‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 139 sur 204 · Soit le 2g juin · texte numérisé non relu

Soit le 2g juin

2. On trouve, dans le chapitre de Troyes, un chanoine du nom d'Eudes, en ii25-i 147 (cf. Gallia christiana, t. XII, col. 524).

I l63. TROYES.

Notification par Henri I" le Libéral, comte de Champagne, d'un arrangement conclu entre lui et Dreux, abbé de Montier-la-Celle, au nom de cette communauté. En vertu de cet arrangement, l'abbé renonce à tous les droits qu'il exerçait sur Vabbaye et sur les terres de Vabbaye de Notre-Dame du Bricot; le comte, en retour, lui fait cession, pour son monastère, d'un cens annuel de 20 sous sur les foires aux chevaux qui se tenaient à Troyes. Il est stipulé que si Vabbaye du Bricot redevenait un simple prieuré, cette convention cesserait d'avoir effet.

In ' nomine sanctas et individuce Trinitatis, ego, Henricus ", cornes trecensis palatinus, Huldeardi, abbatissœ ecclesiae Beatae Mariae del Blicor, et successoribus ejus in perpetuum.

Noverit tam secura œtas quam futura posteriias quod Droco, venerabilis abbas Cellas monasterii, quidquid in eadem ecclesia de Blicor vel in possessionibus

1. Ce document est précédé, dans V Inventaire de Montier-la- Celle, du sommaire suivant : « Charte de l'an on:^e -cent-soixantetrois, de Henry, comte palatin de Troyes, par laquelle il a donné à l'abbé de Montier-la-Celle la somme de vingt sols de cens annuel à percevoir au cours des deux foires aux chevau.x, Saint-Jean et la Saint-Remy, à Troyes, en compensation de ce que ledit abbé avoit cédé tout ce qui lui appartenait en l'église de Blicor et dépendances, à Vabbesse de Nostre-Dame dtidit Blicort, à condition qu'il y rentrerait si laditte abbaye estait un jour réduite en prieuré ».

2. Henri 1", le Libéral, tils et successeur de Thibaut II et comte de Champagne de 1 132 à 1 181.

ejus habebat, precibus meis annuens, assensu et laudamentocapituli sui, penitus quictum clamavit '. Hujus rei gratia dedi et concessi eidem abbati etecclesiae cui praeest viginti solidos censuales singulis annis habendos in praecursu nundinarum equorum, in nundinis sancti Johannis "" decem solidos, et alios decem solidos in nundinis sancti Remigii \, quos cellerarius ejusdem ecclesiae recipiet; tali siquidem conventione, quod si abbatia illa ad prioratum forte reduceretur, praefatus abbas quidquid in loco illo possidebat, ex tune [ut] in anteapossideret, et illos viginti solidos censuales michi vel haeredibus meis quietos clamaret.

Et ut hoc ratum et memoriter teneatur, ego et ipse abbas sub cyrographo et sigillorum nostrorum munimine confirmari prœcepimus.

Hujus rei et confirmationis testes sunt : Guillelmus 4,

1. Voilà probablement l'acte qui a fait passer les comtes de Champagne puis les rois de France, successeurs aux droits et aux titres des comtes de Champagne, pour fondateurs de notre abbaye (voir plus haut, p. i3, et p. 27, note). Remarquons qu'au moyen âge, et même plus tard, de simples bienfaiteurs de monastères s'en intitulaient volontiers fondateurs. Les religieuses de Port- Royal reconnaissaient pour un de leurs fondateurs, saint Louis, qui n'avait fait que leur confirmer plusieurs donations, et au XVII» siècle, la reine Marie de Médicis s'attribua, par lettres patentes dûment enregistrées au Parlement, le titre de fondatrice du même couvent pour des largesses qu'elle n'eut, à vrai dire, que l'intention de lui faire. Le couvent, bien que remontant à l'an 1204, ne s'en tint pas moins pour très honoré de pouvoir citer une aussi illustre fondatrice (Racine, Abrégé de l'histoire de Port-Royal, dans Œuvres, éd. de lyôS, t. III, p. 56 et 76.)

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