‹ Histoire de l'Abbaye du Bricot en Brie (XIIe siècle-1792) [microform]Chapitre 116 sur 194 · Decret du 8 octobre 1790, litre II, art · texte numérisé non relu

Decret du 8 octobre 1790, litre II, art

eitre renouvelees ensuite tant qu'il plairait a la communaute. Cette disposition de la loi recut son application le 2yavril 1791. Acette date, JeanPrieur, maire de Sezanne, Hubert Darre et Pierre- Jean- Rene Vignon, officiers municipaux et commissaires nommes par deliberation du conseil municipal, accompagnes du procureur de la commune et du secretaire-greffier, se transporterent a 1'abbaye Notre-Dame pour y tenir et presider 1'assemblee prescrite. Un premier scrutin cut pour resultat 1'election, comme superieure, de soeur Sophie Cordelier. En consequence, le maire proclama a 1'instant laditte dame Sainte-Julie pour superieure, qui a promis en remplir exactement les fonctions ; et les trois autres se sont pareillement soumises de luy obeir en saditte qualite . La seconde election necessita deux scrutins : au premier tour, Anne- Catherine Cordelier et Dorothee Huguier reunirent egalite de voix; mais au deuxieme, cette derniere obtint la pluralite et fut proclamee, par le maire, econome de la communaute l .

Mais trois jours plus tard, le 3o avrii, les officiers municipaux recevaient une protestation des religieuses, ou celles-ci exposaient que, si elles avaient procedea 1'election d'une superieure, c'etait sur 1'assurance que M me de Blacons, leur abbesse, ne faisait plus partie de la communaute ; qu'instruites maintenant, par la declaration" de Madame 1'abbesse, que Monsieur le Maire s'etait trompe dans son asser-

i. Archives de la ville de Sezanne.

tion , elles persistaient a reconnaitre M me de Blacons pour leur superieure, et qu 'elles regardaient la nomination du 27 comme nulle et de nul effet l . Voici, en effet, ce qui s'etait produit. L'abbesse et deux religieuses, 1'une de choeur et 1'autre converse, etaient revenues sur leur intention exprimee le 9 novembre et, en depit de leur declaration, elles continuaient la vie commune avec les quatre benedictines demeurees fideles sans defaillance. Si M me de Blacons, selon ce qu'elle expliqua, avait fait entendre, au debut, sa volonte de sortir, c'est qu'a ce moment elle ne croyait pas a la possibilite de soutenirla communaute et qu'elle regardait cpmme avantageuse pour ses religieuses la vente des batiments conventuels. Voyant qu'il en etait differemment, elle avait pris le parti de raster. Or, lors de 1'election d'une superieure, la municipalite avait fait observer aux quatre religieuses appelees a voter qu'elles ne pouvaient faire choix de M me de Blacons, par ce qu'elle avait declare vouloir so.rtir 2 . L'abbesse offrit alors de retracter sa declaration; mais les commissaires municipaux lui repondirent, un peu subtilement, que 1'Assemblee nationale, qui leur avait delegue des pouvoirs pour recevoir les declarations, ne leur en avait point donne pour recevoir les retractations, qu'il fallait qu'elle s'adressat a 1'administration du district 3 . Us

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