‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 63 sur 179 · Voyez ci-dessous l'Appendice II, Inscripliotis, n" 9o · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessous l'Appendice II, Inscripliotis, n" 9o

0. Il ne sera pas sans intérêt de mentionner ici quelques documents originaux relatifs à la démolition de l'antique basilique de Silos. (Nous les trouvons dans la liasse cotée B. IV, 37) : 1° Les declaraciones juradas, par lesquelles don Joseph de Landa, Domingo de Ondategui et Juan de Zagarbinaga, tous trois maestros de

HISTOIRE DE l'abbaye DË SlLOS

comme on peut en juger par l'église actuelle. Le monument est vaste, bien bâti, d'une solidité à toute épreuve ; mais ses énormes piliers, ses longs murs blancs, sa large coupole aplatie ne méritent pas une grande attention. Disons pourtant qu'on y dépensa des sommes considérables et que cette lourde masse passa pour une merveille aux yeux des contemporains.

Les travaux commencés en 1751 se poursuivirent pendant près d'un demi-siècle au milieu des plus grandes difticultés financières. En 1792, le gros œuvre était terminé ou peu s'en faut ; mais on avait dû modifier le plan primitif, restreindre l'élévation des voûtes, et finalement l'ornementation intérieure, plus nécessaire qu'ailleurs dans les édifices de ce genre, n'a jamais été achevée. L'église nouvelle^ fut consacrée solennellement le 20 octobre 1816".

L'initiatour do toutes ces œuvres, le P. Baltazar Diaz, était né à Aupon. au diocèse de Tolède. Il prit l'habit monastique à Silos en 1707. Après sa profession, il suivit los cours de l'univers lé bénédictine de Hirache, où il reçut successivement les titres de maître ès-arts et

arquilpctm'a, déclarrnt <' sous la foi du «ermeiil ci à runanimilé, que ladite église e?t nit nacée d'une fuine prochaine par les nombreuses et graves crevasses qu'on y voit et qu'on ne peut réparer sans refaire à neuf toute l'église » (1749-1750). — 2» La pétition par laquelle les moines de Silos réclament du Rme Abbé général de Saint-Benoit de Valladolid l'autorisation de démolir leur vieille église (1750). — 3° La réponse favorable du général, datée du 24 octobre et signée : Fr. Ynigo Ferreras.

— 4" La déclaration de don Juan de Teja, maître tailleur de pierres [maestro arqiiitecto de canteria)., affirmant « l'urgente nécessité de démolir toute l'église » (1753).

— 5" La déclaration de don Ventura Rodriguez, architecte de Sa Majesté, conçue en ces termes : <> Il a déclaré et dit sous serment, avoir vu et reconnu dans le détail le tninsopt (cruzero) et la capilla maior de la vieille église, qui sert actuellement aux divins offices. Il a trouvé que, réserve faite du sanctuaire {presvillerio) et des chapelles de Saint-Martin et de Notre-Dame, toute cette partie de l'édifice est menacée d'une ruine prochaine et qu'il importe de la démolir sans retard. D'autre part, il faut de toute nécessité {forzosa-

mente'' démolir les deux chapelles susnommées et le sanctuaire, qui ne s'adaptant poiut à la partie déjà construite, ne peuvent être unis à la nouvelle construction » (29 avril 1753). — 6" Finalement, la déclaration de don Antonio de Machuca y Bargas, direclor de la niieva fabrica de la iglesia, portant que la chapelle de los Sanlos Reyes est menacée d'une ruine très prochaine et qu'un grand malheur {una total desgracia) est à redouter, si on ne la jette à bas (8 octobre 1756).

1. Le plan avec coupes et perspectives, est encore conservé dans l'abbaye. Quelques-uns des changements furent faits â la demande du conseil du monastère pour la commodité des religieux, par exemple la place de l'autel qui devait être sous la grande coupole. D'autres, et les plus considérables, comme la diminution de la coupole, furent imposés par le manque de ressources.

2. Par U. Manuel Cid y Monrroy, archevêque de Burgos, en présence de l'évèque d'Osnia, D. Juan de Cavia, de l'abbé de Silos, Domingo Moreno, récemment nommé évéque-coadjuteur de Caracas, et de l'abbé de San Pedro d'Arlanza. {Mémorise Silenses, t. II, fol. 92-100.)

LES AHIiES DE SILOS M XVIH SIECLE

(lo docteur en théolog^ie ot en droit canon '. En 1745, nous le trouvons il llonie, où il demeura pendant huit années entières, en qualité de procureur de la Congrégation. Il mourut <à Silos le 24 avriH776 et l'ut enseveli dans le nouveau cimetière des moines, situé dans le transe|)t méridional de l'église -.

Bernardo de Alegria fut abbé de Silos pendant quatre mois seulement. Elu par le chapitre général le 9 mai 1722, il donna sa démission au mois de septembre suivant. Il avait fait profession en 1692, à l'âge de seize ans. Il était né à Anvers, où son père, chevalier de l'Ordre de Saint-Jacques, avait dans l'armée espagnole le grade de capitaine de cavalerie. Le livre des Expolios^ place sa mort au 2 janvier 1751.

Isidoro Rodrigitez, son successeur, était originaire de la bourgade de Rivas-Pequenas, au diocèse do Lugo. Il fut deux fois abbé de Silos, de 173'{ à 1737 et de 1741 à 1743 '*.

En vrai Gallego qu'il était, il sut sauvegarder avec une très grande énergie les quelques droits féodaux, dont les abbés de Silos jouissaient encore dans la ville de Iluerta del Hey. Une cédule de Philippe V du 15 février 1742 défendit formellement aux alcaldes d'exercer leur charge sans l'approbation et la confirmation de l'abbé ou de son délégué". Les alcaldes se soumirent; mais dès l'année suivante ils en appelaient à la 7'ca/ Cdmara. Une seconde cédule royale, signée par Ferdinand VI, rejeta leur appel •■', qu'ils renouvelèrent quel(|ues années plus tard. Il fallut une real provision^ expédiée par le Président de la Chancellerie de Valladolid. le 28 mars 1753, pour en linir avec les prétentions des magistrats municipaux de cette petite ville \ Le P. Rodriguez mourut le 4 juillet 1766. La Congrégation lui avait confié la charge de visiteur général.

Fidgencio de Ojeda, né à Ofia en 1692, occupa le siège abbatial de

1. Nous avons ses diplômes sous les yeu.x. Ils sont tous de 1727.

2. Le caveau dans lequel fut déposé le Père Diaz porte le o" 1.

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