I. Archives de la ville de Se^anne
que « son désir était de sortir de la maison et que c'était par défaut de connaissance de sa part qu'elle avait fait une déclaration contraire, que son intention est de quitter laditte maison au premier avril prochain, pour se retirer dans sa famille, en cette ville ' ».
Pendant que ces événements avaient lieu, une religieuse de chœur, Dorothée Huguier, dite en religion sœur Saint-Bernard, appelée à Soligny, chez son frère, où des intérêts de famille avaient exigé sa présence, s'était trouvée absente de la communauté. Ce ne fut pas sans un douloureux étonnement qu'à son retour, elle apprit ce qui s'était passé. Elle fît sur-le-champ, en termes énergiques, connaître aux autorités son intention : « Je déclare, dit-elle, à Messieurs du district et à Messieurs les officiers de la municipalité, de rester dans ma maison, et leur proteste qu'il n'y aura que la force qui m'en fera sortir, si toutefois l'on peut employer cette voie, si contraire au décret de la liberté '. »
Ainsi quatre religieuses continuaient la vie commune. La loi les y autorisait ■'; elle édictait simplement qu'elles auraient à nommer entre elles, « au scrutin et à la pluralité absolue des sutVrages », dans une assemblée présidée par un officier municipal, une supérieure et une économe dont les fonctions dureraient deux années, mais pourraient