‹ Histoire de l'abbaye du Bricot en BrieChapitre 96 sur 204 · Ut suprà · texte numérisé non relu

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j<. Arch. départ, de iAube, G, 886.

4. Un acte notarié, du 2 3 février 1718, nomme les suivantes : Catherine de Saulsoy, sous-prieure, Marguerite de Bretel, Cathcrine-Hilaire d'Olivet, Françoise d'Hénault, Nicolle de Bermand, Françoise Ricaud, Elisabeth Louvat, Angélique Deschamps, Marguerite de Bermand, Suzanne de Rousse, Anne Blanchet, Anne Pajot, Elisabeth Lefcbvre, Marie Collard, Catherine de Dampierre, Anne Gaudmer, Marie-Anne Marest, Marie-Thérèse Gasseaux et Marie-Anne Dcniset (.Irc/;. départ, de la Marne, série II, /o)ids de l'abb. de S.-D. du Bricot).

constituaient une lourde charge pour la maison '. Pendant ses dernières années, Tabbesse eut encore le chagrin de voir les intérêts matériels de sa communauté menacés d'un nouveau péril. En 1724, le gouvernement ordonna d'ouvrir des routes dans la forêt de la Traconne, pour en faciliter l'exploitation et la vidange '. Le tracé des voies à créer traversait, au Bricot, les terres et les taillis des religieuses. « Peut-être , écrit l'abbesse inquiète, nous allons souffrir la perte de plusieurs arpends de nos bois et de nos terres de nostre ancienne abbaye, qui se trouve sur la route des chemins nouveaux qu'ils vont faire de Sézanne à Provins. On dit que le Roy nous payera la valeur, mais comme j'en doute fort, j'ay demandé que le Roy me rende, dans la forêt qui tient à nos bois, autant d'arpens que l'on nous en prendra. J'a}'' grande peur que nous n'aj'ons rien du tout. » Au fond, elle était résignée à tout , détachant déjà son regard des choses terrestres pour le fixer vers celles d'en haut et de l'éternité prochaine. Non sans mélancolie, elle ajoute : « Ma consolation, dans toutes les traverses qui m'arrivent, est le peu de temps qui me reste à vivre. Mon grand âge et les infirmités dont je suis accablée me donnent cette espérance ■\ »

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