‹ Histoire de l'abbé de Rancé et de sa réformeChapitre 63 sur 445 · LIVRE VII, CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

LIVRE VII, CHAPITRE XII

les monuments ou les ouvrages des Pères, et toute la sainte antiquité, établissait solidement, clairement et largement les principes de la sainteté monastique, que ce livre était non seulement utile aux moines, mais à toute sorte de personnes, et qu'il le croyait digne d'être édité et réédité en toutes les langues (1).

L'autre examinateur n'en parlait pas d'une manière moins élogieuse. « Si les opinions, si les sentiments de l'auteur, ajoutait-il en finissant, paraissent un peu rigoureux, un poco rigorosi, qu'on se rappelle que son but était de traiter de la perfection de la vie monastique qu'il avait établie dans son monastère et qu'il voulait y maintenir ; que son livre est en grande partie composé de passages empruntés aux Pères; enfin, que si tous les fidèles, d'après la parole de Jésus-Christ, doivent s'efforcer d'être parfaits, ta plus forte raison ceux qui par des vœux solennels se sont engagés à la pratique des conseils évangéliques. On espère donc que cet ouvrage produira en Italie les mêmes fruits de salut qu'il a produits en France, nonobstant les oppositions qu'on lui a faites (2). »

Combien l'abbé de Rancé eût été heureux et saintement fier de recevoir ces approbations* qu'il avait tant désirées; mais la Providence, qui voulait l'éprouver de toute manière, ne permit pas qu'il eût cette consolation. Rome, si réservée au commencement, en sanctionnant enfin si ouvertement et si favorablement les principes de sa Réforme, honorait sa mémoire et couronnait son tombeau (3).

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