‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 27 sur 179 · CONFRÉRIE ET PROCÈS · texte numérisé non relu

CONFRÉRIE ET PROCÈS

par le pape Ilonorius III pour trancher un diiïérent entre révèquc de Calahorra, D. Juan Perez, et le prieur de Sainte-Marie de Najera '. D. Dominique délégua à cet efTet son prieur, qui, d'accord avec l'archidiacre de Briviesca, rendit une sentence en faveur du monastère de Sainte-Marie ".

Le dernier document où nous trouvons le nom de Tabbé Dominique est une donation du roi saint Ferdinand, datée de Huerta del Rey, dans le voisinage de Silos, le 26 septembre 1228. Nous ignorons l'époque précise de sa mort et le lieu de sa sépulture.

III. — Dans un acte qui porte la date de la septième année de son gouvernement, son successeur D. Martin nous apprend lui-même qu'il monta sur le siège abbatial de Silos en 1229 ^ Il l'occupa pendant dix ans.

Un de ses premiers soins fut de recouvrer le château fort de Pinilla, dont le monastère avait été violemment dépossédé par un seigneur du voisinage, D. Pedro Martinez de Zafes. La querelle dut être assez vive. Il y eut mort d'homme et une partie delà forteresse fut démolie. Pour en hnir, l'abbé de Saint-Dominique porta ses plaintes devant la reine liérengère qui résidait alors dans la ville de Tolède. C'est en présence de cette princesse et de son fils, l'infant don Alphonse, que les deux parties signèrent un accord ratifié l'année suivante par le roi saint Ferdinand. Les moines rentraient en libre et pleine possession de la forteresse ; mais ils s'engageaient à payer au détenteur la somme de ioO maravédis (1230-1231) '\

Par une charte du 10 octobre 1233, le roi Ferdinand III reconnut et confirma solennellement les droits seigneuriaux des abbés de Saint-

tguient des abbés de Silos, voj-. le Recueil, p. 139 (n" 94) et les notes. — Dans les pièces d'archives il est appelé successivement : el ospital de la Trinidad, Sati Anton et la Madalena. Ses serviteurs étaient libres de toute redevance au fisc royal {Arch. de Silos: ms. 78, fol. 211, et Catalogue B, fol. 22, etc). Nous ne savons au juste à quelle date il cessa d'exister ; mais on lit dans le Libro de Visitas de 1614 et 1616 que le général de la Congrégation ordonna, à cette date, d'en terminer la restauration et de tout y disposer pour la réception des pauvres et des pèlerins ilbld., ms. 48}.

— Il s'élevait entre la grande fontaine et l'église de San Pedro.

1. Argaiz, Soledad laureada, t. II, fol. 378; Tejada, El Abraham de la Rioja, p. 318.

2. Le prieur de Silos, dont il s'agit ici, était sans doute ce même Rodrigue qui avait jugé, en 1217, une question bien autrement grave soulevée entre le roi de Castille, saiut Ferdinand, et l'évèque don Melendus ou Mendo, au sujet de la possession de la ville d'Osma. (Voy. le Recueil. p. 134-137.)

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