Page
chanoines tourangeaux exercaient dans la foret du Meix-Saint-Epoing; ils prirent soin de les reserver expressement, par une clause speciale de 1'acte passe a cette occasion '.
II ne laisse pas que de paraitre un peu etrange de voir le Bricot, a cette epoque surtout, en rapport avec une communaute aussi eloignee que celle de Saint-Martin de Tours. Aussi bien, d'ordinaire, est-ce plutot avec des etablissements religieux de son voisinage immediat que le petit couvent entre en relations d'interet. Se souvient-on de la collegiale de Saint-Nicolas, a Sezanne, dont un doyen, dans le premier quart du xm e siecle, lui avait legue une vigne et une maison 2 ? Un acte d'un autre doyen de cette communaute, date de 1288, nous apprend que 1'abbaye du Bricot jouissait d'un revenu d'un boisseau de grain, tant ble qu'avoine, a titre de rente perpetuelle, sur les dimes que la collegiale percevait a La Noue eta Gongy. L'acte ajoute toutefois que ce revenu etait momentanement greve,
'^T,' c-^ f ~ au profit d'un certain Malnorri, frere de deux sei-
<* ''""' gneurs du pays, Guillaume et Milon de la Grange 3 ,
qualifies 1'un et 1'autre chevaliers, d'une rente via-
gere de trois setiers de ble et d'autant d'avoine 4 .