‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 42 sur 204 · Gallia cliristiana, t. XII, col. 5il-i · texte numérisé non relu

Gallia cliristiana, t. XII, col. 5il-i

DÉCLIN DE l'abbaye AUX XIV^ ET XV*^ SIÈCLES 96

Mais ce peu est tout ce que nous connaissons de la supérieure en question.

C'est sous son règne, selon toute vraisemblance, que fut passé, entre les chanoines de la collégiale de Saint- Nicolas de Sézanne et les religieuses du Bricot , un accord dont il convient de dire quelques mots.

On sait, pour l'avoir vu précédemment, que l'abbaye du Bricot possédait une rente sur les dîmes de la collégiale à la Noue '. D'après les religieuses, cette redevance se montait à douze setiers, moitié froment, moitié avoine, mesurés à l'ancienne mesure de Sézanne. A une date et pour une cause que nous ignorons, les chanoines déclarèrent la prétention de leurs créancières exagérée , sinon injustifiée, et cessèrent, au moins en partie, de s'acquitter de leur obligation . Ils repoussaient surtout vivement l'emploi de la nouvelle mesure, qu'on voulait leur imposer, comme ayant une capacité supérieure à l'ancienne. Bref, en 1392, ils devaient au Bricot plusieurs arrérages de termes échus , et « descors » était « en voye de movoir » : un procès semblait sur le point de s'engager. Les parties toutefois avaient vécu trop longtemps en bonne intelligence et possédaient trop de raison pour ne pas désirer régler par voie amiable leur malentendu.

« Pour bien de paix garder et matière de plaitet de procès eschiver », elles eurent recours à l'arbi-

Page 1