‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 60 sur 179 · Depôsito, ad ann. 1169, et Monasiicon hi.sp., fo 377 v · texte numérisé non relu

Depôsito, ad ann. 1169, et Monasiicon hi.sp., fo 377 v

7. Libro de Gradas y Profesiones, fol. I.'i. Arch. de Silos, ms. 51.)

(S. Dans la Manche.

9. D'après le « libro de Gradas » [Arch. de Silos, ms. 51, fol. 21) et le libfo de E.rpolios (ms. 46). — Peu avant de terminer son premier quadriennal, le P. Ordoiiez de Vargas avait obtenu du nonce Galeas Mariscoti un acte important en faveur de son abbaye. C'est une sentence, datée de Madrid le 24 avril 1673, interdisant au curé de San Pedro de Silos de recneillif les cédules de communion, de permettre de travailler les jours fériés pendant les mois-

Juan de Villamayor, son successeur en 1673, était originaire d'Ocaiia et avait revêtu Thabit monastique à Silos en 1649. Il mourut à Nuestra Senora de Duero, dont il était prieur (1694).

Le nom de Juan de Castro^ qui gouverna l'abbaye à trois reprises différentes', est déjà connu de ceux de nos lecteurs qui nous ont suivi jusqu'ici. Nous parlerons un peu plus longuement de lui, à propos de ses travaux littéraires. Quant à son gouvernement comme abbé de Silos, nous trouvons peu de faits importants dignes d'être relevés. Disons, toutefois, que le 12 octobre 1683 il obtint une ejecutoria, expédiée par le président et les auditeurs du conseil royal, contre le fiscal de la couronne ^ et déclarant l'abbaye de Silos exempte de payer au roi les deux dixièmes des dîmes qu'elle percevait ^

Parmi les œuvres exécutées de son temps, nous trouvons un beau tableau de sainte Catherine, don de cet abbé, et un ciboire tout couvert de filigranes d'argent d'un travail merveilleux. Ces deux œuvres d'art ont été conservées jusqu'à nos jours '\

Le P. Melchior de Montoya^ fils d'un avocat de lluete, D. Baltazar Fernandez de Montoya, fit profession à Silos en 1661 '. Il fut élu deux fois abbé de Saint-Dominique ^, et le calalogue des abbés de Silos nous dit que son gouvernement fut un des meilleurs qu'ait jamais eu le monastère, tant au spirituel qu'au temporel. Il serait trop long de rapporter ici les nombreux détails, d'importance d'ailleurs très secon-

sous et d'exercer les autres droits curiaux qui appartienueut ;ï l'abbé de Silos, comme curé principal de Silos. Cette sentence fut prononcée à la fois contre les prétentions de l'archevêque de Burgos, du curé de San Pedro et du conseil de Silos. {Arch. de Silos. B.xxxvn, 50, original en un cahier de 88 foros). — Cette sentence fut confirmée, le 24 mai 1683, par le nonce Pierre Mellini. [Ibid., original).

1. D'abord de 1681 à 1683, puis de 1689 à 1693, enfin de 1697 à 1701.

i. "Thomas Ximenez j'antoxa, caballero del ordcn de Santiago. »

3. Arch. de Silos (U. xxxvii, 52), original, sceau plaqué. - Kii li. xxxvii, 55, se trouve une pnivis.on loyale sur le même sujet et daus le même si-ns, d.itée de .Madriil le 7 septembre 1688 et pm tint le sceau plaqué de Charles II. (Deux enquêtes ou «/(/■y/vwes sur cette exem|tMon, B. xxxvii,.')!} .'54). — Un manuscrit de Paris nous fait

connaître, sous l'abbatiat du P. Castro, le nom d'un moine de Silos qui mérite de ne pas être laissé dans l'oubli. Voici ce que nous lisons dans le catalogue des abbés d'Obarenes : « Auno 1683, fr. Martinus de Arenas, Sancti Dominici Silensis monachus, per obitum priedecessoris regimou obtinuit. In proximo generali Cougregationis capitulo secretarius generalis deputatus, démuni quadrieuo elapso, abbas llirachensis eÛicitur » {Mo7iasticon hispan., fol. 173: cf. fol. 212).

4. Le livre de Depôsilo nous dit qu'il fit construire à ses frais des orgues ayaut vingt-quatre jeux (regis/ros), lvo\s souftlets, etc., pour le prix de 300 doublons.

5. Sa chai le de iMofission , comme celles de bi-aucoup d'aulrcs moines de Silos, se trouve dans le manuscrit 45, " Profesiones de monjes y legns de Silos ».

6. La première fois de 1685 à 1089 : la seconde de 1705 à 1709.

LES ABBES DE SILOS AU XVir SIECLE

dalre, que nous trouvons sur ce prélat dans les papiers des archives '. Il mourut à San Martin de Madrid le 30 juin 1723.

Juan de Francia., son successeur, était né à San Asencio dans la Rioja. Il émit ses vœux à Silos le 31 mai 166o. Le livre de Depôsito nous apprend qu'il rebâtit l'église de Saint-Pantaléon de la Hoz, dépendance du prieuré de la « Montana » -. La liste des différentes œuvres qu'il entreprit pour l'avantage du monastère ne remplit pas moins de quatre pages in-folio dans le manuscrit en question. Il mourut le 8 octobre de l'année 1708 ^

1. 11 importe pourtant de signaler une cédule royale, obtenue à sa demande, et par laquelle Philippe V déclare exemptes de l'impôt appelé tercias (les deux neuvièmes qu"on prélevait pour le roi sur toutes les dîmes ecclésiastiques) les églises de Peùacova. Hortezuelos et Fuente Arada.

\Arch. de Silos, ms. 78, fol. 256.) Cette cédule dérogeait à un décret royal du 21 novembre 1706. — Une autre cédule plus importante encore est celle du 10 janvier 1708, par laquelle Phillipe V exempte l'abbaye de Silos des « alcâvalas, tercias reaies » et autres contributions imposées par les décrets royaux du 21 novembre 1706 et du 27 juin 1707, « pour la continuation de la guerre ». Elle est signée : yo el rey isur 'a signature de Philippe V, voy. les Mémoires de Saint-Simon, chap. 564, t. XXXV, p. 74 de l'édition de Paris, 1840). Arch. de Simancas, « Salvadode incorporacion. ■■

liasse 400, fol. 123. Ou en trouve une copie authentique dans le Fonds des archives de la Congrégation de Valladolid, t. XXI, fol. 82-85, et un résumé dans le manuscrit de Silos, n» 78, fol. 257.

2. 11 donna en 1696 au couvent de Silos une rente annuelle de 44 fanègues de blé et de quatre poules (redevance que lui payait le village de BaiJos de Valdearados), à condition que la communauté célébrât comme fête de 1'''-' classe et de l""" ordre la Nativité de Notre-Dame avec sermon (et un extraordinaire au réfectoire) et que tous les samedis le Salve fut chanté dans la chapelle de la Vierge. L'acte original de cette fondation pieuse est suivi de deux lettres du général de la Congrégation. [Archives de Silos, A. XIII, 74.)

n. Il signe tantôt : Juan de Francia, tantôt : Juan de Sanfo Domingo y Francia ; mais son père s'appelait Juan de Francia.

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