Ut suprà
128 HISTOIRI'] DE l'aBBAYE HU 15RIC0T
vraisemblable que la nomination de ce prêtre ne souleva aucune dillkultc'.
La réintégration de la demeure conventuelle par les religieuses, ou tout au moins par l'abbesse et quelques-unes des plus courageuses d'entre les pieuses filles, tarda peu, sans doute. Madeleine Desprez obtint, le i8 août iSyijUne sentence assurant chaque année à sa communauté « la quantité de vingt tellerons de bois, en arbres seqs, en sime et racine », dans les futaies entourant l'abbaye '. D'autre part, les ressources pécuniaires faisant défaut au monastère, elle vendit, en iSyS, un jardin que le couvent possédait à Sézanne -.
A Madeleine Desprez succéda Marguerite II Desprez. Les auteurs du Gallia christiana ont confondu à tort ces deux abbesses sous le nom de la seconde. Les bulles d'institution de Marguerite II, émanées de la chancellerie de Grégoire XIII, sont datées du 12 juin iSyS 'K Les revenus de l'abbaye étaient bien minces alors; le document pontifical les évalue à vingt-quatre ducats d'or. Marguerite II s'efforça d'administrer sagement ces modiques ressources. En 1579, elle accense un manse situé au Bricot ■*. Malgré tous les désastres subis depuis plus de deux siècles, les abbesses du Bricot avaient conservé les privilèges et droits précieux qu'à difte-