‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 136 sur 179 · XIF siècle · texte numérisé non relu

XIF siècle

MVNIO SARCOPHAGO SANCI GENEROSA PROPAGO HOC lACET HVMATVS MILES PROBITATE PROBATVS MORTE FINOIOSA GEMMA VALDE LACHRIM05A SVB CVIVS VITA FVIT OMNI LAVDE POLITA LARGVS AMANS ALACER PRVDENS PIVS IMPIGER ACER AVDAX NEC TIMIDVS FVIT HIC PERCVNCTAQVE FIDVS VTPOTE PROMISIT HIC VIVENS IN NECE ViSIT HIERVSALEM SACRVM PATRIARCHA TESTE SEPVLCHRVM'

Cette inscription et les trois suivantes ont été copiées an XVP siècle sur les tombeaux primitifs de la famille des Finojosas ou Hinojdsas par le P. Ruiz - et reproduites ensuite sur le mur mitoyen du cloître et de l'église ■\ où on les voit encore. Derrière les inscjiptions actuelles se trouvent les ossements dès quatre personnages mentionnés.

L'épitaplie ([ue nous venons de transcrire est celle d'un vaillant chevalier, dont l'histoire semble empruntée à quelque chanson de gestes. Xous ne reproduirons pas ici ce récit qui louche de très près à la légende. Il se trouvait résumé dans une longue inscription placée au XYP siècle sous les cloîtres de Silos et que le savant Prudencio de Sandoval a imprimée tout au long dans son Hi.storia de los cinco rei/es (édit. de 1792, t. I, p. 329-333). Yepes parle aussi de ce preux avec beaucoup de détails [Coronica, t. IV, p. 381), de même que Castro p. 312-310). — Sur TilUistie famille des Ilinojosas on peut consulter Manrique, AniKilrs Cisfenienses^ t. II, p. 310.

HIC lACET MARIA PALACIN VXOR MVNIONIS SANCII DE FINOIOSA Yoy. l'inscription n " 20.

1. Cette dernière phrase se rapporte .'i m.iit ces tombeaux et qui se trouvait vers un vœu que JMunio avait fait de visiter le l'angle nord-est du palio ou pi-éau formé saint sépulchre. Ayant été tué dans une par les cloîtres. On voit encore à cet rencontre avec les Maures, avant d'avoir endroit, au-dessus des arcades romanes pu acomplir sa promesse, la légende du cloître, une ogive indiquant que la raconte qu'il aurait, après sa mort, visité voûte de ce sanctuaire venait s'y appuyer. Jérusalem sous une forme corporelle. Gerônimo de Nebreda parle dans sa notice

2. Hh'oire manuscrite, fol. 22-23. manuscrite de cette « capilla de boveda

3. Ceci eut lieu lorsqu'on démolit, au cou quatro sepulcros antiquissimos cou XVII*' siècle, la petite chapelle qui renfer- sus letreros ».

;{(J0 IIISTUUIE Di: L ABBAVE DE SILOS

HIC lACET

DOMINICVS MVNIONIS

FILIVS SANCTI DOMINICI

D'après une tradition rapportée par Castro (p. 313), ce Domingo Munoz aurait été tenu sur les fonts baptismaux par saint Dominique de Silos. Le fait n'est pas possible, si ce personnage et son frère Fernando sont, comme on le croit, les fils du « Munio Sancii » mentionné ci-dessus, lequel serait mort dans les premières années du XIII" siècle. Voy. Manrique, Séries abbatinn Hortcns'non, p. 17.

HIC lACET FERRANDVS MVNIONIS

Voy. l'inscription n" 20.

A VIRIDARIO CLAVSTRI HVC TRANSLATA OSSA

MVNIONIS SANCII FINOXOSA QVI

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