‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 69 sur 204 · Lalorc, Cartulaire du Paraclet, introduction, p. vi · texte numérisé non relu

Lalorc, Cartulaire du Paraclet, introduction, p. vi

2. Bibliothèque nationale, mss., Collection de Champagne, vol. XLIV, fol. 2 1 v°.

3. Archives départementales de la Marne, série H, fonds de l'abbaye de Notre-Dame du Bricot, carton 111, liasse 12.

Bricot et le curé de Châtillon-sur-Morin, messire Nicolas Hiard. C'étaient derechef les dîmes de cette paroisse, lesquelles, on s'en souvient ', appartenaient, de trois années l'une, à notre communauté, qui fournirent l'occasion du litige. L'abbesse le perdit en première instance : une sentence du bailli de Sézanne reconnut le curé de Chàtillon fondé à réclamer trois grands muids de grain, par tiers froment, méteil et avoine, chaque année où les dîmes de son église compéteraient aux religieuses. Paule de Guédon, ne se tenant pas pour battue, porta appel de ce jugement devant le Parlement de Paris. Mais sa cause était mauvaise, et elle ne pouvait que la perdre une seconde fois. La prudence maternelle s'interposa à temps pour épargner à la jeune abbesse la contrariété d'une nouvelle défaite. Se portant garante pour sa fille, Jeanne-Baptiste de Marmier conclut avec messire Nicolas Hiard un accord où l'un et l'autre déclaraient se désister de l'instance, moyennant certaines conditions : la vicomtesse de Saconay prenait l'engagement de faire toucher à messire Hiard une somme de 80 deniers, à titre d'indemnité pour ses débours de justice, plus 60 livres tournois, comme équivalent des arrérages auxquels il pouvait prétendre sur les dîmes; en outre, elle promettait de faire reconnaître pour l'avenir, par un acte en forme, les droits du curé, conformément à la sentence du

Page 1