Archives dcpartonoitales de l'Aube, G
exécuté, du moins aillant que le temps, le lieu et les commodité^ lui auroient permis, et ce tant par son propre travail, soin et industrie qu'à l'ayde et assistance de quelques anciennes pieuses religieuses qu'elle auroit à cest effect faict venir des autres abbayes du même ordre, usant de leur conseil au gouvernement de la dicte abbaye », et tout particulièrement de sœur Marguerite Des Massues '. Cette dernière approchait de la quarantaine; il y avait vingt-deux ans qu'elle avait pris le voile. C'était une religieuse zélée, d'une piété profonde, d'un esprit sage et prévoyant. On la jugeait digne de grandes charges, si elle y était appelée". Non seulement elle avait, pour une large part, contribué au relèvement rapide de la communauté du Bricot, mais en même temps elle avait su s'y concilier l'ardente sympathie de toutes ses compagnes. Cependant elle ne pouvait prolonger indéfiniment son séjour au milieu d'elles. L'induit du pape qui l'avait autorisée à quitter son monastère pour le Bricot avait restreint cette faveur à un temps limité. La supérieure du Paraclet ne permit point que le délai fût dépassé. Le 17 aoiàt 1628, « nonobstant toutes les prières et remonstrances » qui lui furent « faictes de la part de ladicte dame abbesse » du Bricot « et de ses religieuses », elle revendiqua sœur Marguerite Des Massues comme sienne, et, « usant de son
1. Archives départementales de la Marne, série W, fonds de l'abbaye de Notre-Dame du Bricot, carton III, liasse 12.