‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 25 sur 179 · Vila beati Uominici^, dans Vergara, p. :jC · texte numérisé non relu

Vila beati Uominici^, dans Vergara, p. :jC

3. « Ecclesia Sancti Pétri , que sita est in cimiterio Sancti Doniinici. » (Recueil des Charles de Silos, p. 6-4.)

4. La discipline générale de l'Église défendait aux moines les fonctions curialet', malgré de nombreux exemples qui semblent établir une pratique toute contraire. (Voy. Thomassin, Ancienne el nouvelle discipline de rÉglise louchant les hénéfices el les bénéficiers, t. 11, p. 107 et 1S8.)

5. dette église se trouvait tout prés de la porte antique dont il restait encore une partie il y a quelques années à peine, et ipie l'on appelait pour ce motif la Puerla de Sun Velayo.

CONFRERIK ET PROf.KS

ne laissaient an vicaire per|)élnel clioisi par eux et à ses clercs qn'nnc partie des redevances secondaires, à titre de portion congrue. De cette situation qui n'avait en soi rien d'anormal, à cette époque surtout, devaient surgir bientôt des diflicultéssans nombre. Soumis à l'abbé, qui était en même temps leur prélat au spirituel et leurseigneur au temporel, ces clercs à Tbumeur difficile et querelleuse employèrent tous leurs efTorts pour secouer cette double autorité. Originaires pour la plupart de la ville même de Silos, ils trouvaient auprès de leurs parents et de leurs amis autant de complices intéressés, qui consentaient volontiers à leur payer les dîmes dues au monastère.

L'appui que leur prétait à l'époque où nous sommes arrivés le célèbre Maurice, évêque de Burgos, alors en discussion assez vive avec l'abbé au sujet de quelques églises, fut non moins efficace. Malgré tout, néanmoins, leur prétention fut repoussée.

Condamnés une première fois, en 1218, par les délégués du pape Honorius III, les babitants s'engagèrent l'année suivante^ en présence de saint Ferdinand, roi de Castille, à payer désormais les dîmes et à satisfaire par la somme de mille sous d'or à celles qu'ils avaient refusées depuis trois ans. L'abbé de Silos parvint également à faire reconnaître une partie de ses droits contre l'évoque de Burgos . Non content de s'emparer de l'église de Saint-Pierre et d'ériger en paroisse celle de Saint-Pélage, ce prélat, par ailleurs si digne d'éloge, avait prolité des difficultés du moment pour s'immiscer dans le gouvernement intérieur du monastère, excommunier la communauté ^ et pousser ensuite contre elle dans une agression à main armée quelques bommes de Silos et ses propres serviteurs \ Une sentence d'arbitrage prononcée le 8 janvier 1222 mit fin à cet état de chose et rétablit la bonne harmonie entre l'évêque et les moines. Elle accordait à Don Maurice les dîmes de quelques-unes des églises, objet du litige, mais déclarait qu'aucune paroisse ne pourrait être érigée à Silos sans la

1. Sur l'évêque Maurice, à qui revient la gloire d'avoir érigé , de coucert avec son ami le roi saint Ferdinand, la splendide cathédrale de Burgos, on peut consulter Florez, Esp. sag., t. XXVi, p. 300-315.

2. Voyez, dans \e Recueil (p. 142-I44\ le texte de l'acte épiscopal du 20 novembre 1218. Sur la violence des gens armés par D. Maurice, on peut lire la bulle d'HonoriusUI {Ihid., p. 149.)

3. La bulle d'Honorius III à D. Rodrigue, archevêque de Tolède, qui nous dévoile ces curieux détails (5 décembre 1219), nous donne en même temps l'explication du zèle que déploya l'évêque Maurice en cette circonstance. Elle est utile surtout pour ramener à sa juste valeur l'acte si grave en lui-njême du 20 novembre 1218. Les évêques, même les meilleurs, n'étaient pas plus impeccables alors ([ne de nos jours.

volonté expresse de l'abbé, excepté celle de San Pedro qui demeurait sous la juridiction de ce dernier. L'ordination des clercs était en outre réservée à révè]ue diocésain, auquel ils devaient rendre compte de leur administration spirituelle \

Cet accord était sincère de part et d'autre et fut durable. Quant à la « paix éternelle » que les clercs et une partie des habitants de Silos avaient jurée par ordre du roi -, elle devait être troublée longtemps encore. On en jugera en parcourant, dans \q ^Recueil des chartes de Silos, l'analyse ou le texte des pièces de procès qui ont trait à cette fastidieuse querelle.

Les événements que nous' venons de résumer en quelques mots s'étaient passés presque tous sous le gouvernement de D. Dominique, deuxième abbé de ce nom. — Il nous reste d'autres souvenirs de cette époque. Le plus ancien est un acte de vente du 3 mars 1213, par lequel l'abbé de Silos cède au célèbre archevêque de Tolède, Don Rodrigue de Rada, pour neuf cents pièces d'or, la bourgade de Caban as, située entre Ocaùa et Yepes '\ Vient ensuite l'acte de confirmation de tous les biens du monastère par le pape ilonorius III, en vertu d'une bulle du 8 février 1216 *. Deux ans plus lard, le saint roi Ferdinand de Castille inaugurait la série de ses donations, qui en ont fait un des plus grands bienfaiteurs de l'abbaye de Silos. On trouvera toutes ces pièces dans notre Recueil et leur nombre ne nous permet même pas de les énumérer ici ^ Un de ses privilèges les plus importants est celui (lu 2.-) août 1218 par lequel il prend sous sa spéciale protection l'hôpital de Saint- Dominique et la noble dame doiia Constance, qui venait s'y dévouer comme recluse au service des pauvres et des infirmes ".

Le P. Argaiz nous apprend que l'abbé de Silos fut choisi en 1222

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