AVRIL
« État du revenu de l'abbaye royale de Notre-Dame du Bricot transférée à Séjanne. »
11 appartient à ladite abbave 1 26 arpents de bois taillis scitués au Bricot où elle étoit anciennement, dont 26 forment le quart en réserve, et des 100 autres les dames en coupent chaque année 3 arpents 84 perches à Taage de 25 ans; estimés. . . 600 1. » »
Plus dix cordes de bois, à elles accordées annuellement par Sa Majesté, à prendre dans la coupe ordinaire des bois du Roy en la forêt de la Traconne, estimées 100 « »
Plus cinq fermes et métairies affermées annuellement 775 1., dont on n'est pas payé exactement, cy 775 » »
Plus, en rentes sur l'Hôtel de Ville de Paris, 1 ,700 » »
Plus, sur le clergé, 200 » »
I. Sur le dos de la pièce se lit : « Expédié en la Chambre des Comptes à la charge de bailler Fadvcu et desnombrement dans le temps de ladictc ordonnance. L'attache expédiée sur le dupplicata, par moy, conseiller du Roy et auditeur de ses comptes soubsipné, ccjourd'huy vingt-sixiesmc jour de novembre MVI° trente-huict. Carteron, »
Plus, sur les tailles de Télection de Paris, 80 » y>
Plus cinq maisons à Sézanne, louées. . . 245 » »
Plus, rentes foncières, 135 » »
Plus, rentes constituées sur différents
particuliers, qui ne payent pas exactement, i,32o « » Plus le tiers du \sic] dixme de la par-
roisse de Chàtillon, estimé 5o » »
Sur les dixmes du doyenné de Gaye, un
septier de froment, 3 de seigle, un d'orge
et un d'avoine, estimés 60 » »
Sur les dixmes de la parroisse d'Ester-
nay, quatre septiers de froment, estimés.. 64 » »
Et sur celles de la parroisse de Sancy,
un septier de froment et 24 boisseaux
d'avoine, estimés 24 » »
Total 5,353 » »
Charges.
Pour les décimes de ladite abbaye, .... 1 3 5 1. 8 s. »
Pour les appointements et honoraires du chapelain, 200 » »
Pour le prédicateur de l'Avent et du Caresme et première messe des festes et dimanches, 1 5o » »
Pour l'entretien de la sacristie, i 5o » »
Pour nourriture de neuf religieuses professes, i ,800 « »
Pour celle de six sœurs converses,.... 1,080 » »
Pour celle de trois servantes et leurs gages, 45o » »
Pour celle de trois domestiques et leurs gages, 600 » »
Pour les réparations de ladite abbaye,
348 HISTOIRK DE l'aBBAYE DU BRICOT
fermes et bastiments, estimées, année
commune, 600 » »
Plus ladite abbaye est chargée envers madame d'Étampes d'une rente et pension viagère de i ,5oo 1., cy i,5oo « «
Total 6,665 1. 8 s. »
On observe que Madame d'Étampes ayant succédé en qualité d'abbesse à Madame de Poussé, déceddée le 16 mars 1729 [et] qui avoit laissé ladite abbaye abondament pourveue d'argent et de tout le nécessaire, y est entrée dans cette favorable scituation le 1 1 février 1730. Elle fut attaquée, au mois de juillet 1733, d'une apoplexie et paralisie qui la déterminèrent à aller prendre les eaux de Bourbonne, où elle se fit transporter dans une berline à quatre chevaux, accompagnée de Madame la prieure et d'ime sœur, et suivie de deux femmes de chambre et autres domestiques avec une voiture. Elle y resta près de deux mois, et y est retournée au mois de may de l'année suivante avec le même cortège, jusqu'au mois d'octobre, qu'elle revint sans avoir receu aucun soulagement. Elle est demeurée abbesse en cet état jusqu'au mois de may 1737, qu'elle a fait sa démission de ladite abbaye entre les mains de Sa Majesté, après en avoir obtenu, sur de faux exposés, ladite pension de i5oo 1., qui luy est payée exactement de six mois en six mois, depuis quatorze ans, par cette même abbaye qu'elle avait épuisée et altérée de façon à manquer du nécessaire.
Madame d'Auxy, abbesse actuelle de cette maison, y étant arrivée dans cette désagréable position le 1 3 may 1739, elle prit soin delà réparer, et pour parvenir à la suppression et retranchement d'une pension aussy onéreuse à ladite abbaye ou l'en faire dedomma-
ger par quelque gratiffication, elle présenta son placet au Roy, qui y ayant égard, ordonna qu'elle seroit portée sur l'état de ses aumosnes et offrandes pour une somme de 700 1., qu'elle a receue pendant les années 1740, 1741, 1742, les années 1743, 174461 1745 ayant été omises. Celles de 1746, 1747 et 1748 n'ont été couchées sur ledit état que pour 5oo 1. chacune, et 1749 pour 400 1., et 1750 n'y est point.
{Archives nationales, Q', 679.)