MATER
ILLORVM ODI
SENDA VENERVNT HIC
ERA TLVII
Sur une pierre de loratoire de San Yalentin. au prieuré de San Frutos, d'après un fac-similé du P. Saez [Arc/t. de Si/os, ms. 120). Cette inscription nous donne les noms de trois dévots pèlerins de San Frutos et de la grotte oîi vécut son frère saint Yalentin. Voy. ci-dessus, p. 217.
1. On ne sait rien de certain sur ce personnage. — Voici ce qu'en a écrit au XVI'' siècle l'abbé Gerônimo de Nel)reda, qui fit ouvrir son tombeau et transféra ses restes dans la sépulture qu'il s'était préparée pour lui-même, près de l'autel dit de las Viryenes : « Era MDCXVf, anno a Christo nato .MDLXXVIII, XIV kalendas iulii, die Mercurii, hora quarta post meridiem..., sarcophagum quoddam apertum est in ea parte claustri quae occidentem respicit, occasioue illustris cuiusdam tituli tune detecti super ipsum in lapideo pariete inscripti, ac dupplicis crucis, quibus et ad caput et ad pedes erat muuituin ; inventumque est corpus libitina cuculla ac bonibicino operimento obvolutuni et balsamo conditum atque fulgidum, truncumque sine capite et brachiis. Cuius quidem ossa non erant confusa, sed ordine n.iturali composita. Cumque, tam ex tituli quam ex sepulcri ratioue et dignitate, et ex eo quod caput et brachia et alicB corporis partes deeraut, hune sauctum virum nierito crederemus, dignum visura est nobis omnibus eius corpus in hune digniorem locum, propre altare Virginihus dicatum et paulo ante casu paratum, honoriûce transferre, addito etiara veteri eodem titulo lapideo. — Aderant autem huic translatloûi tola Imius domus con-
gregatio et familia, et ex populo muiti, qui frequens claro sancti loaunis Baptistce die, Uexis genibus, sacris ossibus adorandis et exosculandis devotissime et certatim procubuere » [ Ruiz, Histoire muniiscrile, fol. 26). — Ajoutons que, d'après les dépositions des témoins oculaires, il fallut, pour arriver jusqu'au sarcophage, creuser à une profondeur de plusieurs mètres et extraire les ossements de quatorze cadavres. Le sépulcre, en pierre délicatement sculptée, ne put être retiré à cause de son poids et se trouve encore à la même place. On y découvrit une autre inscription, en tout semblable à la première, mais gravée sur la pierre en caractères romains. Elle fut mise avec les ossements dans le nouveau sarcophage, que l'on voit aujourd'hui entre la chapelle de Saint- Dominique et la porte de la sacristie Ruiz, Ihid., fol. 27. i — Une copie de cette inscription fut gravée, à l'époque de la translation du corps, sur une pierre de Qt^io de long sur 0'"37 de large, placée derrière le tombeau. On y ajouta ces mots :
TP.ANSTVLIÏ lEl'.O.MMVS UE NEBREDA ABBAS.
Quelques moines de Silos ont pensé que Gonzalo pourrait bien avoir été une des victimes des invasions arabes. Voy. Castro, p. 307, et ci-dessus, p. 2.3.
Nous réunissons sous le numéro suivant divers fjrafitti anciens, copiés à San Friitos dans l'oratoire de San Valenfin. Ils datent probablement du XP siècle.