Gallia christiaua, t. IV, col
5. Voir pièces justificatives, n» XXXVI. — Parmi les actes de foi et hommage de cette époque conservés aux Archives nationales, il s'en trouve qui, concernant des fiefs voisins du Bricot, peuvent être cités ici avec intérêt :
Jacques de Loan, « eschanson » de François 1°', « pour raison du chastelet chastellenie du Pont-de-Montaiguillon», relevant du château royal de Sézanne ;
Jean Rigolet, en ce procureur de Jean de Villicrs, pour la terre et seigneurie du Meix-Saint-Epoing (Paris, 21 février i5i7, n.st,);
Jean de Valaynes, écuyer, seigneur de la terre et seigneurie du Meix-Saint-Epoing (Paris, 17 mai i5i7) ;
« Nostre amé et féal conseiller et maistre ordinaire de noz comptes » Claude de la Croix, seigneur et baron de Plancy, « pour raison du droit d'usaige et chaulVaige de boys mort et mort boys qu'il a droit de prandre par chascun an en nostre forest de Traconne, assise oudit bailliage de Sezanne, pour son chastel dudit lieu de Plancy, tenu et mouvant de nous à cause de nostre seigneurie de Sczannc » {Archives nationales, P, i65').
RUINE DE L ABBAYE DU BRICOT IIQ
Barbone, aux religieuses en compensation de leurs droits sur les prés situés auprès de l'étang de Châtillon-sur-Morin '. Mais les détails nous font entièrement défaut sur les particularités de cette transaction, au reste sans grande importance, la première dont il devait être parlé.
L'autre fut passée avec le curé de Chàtillon-sur- Morin, messire Sébastien Guesdon. Les circonstances qui la provoquèrent nous sont mieux connues. Il s'agissait d'une question de dîmes, cette source intarissable de chicanes sous l'ancien régime, qui avait été déjà, on s'en souvient, pour nos religieuses, l'occasion de litiges -. Les dîmes de grains de Châtillon appartenaient à l'abbaye du Bricot une année sur trois. En 1648, un différend s'éleva à ce sujet entre la communauté et le curé. Sébastien Guesdon exigeait les dîmes anciennes, ou, du moins, sur elles, sa portion canonique, et, en outre, ce qu'il prétendait devoir lui revenir au même titre, conformément à l'usage, sur les navales ou terres nouvellement mises en culture par les religieuses. L'abbaye se défendit en soutenant qu'elle ne devait rien de plus au curé de Châtillon pour les dîmes de cette paroisse « que ce qu'il avoit accoustumé d'y prandre le passé, et, quant aux novales, y n'y en avoit aucune en ladicte paroisse ». Peu satisfait de cette explication, messire Guesdon introduisit une in-
I. Archives départementales delà Martre, série H, fonds de l'abbaye de Notre-Dame du Bricot, carton IV, liasse i5. 2. Voir plus haut, pages 74 et 95,
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stancc contre la communauté auprès du conservateur des privilèges apostoliques. Mais le procès n'aboutit point. Au cours des formalités, les parties se ravisèrent et s'entendirent sur les termes d'un accord amiable. On convint que chaque année où les religieuses recueilleraient la dîme, elles abandonneraient au curé de Châtillon une quantité de grain que l'on fixa à douze setiers de froment, autant de méteil et autant d'avoine ' . Telle fut l'issue de ce débat. L'acte qui nous en a conservé le souvenir, transaction datée du i3 décembre 1548, nous fait connaître en même temps une partie, la plus notable, du personnel dont se composait alors l'abbaye du Bricot. Nous trouvons, à côté de l'abbesse Anne de Butor: Marie d'Apvril, prieure; Françoise d'Apvril, trésorière; Jeanne d'Anterez, chantre; Louise d'Anterez, infirmière; Jeanne de Moreau, sous-chantre ; Marguerite de Moreau, chapelaine; toutes ces dignitaires formant la tête et comme l'état-major de la communauté. Des simples religieuses, une seule est nommée : Adenctte de Moreau -.
Anne de Butor quitta peu après le Bricot. Elle permuta, en effet, en 1 649 ^ ou 1 55o S avec l'abbesse de Saint-Étienne de Soissons, Étiennctte de Duyt.