‹ Histoire de l'abbaye royale de Saint-Pierre de Jumièges (volume 2)Chapitre 26 sur 38 · Tome I · texte numérisé non relu

Tome I

Il avoit des mœurs douces, un cœur compatissant, une religion éclairée, et du zèle pour la discipline, préjugé favorable et l'unique garant de la bonne opinion que nous avons de son gouvernement. Lorsqu'il eut pris possession, il donna la cellererie à Roger, qui lui fut offert par tous les frères comme le plus digne de cet emploi, et, de leur consentement, il ratifia les provisions de Rotrou, archevêque de Rouen, en faveur de Richard de Malpalu, que le roy d'Angleterre leur avoit proposé pour la cure de Maleville, sur laquelle il se réserva une rente annuelle de dix sols, par forme de pension.

Vers le même temps, et dans les premiers jours de l'année courante (1178), le nouvel abbé de Jumièges transigea avec Amàuri , comte d'Evreux , au sujet de quelques redevances contestées de part et d'autre. Par cet acte, 1 tobert reconnoit qu'Amauri a droit de prendre tous les ans, au jour de Noël, treize boisseaux de bled sur les moulins de Duclair, et que ses grains y seront exemts de moutures ; qu'il lui appartient, sur la grange de la Cour-du-Alont, vingt gerbes de seigle et pareil nombre d'orge et d'avoine, quatre mines d'orge au jour de Saint-Michel, et quatre fromages au mois de mai ; six pains et un settier de vin aux deux visites de la forêt du Trait ; vingt gerbes de seigle et autant d'orge et d'avoine, sur la grange d'Epinay; deux settiers de vin au tems des vendanges ; deux moutons, vingt-quatre pains, deux settiers de vin et deux settiers de cervoise à la fête de saint Pierre ; et vingt pains,

deux moutons, deux settiers de vin et deux settiers de cervoise, sur la seigneurie de Norville {a) ; le tout aux conditions que l'abbé et les religieux de Jumièges prendront, dans les forêts du Trait et de Maulévrier, appartenantes aux comtes d'Evreux, tous les bois nécessaires aux réparations des dits moulins, grange et autres édifices qui en dépendent, même les bois de clôture et propres à faire cbarues,cliarettes et tout autre ustensile d'usage dans la manutention d'une ferme, outre le droit de panage ^, pour eux et leurs vassaux, et douze hêtres à leur choix.

Robert, comte de Meulant, transigea aussi avec Tabbé et les religieux de Jumièges au sujet de la pêche de Norville et de Vatteville, dont ils jouissoient chacun de leur côté jusqu'au fil de la rivière. Il étoit facile de vivre en paix, en se contentant chacun de son droit; mais les pêcheurs du comte firent querelle à ceux de l'abbaïe, et prétendirent qu'il ne leur appartenoit pas tant d'eau. Le comte, voiant que ces contestations pourroient dégénérer en voie défait, vint à Jumièges, et proposa à l'abbé et aux religieux de rendre leur pêche commune, sous le serment de deux gardes, qu'ils choisiroient de concert, pour être présents à la pêche et partager également le poisson. Il n'y eut point deux avis sur la condition proposée. L'acte fut dressé et publié dans- les deux paroisses, au nom du comte

(a) CartuL, c. 279.

' C'est-à-dire de faire paître leurs porcs librement dans la forêt.

et des religieux ' , et les divisions furent appaisées (a) .

La paix ne fut pas le seul fruit que les religieux recueillirent de cet accommodement; le comte Robert, satisfait du succèz de sa démarche auprès d'eux , leur fit remise de deux moutons de redevance annuelle sur le prieuré de Saint-Martin de Boafle, et leur en donna deux autres à prendre au même lieu sur Thomas et Raoul du Montier. La charte est datée de l'an 11 78, la même année que le pape Alexandre III tenoit un concile général à Rome, où l'abbé de Jumièges fut invité par le cardinal Octavien, envoie du S. Père, pour y appeler les prélats de Normandie. Il s'y trouva trois cent deux évêques et quelques abbés ; mais celui de Jumièges ne voulut point y aller, quelques instances que lui en fit Gille du Perche, évêque d'Evreux, qui y assista seul de toute la province. Peut-être en fut-il détourné par l'archevêque Rotrou, qui étoit bien aise de l'avoir pour la cérémonie de la translation des reliques de Saint-Romain, qui se fitle 19 de juin 1 179, de son ancienne châsse en une nouvelle, enrichie d'or et de pierreries, en présence d'Arnould de Lisieux, de Froger, évêque de Séez, d'Augustin de Wartefort et de plusieurs abbés, entre lesquels Robert d'Argences tenoit le premier rang (b).

Cependantle prieuretles religieux de Bu-la- Vie ville,

(a) Cartul., c. 342.

(6) Conc. Rotomag,. p, 162.

1 Cf. de Beaurepaire. Delà Vicomte de. V Eau, p. 165, où l'acte se trouve tout au long.

membres dépendants de l'abbaïe de Jumièges, étoient en procez avec les habitants, pour quelques redevances auxquelles ceux-ci refusoient de se soumettre. Comme ils étoient un jour en conférence au prieuré, l'abbé Robert y arriva, et, surpris d'une si nombreuse assemblée, à laquelle il ne s'étoit pas attendu, il en demanda la cause, avec tant de modestie, que les premiers auxquels il s'adressa engagèrent les autres, non seulement à traiter avec lui, mais à le prendre pour arbitre de leur différend. Il fut difficile de le gagner, parce qu'il apprehendoit que dans la suite sa décision ne leur parût suspecte, mais ils le pressèrent avec tant d'instances, qu'il ne crut pas devoir laisser échapper le moment favorable. Il prit quelques jours pour se mettre au fait de la contestation, et, afin de ne rien faire contre les intérêts des parties, il leur proposa le projet d'accommodement qu'il avoit dressé. Tous y applaudirent et convinrent des articles, dont le premier étoit : 1^ que les habitans de Bu, mettant un porc en lard, en donneroient une épaule ou trois deniers au prieur ; 2** que chaque maison lui paieroit un pain au jour de Noël ; 3° qu'il lui reviendroit six deniers de chaque proclamation de justice; 4° enfin, qu'outre la dîme due aux religieux de Jumièges, il auroit sur la terre des d'Estrées une gerbe par chaque arpent. On renouvela ce traité vingt ans après, sous l'abbé Alexandre, qui gouvernoit pour lors l'abbaïe en qualité de prieur.

L'abbé Robert, qui n'étoit allé au Bu que pour faire la visite du prieuré, étant de retour à Jumièges, apprit

la mort da curé de Saint-Paër-de-Trubleville-sur- Duclair. Il assembla la communauté, et, d'un commun avis, on nomma un religieux, que l'abbé fut présenter à l'archevêque de Rouen, qui lui conféra aussitôt le bénéfice, à la charge de payer tous les ans à l'abbaïe la pension ordinaire en argent, avec la moitié des oblations, qu'elle étoit en possession immémoriale de percevoir au jour de Pâques et de la Purification. L'acte est daté de l'an 1181 (a).

Environ six mois après. Gazon de Poissy confirma les religieux de Jumièges dans le droit défaire passer leurs vins à Mantes, par eau ou parterre, sans lui paier aucuns droits (b). Il paroit que son action n'eut pas tout le mérite de la bonne volonté, Philippe-Auguste, fils et successeur de Louis VII, l'aïant obligé à leur donner cette reconnoissance, sur l'inspection des titres qui le leur assuroient. H y a apparence qu'une crainte politique eut aussi plus de part que la volonté à la permission qu'il leur donna, en 1182, de défricher 61 arpens de bois à Genesville, qu'ils tenoient de la libéralité de Rainsed de Malestor et d'Anselme Talbot. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il n'y a qu'un acte pour ces deux objets, et qu'il fut dressé sous les yeux du roy, en conséquence des plaintes de l'abbé Robert, dont les démarches pacifiques auprès de Gazou avoient toujours été payées d'autant de refus . Quoi qu'il en soit, on ne le vit jamais reparoitre dans toutes les contradictions

(a) Archives.

(b) Cartul., c. 71.

que l'abbé eut à souffrir à ce sujet pendant près de huit ans.

La même année 1182, Robert eut encore un autre démeslé avec le receveur de Dammarie au sujet de l'administration des biens du prieuré, dans laquelle il vouloit se maintenir, malgré le premier. On plaida quelque tems à la Cour de Rotrou, comte du Perche; mais l'abbé de Jumièg-es aïant été reçu partie intervenante, le receveur abandonna ses droits, bien ou mal fondés, et renonça même à tous les biens qu'il pouvoit posséder à Dammarie, moiennant une somme de deux cents vingt-cinq livres, qui lui fut comptée à l'heure même (a) . Robert croioit être quitte après le paiement de cette somme ; mais Rotrou, qui jusques là n'avoit rien demandé, voiant que tout étoit conclu et ratifié entre les contractans, refusa de donner son consentement, si on ne lui paioit aussi quarante livres pour la permission de vendre qu'il accordoit au receveur de Dammarie, quoiqu'il ne lui lui fût plus rien dû pour des fonds dont il n'étoit pas seigneur. L'abbé de Jumièges ne voulut pas contester, et l'affaire fut ainsi consommée.

En partant de Belesme, Robert, toujours attentif aux intérêts de sa maison, prit sa route par le Vieux- Verneuil, dont les dimes lui étoient contestées par le curé, quoique bien instruit de la donation qui en avoit été faitte à l'abbaïe peu de tems auparavant par Richard

(a) Cartul., c. 151.

de Gournai (a). Quelques bonnes raisons que Robert pût avoir pour prouver son droit, il fit néanmoins des propositions d'accommodement au curé, mais la protection d'un gentilhomme voisin le rendit intraitable, et l'abbé n'en put avoir raison que par une sentence de l'évêque d'Evreux et de l'abbé de Troarn, auxquels le pape Lucius III, successeur d'Alexandre, donna commission d'examiner et de finir cette affaire (6). Robert eut encore recours au pape pour le retrait de quelques biens en Angleterre, et en obtint un bref daté de Véletri ' le 9 des calendes de juin 1182 (c).

L'année suivante ' , 1183 Robert, comte de Moulant, donna de nouvelles marques de son estime et de sa bienveillance à l'abbé et aux reKgieux de Jumièges, en leur cédant la chapelle de Saint-Filbert duTorp, dans la forêt de Bretonne-, à condition d'y entretenir deux religieux qui prieroient Dieu pour lui et pour sa famille. Afin de n'être pas détournés de ce saint exercice, il pourvut à leur subsistance par la donation des biens qui pourroient leur être plus commodes et

(a) Archives.

{b) Cartul.y c. 142.

(c) Archives.

1 Velletri, dans les anciens Etats Pontificaux. Un grand n,ombre des diplômes de Lucius III sont datés de cette petite ville, mais celui dont il est ici question ne figure point dans la collection des Actes de ce pape, réunis au tome CCI de la Patrologie latine de Migne.

2 Cette chapelle subsiste encore en partie dans la ferme du même nom, sur le ^territoire de Guerbaville la-Mailleraye (Seine-Inférieure), mais aucun 'des lieux-dits qui suivent ne figure ni sur le cadastre, ni sur la carte forestière.

plus à leur bienséance {a). On compte, parmi ces revenus, une cour de plus de neuf arpens et demi, avec les édifices et le bois adjacent, soixante acres de terres labourables, le marais ^ depuis le Vivier jusqu'au chemin appelé le Banket, et le droit d'écuelle, c'est-à-dire un met de sa table et une portion de vin, touttefois qu'il résideroit au Torp, ou à Hauville^, ou même à Vatteville. A quoy il faut ajouter quarante sols de rente sur la forêt de Bretonne, les fruits nécessaires pour leur boisson et celle de leurs domestiques, le bois à bâtir et le panage de leurs porcs et autres bestiaux, avec le droit de prendre chaque jour, dans la forêt, deux chartrées ^ de bois mort pour leur chauffage (6). La chapelle de Saint-Filbert a été annexée depuis à l'église de Heurtauville, que Tabbé de Saint-Simon a érigée en succursale de Saint- Valentin-de-Jumièges en 1727.

Deux ans après la donation de la terre du Torp par le Comte de Meulant (l 185), Raoul deVarneville, évêque de Lisieux ^, vint à Jumièges par dévotion,

(a) Preuves, art. 29.

(6) CartuL, c. 67.

1 Le Marais, c'est-à-dire sans doute la Harelle de Heurteauville, canton de Duclair, arr. de Rouen.

2 Hauville-en-Roumois, commune du département de l'Eure, arrondissement de Pont-Audemer, canton de Routot.

3 Charretées.

* Raoul, dit de Venneville, ou de Varneville, ancien sacriste ou Trésorier, puis Grand Archidiacre de l'Eglise de Rouen (1152-1179), fut également Trésorier de l'Église d'York; il remplissait les fonctions de Chancelier du royaume d'Angleterre, lorsqu'en 1182, il fut élu évêque de

et visita toutes les églises et chapelles de la péninsule. Il y en avoit une alors au Mont-d'Avilette, un peu au dessous de Duclair, sous l'invocation de Saint Paul, qui tombait en ruine depuis l'établissement d'une léproserie sur le chemin de Jumièges à Yain ville ' . La dévotion de Raoul le porta à entrer dans cette chapelle abandonnée. Il fit sa prière au pied de l'autel, et, le voiant encore dans son entier, il leva la pierre bénite et trouva dessous les reliques de saint Paul, de saint Clair et de saint Ciriace. Il en fit son rapport à l'abbé Robert, et fit tant par ses instances qu'il l'engagea à rebâtir cette chapelle et à la faire desservir par deux religieux de sa communauté (a) . On parle encore de deux autres chapelles sur la paroisse de Jumièges ; l'une dédiée à S. Amateur, et entièrement inconnue, si ce n'est celle de maître Jean Justice ^; l'autre à S. Aus-

Lisieux, en remplacement d'Arnoul, démissionnaire. Lui-même fut obligé d'abandonner son évêché, après dix ans ou environ d'épiscopat. Il se retira à Paris en l'abbaye de Saint- Victor, où il mourut en 1193. — Dom Pommeraye, Histoire de la Cathédrale de Rouen, p. 229-230? Dom Bessin, Concilia Rothomag. Provinc. 11^ partie, p. 476, etc.

(a.) Manusc. de Vabb-de Saint-Ouen,et Gall. Christ. y t. XI, p. T79.

1 Cf. L'abbé Cochet, Répertoire archéol. de la Seine-Inférieure, col. 312.

2 M. l'abbé Cochet, qui identifie la chapelle de Saint-Amateur avec celle de Maitre Jean Justice, ajoute qu'on ignore jusqu'au lieu où elle était située (loc. cit.).

Les Justice étaient une famille noble et puissante du pays, qui eut de graves démêlés avec les religieux de Saint-Wandrille, au temps de l'abbé Geoffroy IV, de Hotot (1367-1389). — Cf. Briefre Chronique de l'Abbaye de Saint-Wandrille, dans Isi Revue rétrospective Normande, année 1837.

treberte, abbesse de Pavilly, bâtie en son honneur, dès le commencement du huitième siècle , en mémoire d'une merveille opérée par la sainte au milieu des bois de Jumièges. Elle rapportoit sur un âne le linge de la sacristie, qu'elle avoit blanchi ; le loup égorgea son âne dansla forêt. La sainte, sans se déconcerter, arrêta le loup, le chargea du linge et le conduisit à l'abbaïe. La chose est possible, mais est-elle vraie ? c'est ce que nous n'osons assurer. Ce que nous sçavons, c'est que cette chapelle fut détruite par les Danois, qu'elle n'a jamais été rebâtie et qu'on y a planté une croix qui a subsisté jusqu'au dix-huitième siècle ^ Nous ajouterons que l'histoire du loup obéissant et soumis à S. Austreberte se voit encore aujourd'hui dans une chapelle de l'église abbatiale, où cet animal féroce est représenté à ses pieds avec la douceur d'un agneau, et chargé d'un fardeau qu'on ne peut distinguer ^.

Uan 1187. — Tandis que pour contenter Tévêque de Lisieux, l'abbé de Jumièges faisoit relever la chapelle de Saint-Paul, au Mont-d'Avilette, Henri de Sulli, abbé de Fécamp , lui fit un procez pour deux muids de vin que l'abbaïe de Jumièges exigeoit de celle de Fécamp, sur le clos Hardent, relevant de la seigneurie

1 M. l'abbé Cochet (ibid.) pense que la chapelle dite aujourd'hui de la Mère de Dieu a probablement remplacé la chapelle de Saiute-Austreberthe. Prés de là se voit uu vieux chêne, qu'on nomme encore le Chêne à l'Ane, en souvenir de la légende.

2 Cf. H. Langlois, Notice sur le tombeau des Enervés, etc., p. 13-16, et planche I.

de Longueville. Henri prétendit que cette prestation, dont les religieux de Jumièges avoient de bons titres, n'étoit qu'une collusion' entre eux et l'un de ses prédécesseurs ; qu'on avoit abusé de la simplicité de l'abbé de Fécamp, et que par conséquent le traité étoit nul et invalide. L'affaire aiant été éclaircie par l'abbé de Jumièges et examinée mûrement par les juges^ fut terminée à l'avantage de l'abbé Robert, du consentement même de Henri et de ses religieux, l'an 1187.

Nous n'entreprendrons pas d'épuiser tous les titres du chartrier où il est fait mention de l'abbé Robert depuis la première année de son gouvernement jusqu'en 1188, nous aurions trop à faire. D'ailleurs, ce que nous avons dit jusqu'à présent de son attention à veiller aux intérêts de son monastère, renferme ou supplée tout ce détail, et justifie assez l'étendue de son génie dans le maniement des affaires temporelles. Depuis ce temps là, il rentra dans la solitude et ne travailla plus qu'à se sanctifier lui-même et à avancer le salut de ses frères par l'édification d'une sainte vie. Elle ne fut pas si longue qu'on pouvoit Tespérer, mais elle fut un portrait accompli de toutes les vertus religieuses. Aussi fut-il honoré, comme son prédécesseur, des regrets de sa communauté et de tous les habitans de Jumièges , si l'on en excepte un seul, qu'il avoit longtemps retenu dans les prisons de l'abbaïe pour

1 II faut entendre cette expfession dans le sens juridique d'entente frauduleuse pour tromper un tiers.

avoir insulté ses religieux (a). Il mourut le 10^ jour de juin 1190, et fut enterré dans le chapitre. Les larmes de tous les assistants firent le plus bel ornement de cette triste cérémonie. Les religieux de Saint-Germaindes-Prez, ayant appris sa mort, offrirent solennellement les divins mistères pour le repos de son âme, moins à cause de l'association spirituelle qu'il avoit faite avec eux dans ses volages de Paris , qu'en considération de son mérite personnel, et de l'estime qu'ils avoient conçue pour sa vertu, son zèle, sa vigilance et sa charité.

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