Arcli. départ, de l'Aube, G, SB
Tant d'efforts et de sacrifices n'eurent pas lieu en pure perte. Des réparations importantes, depuis longtemps nécessaires, furent faites aux bâtiments ; quelques constructions nouvelles y furent même ajoutées. On avait jugé, en effet, que la chapelle avait besoin d'être agrandie, « pour y pratiquer un sanctuaire, sans lequel les prêtres célébrant l'office sont confondus avec le peuple », et qu'il convenait encore d'y aménager une sacristie. L'infirmerie et l'apothicairerie avaient « été détruites par ce qu'elles étaient placées au-dessus de l'église ». Il était indispensable d'en établir d'autres '. Faute d'un plan, nous ne pouvons nous rendre un compte exact de la disposition et de l'étendue des bâtiments de l'abbaye. Ils semblent avoir été assez développés, puisque, d'après les descriptions écrites, insuffisamment claires, il est vrai, que nous en possédons, abstraction faite des logements des pensionnaires et de celui des étrangers, des communs, etc., l'abbesse et les religieuses ne devaient pas occuper moins de cinq corps de logis. Ces édifices étaient séparés par deux cours intérieures. Une autre se trouvait tout à l'entrée du couvent. Au fond étaient des basse -cours, jardins et vergers". Dans ces derniers, l'abbesse de Blacons fit planter plus de cinq cents pieds
1. Arcli. départ, de la Marne, série H, fonds de l'abbaye de N.-D. du Bricot, carton II, liasse 3.