I. Arcliivcs dt Ici ville de Sé\anne
SUPPRESSION DE l'aBBAYE DU BRICOT 235
costumes particuliers des ordres et maisons religieuses demeurent abolis. »
La municipalité de Sézanne avait besoin d'être éclairée sur les intentions des religieuses, pour assurer le service des pensions que l'État s'était engagé à payer aux membres des communautés supprimées. En conséquence, le mardi 9 novembre 1790, à trois heures de « relevée «, le maire de la ville Jean Prieur, les officiers municipaux Jean- François Huot, Hubert Darré et Pierre Barost, accompagnés du procureur de la commune, se transportèrent « en la c3'-devant abbaye des dames religieuses de Notre-Dame de Sézanne, ordre cydevant de Saint-Benoît », à l'effet de « recevoir séparément de chacune des dames religieuses professes, sœurs données ou converses..,, les déclarations qu'elles doivent et peuvent avoir à faire pour jouir des libertés, pensions et autres avantages à elles accordés tant conjointement qu'individuellement par les décrets de l'Assemblée nationale ». L'abbesse, à laquelle ils annoncèrent tout d'abord l'objet de leur visite, fit connaître, sur leur demande, qu'elle ne s'opposait pas à l'exécution du décret et qu'ils pourraient entendre les dames dans l'infirmerie, où elle les introduisit '.
Interrogée elle-même aussitôt sur ses intentions, M""® de Blacons répondit « qu'elle entendait profiter des avantages à elle accordés par les décrets