Il remplissait la charge de prieur
Le dernier fut le P. José Valdes, moine très capable et au(|uel, à l'époque de l'e.xclaustration, l'estime de ses coulrères réservait la succession du P. Echevarria, comme abbé de Silos.
I}. Le dernier curé, moine de Silos, fut le P. José Orcos, mort en 1834.
i. Probablement sur le lieu même de la bataille. Aniago se trouve dans une très belle situation, un peu au-dessous de l'endroit où le Pisuerga se jette dans le Duero, à une lieue et demie de Simancas. — Quelques historiens prétendent que le monastère élevé en 939 est celui de .N'uestra Sefiora de Duero (Ferreras l'appelle à tort
SAiNTE-MARir, d'aniaho 227
savons rien de bien précis sur ce monastère, ni sur la date de son union à l'abbaye de Silos. Cette union devait sans doute avoir déjà eu lieu à l'époque où la reine Urraca accorda aux moines de Silos la villa d'Aniago, c'est-à-dire dans la première moitié du XIP siècle ', Alphonse VII augmenta encore cette donation par un diplôme de 1135 et permit aux colons de s'établir et de bâtir des maisons sur les domaines du prieuré.
AuXIN"*" siècle, l'abbé de Silos vendit àD.Fcrnan Sanchez de Tobar la maison do Sainte-Marie d'Aniago. Elle n'était plus à cette époque qu'une simple grange, dont les revenus avaient quelque importance, mais qui n'était habitée que par deux ou trois religieux '.
Avant d'être peuplé par les Chartreux au XV^ siècle, Aniago passa d'abord aux Dominicains, puis aux Hiéronymites, et fut enfin acheté par D. Juan de Tordesillas, évêque de Ségovie^ lequel y installa un chapitre de clercs, pour la célébration de roffice divin d'après le rite mozarabe ^ Cette dernière institution ne survécut guère à son fondateur, et le 18 octobre 1441 la reine doîia Maria, femme de Jean II, remplaçait les clercs mozarabes par les fils de Saint-Bruno, qui sont restés à Aniago jusqu'en l'année 1833.
Nous avons visité en 1888 cette antique dépendance de Silos. Tout ou presque tout est en ruines. Seule une aile du grand cloître des Chartreux, bâtie au siècle dernier, est encore debout. L'église laissée dans un complet abandon s'est écroulée récemment, et \q, cama- ;•?;? ou chapelle des reliques, dont Morales parle avec tant d'admiration dans son Viage Santa '% ne peut tarder longtemps d'avoir le même sort.
N" Sa de Aranda), lequel devint en 1607 fait allusion à cette donation dont le texte
une dépendance de Silos. Cette confusion est perdu. Voy. le Recueil, p. 66.
vient de ce que les deux églises, bien que 2. Voy. dans notre Recueil ip. 410-411)
très éloignées l'une de l'autre, se trouvaient l'acte du 13 août 1345. — D. Fernan San-
sur le bord du inême fleuve et sous le chez de Tobar devint dans la suite grand
vocable de Notre-Dame. Le Chronicon Si- chancelier de Gastille et nous a laissé
lense dit simplement à propos des nionas- la chronique de plusieurs rois,
téres fondés par Ramire 11: « Aliud (nio- 3. Florez, Esp. sar/r., t. III, p. 338. —
nasterium) super ripam Dorii in nomine Voy. surtout Berganza, Anliguedade de
Sancte Marie edificavit » [Espana sar/rada, Espaûa, t. II, p. 12.
t. XVII, p. 105; 2«= édit. p. 297). 4. Victje d los reynos de Léon, etc.,
1. Le privilège de son fils Alphonse Vil p. 231 de l'édition de 1792.