‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 89 sur 204 · I. Avclt. départ, de l'Aube, G · texte numérisé non relu

I. Avclt. départ, de l'Aube, G

l'abbaye du bricot a sézanne i85

vaient, en outre, de leurs familles, des pensions viagères; mais ces pensions étaient personnelles, elles n'entraient pas dans le fonds commun : elles « sont données, dit l'état de i66S, ausdittes religieuses, par la bonne volonté de leurs parans, pour leurs petites nécessités et ouvrages, [pensions] qu'elles emplo3'ent néantmoins à leur entretien ». Nous ne remarquons que quelques religieuses, très rares, dont la présence valait au monastère, leur vie durant, une rente constituée au profit de la communauté indépendamment de la dot.

L'abbesse Marie II se voyait donc placée à la tête d'un personnel de plus de quarante religieuses à gouverner et à faire vivre. On trouvera peut-être quelqu'intérêt à parcourir les noms de ces pieuses femmes, recrutées dans des familles dont quelquesunes n'étaient privées alors ni d'éclat ni de notoriété. Après l'abbesse venait la prieure : elle se nommait Françoise de Champagne ; il y avait trente-cinq religieuses de chœur : Louise d'Harsilemont, Catherine de Redon, Louise Cadet, Marie Héman, Nicolle de Kerver, Marguerite de Kerver, Henriette Aubry, Madeleine de Picot de Sompuis, Antoinette de Champagne, Marguerite de Henris, Louise de Durant de Thury, Anne Gérard, Anne Héman, Marie Lefebvre, Valentine de Boubert, Charlotte de Vendière, Madeleine de Boubert, Jacqueline de Pilippe, Marie Hémart, Marie de Seignerolle, Marie Lhuislier, Marie de Durant de Thury, Claude Gilfey, Angélique Sevin Desroches, Marguerite de Bétel de Banne, Claude Desmeray,

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Marie Giffey, Anne de Bellay, Jeanne Nugot de la Chapelle, Charlotte du Val, Anne Saulsoy, Madeleine de Durant de Thury, Geneviève Chasle, Marie Pajot et Catherine Saulsoy; les converses, au nombre de cinq, étaient : Marie Arou, Adrienne Fontenne, Anne Brisset, Gabrielle Legrand et Geneviève Evrard '. Les mieux pensionnées, parmi les premières, étaient, après l'abbesse, qui avait 200 livres, Charlotte de Vendière, qui en touchait 120, Nicolle et Marguerite de Kerver, Anne de Bellay et Marguerite de Bétel de Banne, qui en recevaient 100 chacune, Anne et Catherine du Saulsoy et Angélique Sevin Desroches, chacune avec 60, etc '. Les religieuses dont on vient de lire les noms n'étaient pas toujours, avec la domesticité, les seules personnes qu'abritât le monastère. Le siècle, parfois, venait lui demander asile pour s'y recueillir ou s'y retirer sans s'astreindre à la règle. C'est ainsi qu'en i()()(S, nous voyons l'évêque diocésain, François Bouthillier de Chavigny, permettre à la marquise de Villette de vivre dans l'abbaye de Notre-Dame de Sézanne avec une femme pour la servir-'. Une princesse de Rohan y demeurait déjà, comme dame pensionnaire, depuis bien des années et y resta jusqu'à sa mort, arrivée en i']2C)K De semblables autorisations, toutefois, n'étaient jamais

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