I. Archives de la ville de Seyanne
tion », elles persistaient à reconnaître M'^'^ de Blacons pour leur supérieure, et qu'elles regardaient la nomination du 27 « comme nulle et de nul effet ' ». Voici, en eff"et, ce qui s'était produit. L'abbesse et deux religieuses, l'une de chœur et l'autre converse, étaient revenues sur leur intention exprimée le 9 novembre et, en dépit de leur déclaration, elles continuaient la vie commune avec les quatre bénédictines demeurées fidèles sans défaillance. Si M"''' de Blacons, selon ce qu'elle expliqua, avait fait entendre, au début, sa volonté de sortir, c'est qu'à ce moment elle ne croyait pas à la possibilité de soutenir la communauté et qu'elle regardait comme avantageuse pour ses religieuses la vente des bâtiments conventuels. Voyant qu'il en était différemment, elle avait pris le parti de rester. Or, lors de l'élection d'une supérieure, la municipalité avait fait observer aux c[uatre religieuses appelées à voter « qu'elles ne pouvaient faire choix de M"'*^ de Blacons, par ce qu'elle avait déclaré vouloir sortir' ». L'abbesse offrit alors de rétracter sa déclaration; mais les commissaires municipaux lui répondirent, un peu subtilement, « que l'Assemblée nationale, qui leur avait délégué des pouvoirs pour recevoir les déclarations, ne leur en avait point donné pour recevoir les rétractations, qu'il fallait qu'elle s'adressât à l'administration du district -' ». Ils