‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 28 sur 179 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Dominique sur la ville de Silos. Il défendit en outre, sous les peines les plus graves, au maiorinits maijor ou grand juge de Gastille, ainsi qu'aux autres officiers royaux, de pénétrer dans les murs de la ville et d'exercer leur autorité sur les vassaux du monastère, sans y être expressément requis par l'abbé. Le même jour, il accordait aux religieux une rente perpétuelle de dix mesures de sel, à prendre, libres de toute redevance, aux salines royales d'Anana \

Ces privilèges ne furent pas les seuls accordés par le roi de Gastille pendant le gouvernement de D. Martin III; mais nous devons nous contenter de renvoyer pour les autres au texte des documents que nous avons publiés ailleurs ^

En 1236, D. Martin affecta au chauffage des moines infirmes les revenus de la grange de Dohos Sanctos^ qui jusque-là avaient appartenu à la mense abbatiale. x\ous avons dit plus haut qu'il renouvela en cette même année l'acte d'union spirituelle consenti en 1 190 entre les moines de Silos et ceux de San Millan. Il mourut en 1238, ou dans les premiers mois de 1239, date à laquelle nous voyons apparaître le nom de son successeur D. Miguel \

1. Cette rente était encore, au XVI« siècle, de 2.'f.J lant''giies et demie « de sel blanc et bon », de 10 céiémins la fanègue. {Arch. de Silos, E.LIX, 10, acte du 4 octobre 1555.) La liasse E.LIX. 9, nous fait connaître l'état des « heras. terrazos, pozos, pozas, euciles et mueras » que l'abbaye de Silos possédait dans le val salé d'Aûa.na. de 1536 à 1591. — Autres détails sur cette rente, non mentionnés dans notre Hecueil : <> L'necédule royale de Philippe 11, datée des bosques de Ser/ovia le 15 septembre 1567, ordonne aux • administradoros » de l.i Vieille Gastille de s'informer s'il était bien vrai (|ue Silos possédât aux salines d'Anana, avant leur incorporation à la real liiicienda, une rente annuelle de 235 fanègues et demie de sel. Au cas où le fait serait véritable, le roi veut que ses oiliciers dédommagent l'abbaye des retenues des années précédentes, et qu'à |)arlir du 1""" janvier 1567, on lui donne tous les ans 19G fanégues et trois céiémins >< de la mesure d'Avila ", 80 en sel pour la cousommation du numastère et le reste en argent. Pièce signée : « vo fj. rey ». {Arch. de Silos. E.LIX, Il et 12, vidimiis de

1567 et 1637). — Par une cédule datée de Madrid le 11 août 1607, Philippe III renouvela cet ordre royal. Silos devait toucher 235 fanégues de la mesure de 10 céiémins, lesquelles font 196 fanégues et 3 céiémins de la mesure d'.\vila de 12 céiémins. Jbid., Fonds des archives de la Coiigrég. de Valladolid, t. XII, n^ 198.) — En niO, l'abbaye ne recevait plus que 60 fanégues. Cédule de la Régente « reyna gobernadora », doua Maria Luisa, ordonnant de payer intégralement au monastère de Silos la rente annuelle de « 60 fanégues de sel en grains » qui lui était due par l'Etat, et laissant aux religieux la faculté de réclamer l'arriéré des dernières années au Trésor royal, dès que l'état des finances se sera amélioré. — Fait à Madrid, le 2 août 1710. Signé : « yo la lîi-iNA ." [Arch. de Silos, E.LIX, 15, vidimus de \1\0.)

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