Gallia christiana. t. Xll, col
RUINE DE l'abbaye DU BRICOT I 1 5
tique, d'une durée de cent une années, avec trois laboureurs de Seu, « pour toutes les maisons, masures, jardins, prez, buissons et autres heritaiges » que l'abbaye possédait à Seu et à Châtillon-sur- Morin '. Ces immeubles, sans doute ceux mêmes que nous avons vu les religieuses affermer soixante-six ans plus tôt à deux habitants du même endroit ", divisés en plusieurs pièces, formaient en tout environ soixante-douze arpents. Le prix du bail consiste en douze deniers de cens, en redevances en nature, en prestations personnelles telles que rentrer les foins ou amener « du bois à feu » dans l'abbaye vers la Saint-Martin et labourer les terres à mettre en culture \ Enfin, une clause spéciale impose aux preneurs l'obligation de faire aménager à leurs frais « une chambre abacialle à chemynée, bonne et suffisante, esdits ediffices,avec
1. En voici le détail : i accin avec maison^ granges, étabics, cour et jardins ; 1 1 arpents de terre labourable au Gros-Buisson ; 3 quartiers de terre en VEspinette, confinant aux terres du prieur de Saint-Julien de Sézanne ; deux arpents de terre à la Bruyère; 3 arpents et demies Cinq-Arpents; i arpenta l'Osche- Géroult; 3 quartiers es Faî//j:; 47 arpents trois quarts aî< Ha^art; 3 arpents et demi à la Haye du Couvent ; 3 quartiers et demi en Bovillon ; 2 arpents et demi de pré es Noves Noigeot.