis en 1333. d’une Dame nommée Cunisse du Puy, la haute maison du Puy, qui releuoit de l’abbaye de Senones. Jean comte de Salm forma sur cela quelques difficultés, prétendant apparemment que cette maison lui deuoit revenir. Après plusieurs contestations il s’accorda auec l’Abbé Rennerus. Les parties consentirent que cette maison qui menaçait ruine, et qui ne deuoit pas être sur pied à la S1. Remi prochaine, demeureroit renversée et que nul ne la répareroit, mais qu'on convertiroit la place où elle auroit été, en nature de terre arable. Les lettres de cet accommodement sont du mardi après la fête du S1. Sacrement 1353. Elles furent scellées à la prière des parties, par Ademare Evêque de Metz conjointement auec l’Abbé de Senones, et Jean comte de Salm.
Les comtes de Blamont auoient fondé en 1301 (a) une collégiale dans leur chapelle castrale de Deneuvre. La Cure du même lieu de Deneuvre dépendante du Prieuré du Moniet, étoit fort à la bienséance des Chanoines ; Henri comte de Blamont s’employa auprès de l’Abbé de Senones et du Prieur de Moniet, pour obtenir leur consentement, afin de faire unir cette cure au chapitre, dont nous auons parlé. L’Abbé Renier, sa communauté et le Prieur de Moniet, donnèrent les mains à cette union et se dépouillèrent volontairement du droit de Patronage qui leur appartenoit, se réseruant néanmoins les deux tiers de la grosse dixme et la moitié de la menüe dans toute l’étendue de la paroisse de Deneuvre, et à condition que toutes les dixmes de Deneuvre, de Bacarat et de Bademenil, seront transportées et gardées dans led. Prieuré du Moniet, et que la création des Marguilliers de l’Eglise de Deneuvre et des autres Eglises qui en dépendent, se fera de concert par l’Abbé de Senones et le Curé de Deneuvre. Que s’ils ne peuvent s’accorder sur le choix d’un sujet, ils les nommeront à l’alternative ; l’Abbé nommant une année et le Curé une autre et ainsi de suite ; lesquels Marguilliers seront obligés de porter tous les ans le lendemain de Noël au Prieuré de Moniet, le pain, le vin
Accord pour la haute maison du
Fui. 1353.
Cession de la Cure de U e n e is vres faite aux Chanoines dud. lieu par les Ab b és e t Couvent nes et le Prieur du Bloniet.
(a) Voyés YHist. de Lorr , t. II, p. 401 et