‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 34 sur 204 · PROSPÉRITÉ DE L ABBAYE AU XII^' SIÈCLE · texte numérisé non relu

PROSPÉRITÉ DE L ABBAYE AU XII^' SIÈCLE

inconnus. La charte qui en fait foi ', datée de 1287, avons-nous dit, présente cette particularité intéressante qu'elle est le premier de nos documents sur le Bricot rédigé, non plus en latin comme tous ceux qui précèdent, mais en français -.

Vers la fin du xui*^ siècle, en 1292, aux sources, assez nombreuses, de revenu dont elle disposait déjà, mais qui toutes se rattachaient à l'agriculture, l'abbaye du Bricot en ajouta une nouvelle, relevant d'un domaine différent. Nous voulons parler d'une tuilerie, établie près de Chàtillon-sur- Morin, où ce genre d'industrie s'exerce encore de nos jours, qui lui fut donnée par un chanoine de Troyes, Henri de la Noue, un parent peut-être des chevaliers Herbert et Robert de la Noue, mentionnés plus haut. Ce clerc accomplit son « aumône » entre les mains de l'official. On convint qu'en retour, les religieuses feraient célébrer.

2. II est incidemment question du lieu du Bricot dans un acte, date de septembre 1290, relatif à l'abbaye de Notre-Dame du Jardin-lès-Pleurs. Jean de Gourgançon et sa femme Marguerite apportent, comme garantie d'une vente qu'ils ont consentie en faveur de cette communauté, les biens qu'ils possèdent au Bricot : « Et quant à ce fermement tenir et acomplir, lidit vendeeur ont obligié..., chacun pour le tout..., eus et leur hers et touz leur biens et les biens de leur hers, muebles et non muebles, presanz et à venir, où que il puissent estre trovez,et especiaument en contre-pleige de garantisse quanque il eut au Bricor de l'eritage à la dite damoisele, à joïr et à esploitier, si comme l'an doit joïr et esploitier de contre-pleige de garantisse, selon l'usage ou la coustume du pais... » (Léonce Lex, Martyrologe et chartes de l'abbaye de Notre-Dame du Jardin-lès-Pleurs, p. 22-24.)

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chaque année, dans leur chapelle, des messes et des anniversaires à l'intention du donateur, de ses parents défunts et d'une sœur, du nom d'Alice, qu'il avait encore ' .

Une dernière fondation de même nature nous conduit presqu'au seuil du siècle suivant. C'est celle d'un Pierre de Courgivaux, écuyer, à la mémoire de sa mère défunte, Lucie de Gironde, nom qui nous rappelle celui de Renaud de Gironde, dont les deux sœurs, cinquante ans auparavant, avaient pris le voile au Bricot -, et qui se rattache évidemment à la même famille. Elle eut lieu en 1298. Pierre de Courgivaux céda à l'abbaye de Notre-Dame-des- Bois, pour cet anniversaire et le sien, un cens que lui payaient des habitants de Sézanne -\

C'est ainsi que peu à peu, sous forme d'intérêts nouveaux, s'établissaient entre nos religieuses et la petite ville de Sézanne les liens qui finalement devaient les attirer dans les murs de l'hospitalière cité.

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