‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 135 sur 204 · Il l'est devenu depuis par le dessèchement des étangs · texte numérisé non relu

Il l'est devenu depuis par le dessèchement des étangs

256 HISTOIRE ItK i/aBBAYE DU BRICOT

u les maladies régnantes dans la paroisse du Bricot sont des fièvres opiniâtres, qui accablent tous les ans les habitants '. » Elles ont enlevé trois personnes en 1787.

La communauté du Bricot se vit appelée, ainsi d'ailleurs que toutes les communautés du royaume, au commencement de Tannée 1 78c), en vue du grand événement de la réunion des Etats généraux, à rédiger son « cahier de doléances, pjaintes et remontrances ». Ce travail fut préparé dans une réunion des habitants tenue le 8 mars, et où l'on remarqua François Bégis, Alexandre Guillot et Coffinet, laboureurs, Pierre Verrier, Pierre Vauthier, Ambroise Golson, Nicolas Létuvez, Renbouillet, Degrand, syndic, et Gilquin, greffier de la municipalité. Bégis et Guillot furent désignés par leurs concitoyens pour aller porter le cahier de la paroisse à l'assemblée de bailliage de Sézanne, où il devait être fondu, avec ceux des autres communautés de la circonscription, en un cahier général, seul destiné à être remis aux députés de la nation.

Dans ce document ', qui débute sur le ton d'une humble supplique, les habitants du Bricot se montrent des plus modérés. Le fond de leurs revendications se résume en deux ou trois points très légitimes : ils demandent l'établissement d'un impôt territorial équitablement réparti, réforme dont personne, en 1789, même parmi les privilégiés, ne

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