‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 122 sur 204 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

ajoutèrent, si l'on doit s'en rapporter ùleur témoignage, qu'ils ne cro^^aient pas « qu'aucune loy l'empêchât de vivre avec ses consœurs », et ils engagèrent même celles-ci à avoir des égards pour elle. Ces incidents n'allèrent pas sans déterminer parmi les religieuses une légère effervescence. Elles s'agitaient. La municipalité écrira plus tard qu'elle les croit mal conseillées '.

Il semble bien que M"^*-' de Blacons n'était pas, auprès de l'autorité locale, ce que Ton appelle persona grata. La municipalité cherchait-elle à l'éloigner du couvent, en invoquant sa déclaration? On pourrait le croire, sur la plainte que l'ancienne abbesse adressa à l'Assemblée nationale et qui donna lieu, de la part du directoire du département, à cette lettre un peu verte à l'adresse des officiers municipaux de Sézanne :

(( M"^'^ de Blacons, ci-devant abbesse de votre ville, s'est plainte, Messieurs, à l'Assemblée nationale, de l'obligation que vous lui imposez d'abandonner sa maison, sous le prétexte qu'elle a fait sa déclaration de vouloir en sortir. Mais elle observe qu'âgée de quatre-vingts ans, et intimement persuadée qu'aucune religieuse ne conserveroit la vie commune et que la vente de sa maison augmenteroitle traitement des individus qui la composent, elle croit devoir retracter sa première déclaration et demander à finir ses jours dans cette abbaye

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