Ibidem
4. Ce qui est exact, c'est qu'elles n'avaient été reçues à Sézannc qu'à la condition d'instruire gratuitement les jeunes filles indigentes, obligation qu'elles convertirent plus tard d'elles-mêmes en une distribution de soupe faite aux pauvres tous les jours. L'homme ne vit pas seulement de pain, mais le pain du corps est son premier besoin {Description de Sé\anne..., p. 8). Vers 1789, les religieuses calculaient qu'elles en distribuaient environ 4,900 livres par an (/lrt7(. départ, de la Marne, ut supra).
§8. — Charlotte - Gabridle - Abelle d'Armand de Blacons ( i j'jo-i jgo).
La dernière abbesse du Bricot fut M"^*^ de Blacons. Issue d'une famille dauphinoise, elle était religieuse à l'abbaye bénédictine de Notre-Damedes-Colonnes, à Vienne, lorsque labbaye de Sézanne devint vacante par le décès de Marie de Serrières. Elle en fut pourvue par brevet du roi du 4 mars 1 770, donné à Versailles ', et par bulles du pape Clément XIV, du 27 mars 1770 -.
Son installation eut lieu le 16 juin suivant, en présence de toute la communauté et de nombreuses personnes du siècle, notamment de Jean-Baptiste- Paul-Charles de la Croix de Chevrières, vicomte de Saint-Vallier, seigneur marquis de Vauchamp, mestre de cavalerie; de Prudent de Villiers, chevalier, seigneur de la Noue, conseiller au Châtelet de Paris ; de Bernard Maury, docteur en médecine, médecin ordinaire du roi de Pologne; etc. ^
M'"'^ de Blacons était d'âge assez mûr : elle avait environ cinquante-sept ans. L'histoire de cette abbesse ne se distingue guère de celle de ses devancières immédiates; elle se résume dans une lutte journalière contre l'indigence et les difficultés
1. Arch. départ, de l'Aube, G, 122, registre des insinuations ecclésiastiques, fol. 87 r° et V.