‹ Histoire de l'Abbaye de SilosChapitre 98 sur 179 · CHAPITRE UMQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE UMQUE

Histoire littéraire de Silos

Nous ne croyons pouvoir mieux terminer riiistoire de Saint-Dominique de Silos qu'en réunissant ici quelques brèves notices sur les écrivains de ce monastère.

Les manuscrits qui nous restent encore du X® siècle^ prouvent qu'à Silos du moins ce « siècle de fer » ne fut pas aussi barbare qu'on l'affirme trop souvent. C'est même l'époque où furent exécutés les plus beaux manuscrits, dont nous donnerons bientôt le catalogue*.

Il a été déjà parlé de l'amour des lettres qui régnait à Silos au siècle suivant, sous le régime de l'abbé Dominique '". Nous avons aussi signalé ses deux principaux disciples, le moine Grimaldus, qui écrivit la vie du saint abbé et l'auteur Anonyme du C/ironicon Silense ^ . Il n'est pas besoin d'y revenir ici.

Après ce dernier auteur, nous trouvons le moine Peuo Marin, qui composa vers la fin du XIIP' siècle le récit des prodiges opérés par saint Dominique de Silos depuis l'année 1232 jusqu'en 1293 '*. Ses Miraculos rotnanzados nous dépeignent avec une fidélité naïve les mœurs de l'époque, et renferment des détails peu connus sur les luttes incessantes qui avaient lieu, même en pleine paix, entre chrétiens et musulmans, près des frontières du royaume de Grenade. Ils nous font connaître surtout les atroces souffrances endurées par les malheureux captifs qui tombaient au pouvoir des infidèles. Aucun livre ne nous

1. Le " Smaragdus » de 94.j et le « Liber et 391) de la prise de Tolède (1085) et de dialogorum beati Gregorii », conservés la consécration de l'église de Silos (1088). dans les archives de Silos et dont il sera Ferreras ^Hislou'e d'Espagne, ad ann. 1073) question un peu plus loin, nous offrent se donne le tort de confondre Grimald un des types les plus remarquables de avec Gonzalo de Berceo.

l'écriture \sisigothique. 4. Eslos son los miraculos lomanzados,

2. Voy. ci-dessus, p. 47-48. como saco sanlo Domingo los cativos de

3. Ajoutons ici que Grimald composa sa calividad, e fizolos escrivir Pero Marin, Vi.ta beati Dominici (du moins le second inonge del monesterio. — Cet ouvrage a livre et le troisième) après l'année 1088. été publié en 1736, d'après l'original, par — 11 y fait mention (dans Vergara, p. 386 le P. Vergara ip. 128-229).

2i0 HISTOIRE DE L ABBAYE DE SILOS

trace un tableau plus saisissant de la misérable condition des esclaves chrétiens pendant le cours du XIIl" siècle.

Pero Marin nous dit lui-même* qu'il était moino de Silos et prêtre, et une sentence du 22 juin t293 nous le montre comme « procureur du monastère de Saint-Dominique » ^ Il était alors très âgé et sa mort dut arriver peu après cette date.

Il serait injuste de ne pas mentionner Técole de copistes, à laquelle l'abbaye de Silos doit ses précieux manuscrits du xi*" et du xn'' siècle. Plusieurs nous font connaître leurs noms, et l'un d'eux, en recommandant son travail au lecteur, nous parle en quelques vers extrêmement curieux des sueurs qu'il a dû répandre pour arriver à bon port [ad port um libelli) \ Jusqu'à la découverte de l'imprimerie, Silos a eu son scriptorium, d'où sont sortis bien d'autres manuscrits. — Nous ne dirons rien ici de son école monastique, dont il a été question plus haut, à propos de saint Dominique de Guzman '*.

Avec fiERoMMO DE Neiîreda, dout uous avons parlé comme abbé de Silos, nous sommes déjà au XYP siècle''. Il écrivit sur son monastère une A''o/?Vy' <|ui nous a servi pour cet ouvrage et où il fait mention d'un autre travail de sa main sur les bicnf.iiteurs de Silos ".

Toutefois, son meilleur titre à notre reconnaissance est d'avoir donné l'habit de Saint-Benoit à l'un des plus illustres enfants de Silos, le P. Antonio Perez. Ce savant homme naquit en 1339 dans la ville même de Silos Ml entra au noviciat en 1377 et fit profession l'année suivante, à l'âge de dix-neuf ans ^ Après avoir pris ses grades à Salamanque ■', il enseigna longtemps la théologie dans celte célèbre Université, dont

1. ]).uis le récit d'une visite faite par pela toujours du nom de sa mère, .Marina le roi Alphonse X à Silos, au mois de no- Perez, celui de Maxo, nous dit un abbé de vcuibre 12")."i dans Vergara, p. 133). Silos, ne convenant guère à un moine.

2. Voy. le Recueil, p. ^^2. Ma.ro, on écrit aujourd'hui inajo, répond

3. Voy. plus loin, .\ppcudice 1, manus- assez bien à notre mot r/alanl.) Son grandcrit n" 3. père, Francisco .Majo, avait fondé en 15.54

4. Voy. ci-dessus, p. 87-88. une chapellenie dans l'église de San Pedro,

5. Sur Nebreda.voy. ci-dessus, p. 160-161. et l'autel qu'il érigea en cette circonstance

6. Libros de los bienhecliores de enta en rappelle encore le souvenir. Voy. plus vasa. — (Ce manuscrit n'a pasété retrouvé). loin, Appendice II, les hiscripfions de Il ajoute un peu naïvement ([u'il composa Silos, n» 79.

1' otras cosas de mucha estimacion ». 11 8. l'robanza de Uinpieza de saïujre.

nous apprend lui-même qu'il écrivit sa 1>. La Congrégation de Saint-Benoit de

notice sur Silos « con mucho trabajo ». Valladolid possédait dans la ville de Sa-

7. Il était fils de Pedro .Maxo, d'une lamanque le collège-abbaye de San Vicenfamille à'hidalyos conocides, c'est-à dire te, où elle envoyait les jeunes religieux d'ancienne petite noblesse. .Mais il s'ap- les plus aptes aux études théologique?.

HlSTOlMK MTTEUAluK DK SH.ÔS

il (Hait considéré comme l'oracle. Nommé abbé du collège bénédictin de Saint-Vincent de Salaman([ue, il ne quitta cette prélature que pour devenir en 1607 général de son ordre en Espagne, charge qu'il exerça jusqu'en IGtO. Il gouverna à deux reprises l'abbaye de Saint- Martin de Madrid, de 1017 à 1621 et de 1625 à 1627, A celte dernière date, Philippe IV, qui aimait à prendre ses conseils, le présenta à l'évèché d'Urgel '. Six ans plus tard, Antonio Ferez devenait évoque de Lérida et en 1634 archevêque de Tarragone. Désirant finir ses jours en Gastille,il obtint en 1637 l'évèché d'Avila, auquel le voisinage de la cour donnait une particulière importance ; mais la mort l'atteignit à Madrid, le 1" mai de cette même année, avant même qu'il eut pris possession de ce nouveau siège -.

Nous devons à Antonio Ferez une série d'ouvrages d'un très grand savoir Ihéologique. Son volumineux commentaire de la règle de Saint-Benoît est un des meilleurs livres écrits sur ce sujet, et malheureusement un des moins connus.

Tous ces travaux forment uq ensemble de treize volumes, dont cinq in-folio et sept in-quarto "'. En voici le catalogue complet par ordre chronologique :

1. Apuntanùentos de todos los sermones dominicales y sanctorales, de ],rimero de deziembre y de Advient o hast a âltuno de febrero y principio de Quaresma, predicados en la Universidad de Salamanca. Médina del Gampo, por Ghristobal Lasso, 1603, 1 vol. in-4'' \

2. Lawea Salmantina, etc. (Thèses théologiques pour l'obtention

1. Philippe IV lui avait offert d'abord rarchevêché de Santa Fé dans les Indes occidentales ; mais il refusa à cause de son grand âge et de ses infirmités. {Mo7iasticun hispanicum, fol. 374-373.)

2. Son corps transporté à Silos, d'après le désir qu'il en avait manifesté, fut enseveli dans l'église abbatiale, près du tombeau de saint Dominique (voy. plus loin. Appendice 11, Inscriptions, n"83i. Sonsèpulcre était si somptueux et contrastait tellement avec celui du saint, que l'abbé et le conseil du monastère crûrent devoir le faire disparaître en 1676 {Arcfi. de Silos, ms. 65, fol. 125.) Lors de la démolition de l'ancienne église, ses ossements furent placés daus la salle du chapitre, d'où l'abbé Echevarria les transféra en 1833 dans le caveau des

moines, numéro 5, près de la porte de la sacristie. (Diario del P. Echevarria, ms. 76, au 19 sept. 1833.) Le P. Sisebuto Blanco, qui gouverna la paroisse de Silos un peu plus tard, les plaça dans le caveau n" 2, (Ms. 33, fol. 167.)

3. Pour plus de détails sur les ouvrages de Perez, voyez M. Aûibarro, Intento de un diccionario biogr'ifico y biblioynifico de autores de la provincia de Btirgos, Madrid, 1S90, p. 387-393.

4. Cet ouvrage a été traduit en latin par Romanus .Mûller, abbé de Saint-Lambert de Séon, eu Bavière (Salzbourg, 1639). Un ermite de Saint-Augustin en fit aussi une version italieune. Voy. Ziegelbauer, Historia rei litlerariœ ordinis Sancti Benedicti, pars IVa, p. 160.

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du bonnet de Docteur de Salamanque). Salmantica^, ex typogr. Arli Taberniel Antuerpiani, 1604^ 2 vol. in-folio.

3. Apuntamientos quadragesimales . Barcelona, Sébastian Cormellas, 1008, 3 vol. in-4''; 2' édition, Yalladolid, Christobal Lasso, 1610, 3 vol. in-4°.

4. Pentateuchus fidei^ sive volumina qidnque : de Ecclesia, de Conduis, de Scriptura sacra, de Traditionibiis sacris. de Romano Pontifice. Matriti, 1620, apud viduam Ildephonsi Martin, 1 volume in-folio.

o. Commentaria in regulam SS. P. Benedicti, monachorum omnium Paliiarcliœ. Liigduni, sumpt. Ludovici Prost, 1625, i vol. in-4'', de XII-0o2-LVI pages*; 2" édition, Barcelone, 1632-, 2 vol, in-folio.

6. Authentica sanctorum quatuor Evangelistarmn fides, advenus omnes répugnantes hœreticos ethnicosque philosophas. Lugduni, sumptibus Lud, Prost, 1626, 1 vol. in-4°.

7. Authentica Actuum apostolorum et Epistolœ ad Romanos fides. Lugduni, ibid,, 1626, 1 vol. in-4°.

8. Authentica fides Mathaei, controversiis agitata et discussa. Barcinone, ex prœlo Pelri la Gavalleria^ 1632, 1 volume in-folio, avec le portrait de l'auteur et celui du fameux Conde-Duque de Olivares, auquel l'ouvrage est dédié.

9. Authentioa fides Pauli, controversiis catholicis agitata pariterque discussa. Barcinone, 1634, 1 vol. in-folio ^

L'abbaye de Silos donna au XVIP siècle un autre évéque à l'église d'Espagne dans la personne du P. Bernaudo de Hontiveros. Il était originaire d'Ocana * et prononça ses vœux monastiques à Silos, le 8 décembre de l'année 161 1\ Après avoir rempli d'importantes prélatures dans la Congrégation, dont il eut le gouvernement de 1653

1. On lit sur la troisième page de ce Gales », écrite par le P. Antonio Perez. volume : Edilio recens. 4. 11 sappelait dans le monde Nicolas

2. Dom Calmet {Commentaire sur la de llontiveros. « Informe de limpieza de règle de Sainl-Benoil, p. 84) cite une paugre » [Arch. de Silos). — Ou trouve édition de Cologne que nous ne connais- une très courte notice sur ce prélat dans sons pas autrement. le Monaslicon fiispan., fol. .375-376.

3. Gallardo (Ensayo de una biblioleca o. Nous avons encore sa charte de proesponola. t. H, p. 120) mentionne parmi fession. Il avait pris l'habit à San Benito les manuscrits de la Bibliothèque natio- de Séville, d'où il fut envoyé à Silos, à nale de .Madrid, II. 10, une « consulta â cause de la pauvreté extrême du monas- Felipe IV sobre el oasamiento de la tére andalou, ffui ne pouvait entretenir un infaiita doua .^laria cou el principe de plus grand nombre de religieux.

HISTOIRE LlTTÉHAinE DR SILOS

à 1657 *, il fut nommé en I608 évêque de Calahorra, où il moiirul en odeur de sainteté le 2 novembre 1602". — Nous devons à sa plume aussi savante que pieuse un livre dirigé contre le Probabilisme et intitulé : Lacnjmx milildutis Ecclesix^. Cet ouvrage, interrompu par la mort, n"a pas été imprimé; mais il s'en répandit alors de nombreuses copies et plusieurs écrivains en font les plus grands éloges '\ C'est aussi à Bernardo de Hontiveros qu'il faut attribuer la traduction du livre De Amicitia de Cicéron, dont Villa-

1. 11 fut abbé de Sau Vicente d'Oviedo, de 1649 à 1633, et de Saa Martin de Madrid de 1637 à 1638. 11 reçut le grade de docteur à Oviedo, où il avait longtemps enseigné la théologie scolastique et mystique.

2. Dans une réunion extraordinaire du chapitre, tenue le 3 novembre 1662, les chanoines décident « se le de sepuituraen la capilla de Nra Sra del Populo, cerca del aitar al lado del evangelio ». Le chapitre reçut en retour mille ducats de la succession du défunt. {Aclas capilidares, Arch. du chapitre de Calahorra. Nous tenons ces renseignements de notre vénérable ami D. Luis Manzanàres, curé de la cathédrale de (Calahorra. Voy. aussi J. Gonzalez Tejada, Hlstoria de Santo Domingo de la Calzada, p. 409-410.) — Les archives de la Congrégation de Valladolid (t. XVII, fol. 6nO) renferment plusieurs documents sur ce prélat. L'auteur anonyme du catalogue des abbés de San Martin de Madrid dit de lui : « Fue varon de vida exemplarissima y canonizable. Dicese que siendo obispo de Calaorra, que queriendo este vénérable prelado remediar un grave escandalo, dispararon un trabucazo contra el muy de cerca. Dieronle las valas en medio del pecho ; sacudio el escapulario y cayeron las valas a sus pies. >> {Monasticon hispatiiciun, fol. 221. Aux folios 373-376 du manuscrit se trouve une très courte notice biographique sur ce prélat.)

3. La question de probabiJisme était alors vivement agitée en Espagne comme ailleurs. Le cardinal bénédictin d'Aguirre, de la même Congrégation que le P. Hontiveros, prit une part très active à toutes ces disputes.

4. Voici comment s'exprime sur Bernard de Hontiveros un de ses disciples, le

célèbre cardinal d'Aguirre, dans la préface de sa Cnllectio maxuna conciliorum IIispan/3p, § XXXIII : « In Congregatione benedictina HispaniiE non defuit qui doctrinis casuistarum Iaxis antidotum pararet. Anno .mdcliii, vivente adhuc Innocentio X, electus fuit Generalis ipsius reverendissimiis magister D. Beruardus Hontiveros, primarius theologiœ professor in Ovetensi Academia, theologus majestatis Gatholicfe ac consultor supremi illius Fidei seuatus, vir spectatissimœ pietatis ac sublimis doctrinje. Is ab eo tempore acerriine iuvehebatur adversus taxas Casuistarum opiniones, et lectionem quorumdam ex iis vetebat subditis ac discipulis, inter quos ego numerabar. Postea, anno mdclviu fuit electus episcopus ecclesia; Calagurritana», eodem tempore quo pneerant Oxomensi D. Joannes de Palafox et Placentinw D. Ludovicus Crespi. Très ii prtesules doctissimi pariter et vita? exemplarissimœ fama ac scriptis insignes, hortatu eminentissimi cardinalis D. Ballhassaris de .Moscoso et Sandoval, archiepiscopi Toletani (cujus memoria pariter in benedictione est), cœperunt commun! consilio exagitare Probabilismum, tune longe ac late grassantem. Hontiveros speciatim scriptis suis ea de re titulum dederat : Lacrym.k milit.^ntis ECCLEsi.E. Verum, anno mdclxii, initio novembris,fractusmortificationil)us, studiisac laboribus, circumstante ac lleute toto clero illius ecclesia', et pauperibus ejulantibus tam pii patris obitum, immortuus fuit operi nondum perfecto, quod proinde in lucem edi non potuit. » — Le P. Ziegelbauer appelle notre auteur : « Vir spectatissimœ pietatis ac sublimis doctrine »

{Historia rei litterarise \ordinis SancH Benedicli, pars 2a, p. 184).

HISTOÏKË l)l-: L AIÎIÎAYK DK SILOS

niieva vit le manuscrit dans la bibliothèque de Montserral en 180G '.

Le P. (Iaspak Riiz, que nous avons déjà plusieurs fois cité dans cet ouvrage, écrivit en 1615 et les années suivantes une Histoire de saint Dominique de Silos, qui comme le travail précédent n'a jamais été livré l'impression '. Ce n'en est pas moins une o'uvre sérieuse, qui témoigne d'un sens critique trop rare en Espagne à cette époque, et dont le P. Castro ne sut pas assez profiler ^ — Il avait auparavant traduit en castillan le livre De Beneficiis de Sénèque sous le titre de Espejo de Bienhechores, traduction qui fut imprimée à Barcelone en 1600 en un volume grand in-octavo ^

Le P. Ruiz était originaire de Valladolid. Il lit profession à Silos le 22 février 1582, fut prieur de Saint-Romain de Moroso de 1613 à 1619, puis conventuel de Saint-Martin de Madrid et enfin de Iluete, où il mourut le 6 janvier 1639. Outre ses connaissances littéraires, il j)assait jiour un mathématicien distingué, et le P. Argaiz ajoute que comme organiste il n'avait pas son pareil dans toute la Castille'.

Son histoire de saint Dominique servit beaucoup au travail du même genre que le P. Jian de Castro lit imprimer à Madrid en 1688^ et auquel nous avons souvent renvoyé dans ce volume ^ Bien souvent

1 . Viaje literario a las iglesias de EspuFia, t. Vil, p. 148. — Villaiiueva prend à tnrt le P. Hontiveros pour un religieux de la célèbre abbaye catalane.

2. Hisloria )nila(/rosa de sanlo Doinini/o de Silos, (djad de la orden de San Benito, que conliene no solo las maravillas deste sanlo en vida y muer le, sino los anllyuos succesos de su real monasterio y de sus prioralos y fdiaciones. Ordenada por fray Gaspar liuiz Monliano. Un volume petit in-folio de 400 pages. [Arch de Silos, uis. 00 20.)

3. Francisco Sota iCh<-on/ca de los principes de Asturias, lib. III, fol. 600) dit (|u'il se .«ervit de ce manuscrit. Le P. Argaiz en fit rgalcment usage dans sa Perla de Calaluna (1677, p. 227, 439 et 441). Voy. aussi Yepes, Coronica, t. IV, fol. 371 V".

4. Antonio {liihliiilli"ca nava, t. I , p. .■)."i2) fait du traducteur de Senè(|ue un personnage distinct du précédent ; mais c'est à tort. Il ne savait pas que le vrai nom du bénédictin de Silos était /•>. Gaspar liuiz de Monliuno signatures autographes

dans plusieurs documents des archives de Silos). — Voici le titre complet de son livre : Espeio de bienliecltores y agradecidos, que conliene los siele libros de Beneficio de Lucio Aneo Seneca, agora de nuevo traduzidos de Latin en Castellano por Fr. Gaspar Ruiz Monliano. Tiene anolados y declarados por el niesmo truductor algunos de los lugares mas dipciles y al cabo del libro liene cualro Tablas de nueva invencion mu g jirovechosas para lodo género de personas, especialmente para Predicadores y paru cortesanos que lo quieren pnrecer en sus carias y conversacinnes. Barcetona, Seb. Cormellas, 1606. Vol. in-V', de 18 folios préliminaires et 479 pages.

5. La Perla de Cataluna , p. 457. — Vers cette époque vivait à Silos uu autre moine qui mérite d'être nouunc ici. le P. llaltazar Guerrero. Il communiqua diverses notices historiques à Yepes, qui en parle avec éloge au tome IV de sa Coronica (fol. 380, ann. 919). Il fut abbé de Samos, d'Oviedo et de lluclc. H avail pris l'habit à Silos eu 1379.

G. Kl glorivso lltaumalurgo espanal,

HISTOlllK LITTKHAIHE DR SILOS

même^ l'ouvrage do ce dcniici' ('ci-lvain n'est (|iie la reprodiiclion pure et simple du travail du 1\ (laspar Huiz.

Le V. Castro nous a laissé aussi une grande histoire de saint Benoît, divisée eu (jualre livres et suivie de quelques dissertations relatives à la vie cl à l:i règle du saint patriarche '. (]e ti'avail considérable, qui renferme des parties intéressantes, n'a pas été publié et se trouve encore dans les archives de Silos. Le manuscrit prêt à être livré à l'impression forme un volume in-folio d'environ 500 pages.

Juan de Castro était né à Villarrobledo dans la Manche. Il reçut l'habit bénédictin à Silos en 1051 et fit profession le 15 décembre de Tannée suivante ". Il occu[)a plusieurs charges importantes dans la Congrégation, fut abbé de Saint-Martin de Madrid, de 1G73 à 1677 ^ et àirois reprises dilTérentes de son monastère de Silos, où il rendit le dernier soupir le 1(3 décembre 1711 \ Son caractère doux et aimable lui avait attiré ratfeclion de tous et lui avait valu dans l'Ordre le surnom de Padre Pacicncin \

Au XVIIP siècle, nous trouvons parmi les moines de Silos quelques écrivains dont le [)lus célèbre, le P. Saezque nous ferons bientôt connaître, jouit encore d'une très grande autorité dans le monde savant. D'autres ont eu un rôle plus modeste. Le P. Sebastien de Veu- GARA est du nombre de ces derniers. Né en Galice " en 1680, il entra à Silos h l'âge de seize ans. Parmi les charges qui lui furent confiées dans la suite etqu'il serait trop longd'énumérer, relevons cellesd'abbé de Silos et de Saint-Martin de Madrid \ oi\ il mourut le 6 avril 1748.

redenlor de caiitiuos, santo Domlnç/o de Silos. Su vida, virludes y milac/ros, nolicia del real monaslerio de Silos y sus priorulos. Par el Padre Maestro Fr. Juan de Castro, hljo profeso de Snnlo Dominqo de Silos. — Madrid, 1688. Un volume petit in-8" de 422 pages.

\. Coinpendio de lu admirable vida del cjran Padre y Palriarcha San Benilo ahad, escrila por su hiyo San Greç/orio el Mayno. Dala à la estampa, anadida y e.romada con alfjunas noticias historicas y doctrina moral y sagrada, su mas indiyno hiro fr. Juan de Castro^ hixo professa y abbad 1res vezes del monasterio de Sunlo Doininyo de Silos. Arch. de Silos, ms. XIII.

2. Le « Borrador » de 1567 (fol. 233) nous apprend qu'il l'ut envoyé à cette date *au collège bénédictin de Salamanque.

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