août. Bref de Clément
LES ABBÉS DE SILOS AT' XVIIl* SIÈCLE
sépulcre en pierre, sous riuitel appelé <lel Cuerpo Santo *. Il avait fait construire dans ce but, en 1732, une grande chapelle octogonale à l'extrémité du transept méridional de Téglise-. Les reliques du saint thaumaturge, renfermées dans une ui-nc d'argent, y furent transférées le 19 avril 1733^ au milieu d'un concours immense et en présence de l'archevêque de Burgos et de plusieurs autres prélats ^
Silos doit aussi à Baltazar Dia/ le magnifique escalier, qui met en communication les divers étages du monastère, et qui porte le nom quelque peu poétique de escalera de los Leones \ Il éleva également une partie considérable des bâtiments qui entourent la grande cour d'entrée, le tout en belles et solides pierres de taille, extraites des carrières de Silos.
Un acte presque aussi important que celui de la translation, mais que Ion ne saurait trop regretter, fut la démolition de l'antique église romane restaurée et agrandie au XP siècle par saint Dominique, C'est encore l'abbé Diaz qui en prit l'initiative. L'édifice sur certains points menaçait ruine ; mais la coupole, les transepts et les trois chapelles de l'abside étaient encore en bon état, d'après le témoignage de l'architecte lui-même. Celui-ci^ qui n'était autre que le célèbre Ventura Rodriguez, fut pourtant d'avis de tout abattre et de construire un nouvel édifice dans le goût de l'époque '. Il réussit pleinement,
XII, permettant aux bénédictins de Silos de transférer au 20 décembre (fête de saint Dominique) et au second dimanche après Pâques (Translation) les indulgences pléniéres accordées pour les fêtes de saint Placide et de saint Maur. (Ces indulgences avaient été obtenues de Clément X par la Congrégation bénédictine d'Espagne.) X Datum Romse, apud Sanctam Mariam Maiorem, sub annule piscatoris, die Xll augusti MDCCXXXIV. ponlificatus nostri anno quinto. Cardinulis Ollverius» [Ibid., original, B. IV, 2j). Cette permission fut renouvelée par un bref de Benoit XIV, en date du 6 octobre 1745 [Ibicl., original, B. IV, 33).
1. Ce tombeau est aujourd'hui dans l'autel même de la nouvelle chapelle du saint. L'inscription qu'on y lit y a été gravée au siècle dernier, comme a soin de nous en avertir une note du temps, conservée aux archives.
2. Cette chapelle est l'œuvre de l'architecte Pedro .Martinez, bénédictin de Cardeûa,
Elle fut consacrée le samedi 18 avril par l'archevêque D. Manuel de Samaniego. Les grands tableaux qui la décorent sont dûs au pinceau d'un religieux de la Merci, Maître Barambio, du couvent de la Merced de Burgos. Sur Pedro .Martinez, voy. M. Martinez Aîiibarro, Inlenlo de un diccionario biogriifico y biblioqrtifico de aulores de la provincia de Burgos (1890), p. 341-345.
3. On peut voir le récit détaillé de la translation dans Vergara, El Moïses secundo, p. 112-127. Dans les Memoriae Silenses il n'occupe pas moins de 87 folios.