PHILIPPE GOIBAUD DU BOIS
Riçu à rAcatiénie le 12 novembre 1693, mort le r^^ juiilet 1694.
Puisqu'il n'a point laissé d'enfants, à qui la connoissance que Ton aura de son origine puisse nuire ou déplaire, et que d'ailleurs nous devons, comme je crois l'avoir déjà remarqué ^ faire :>cntir à ceux dont la naissance est obscure, qu'il ne lient qu'à eux de s'élever par la voie des lettres , je ne me ferai pas un scrupule de dire que M. Du Bois, cet auteur de tant d'ouvrages si graves, commença par être maître à danser.
Il fut produit en cette qualité auprès du duc de
public, puur faire voir Homère dans toute sa force. » (Lettre da 12 juil. 1700. — Correspond, de Boileau et de Brosiefte^ publiée par M. Laverdet. Paris, Techener, 1 vol. in-8".) 1 Dans Tarticle de Quinault.
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Guise', qui, dans sa plus tendre enfance, s'accoutuma si bien à le voir, et se prit tellement d'amitié pour lui, qu'il ne voulut point d'autre gouverneur. Ce n'est pas une chose rare, qu'il y ait dans les hommes de tout autres talents, et des talents bien plus essentiels que ceux dont leur profession leur donne lieu de faire usage* On ne fut pas longtemps à l'éprouver dans M. Du Bois; et si, par son premier métier, il étoit propre à former son disciple aux exercices du corps, la suite fit voir qu'il rétoit infiniment plus à lui donner des leçons de morale, et à lui inspirer l'amour de la vertu.
Pour se mettre en état de bien faire son emploi, il eut le courage d'apprendre les éléments du latin à l'âge de trente ans. Il s'y appliqua par le conseil de MM. de Port-Royal, qui gouvernoient non-seulement mademoiselle de Guise, mais tout ce qui approchoit cette vertueuse princesse. (1 les choisit pour directeurs et de sa conscience et de ses études. Il devint sous leur discipline un modèle de régularité. Il prit même assez leur manière d'écrire : ce style grave, soutenu, périodique, mais un peu lent et trop uniforme.
Après qu'il eut sagement élevé le duc de Guise, il eut la douleur de le voir mourir à la fleur del'eige^. Dès lors, maître absolu d'un grand loisir, il se destina entièrement à traduire les ouvrages qu'il jugea les plus utiles, soit de saint Augustin, soit de Cicéron. En même temps, pour avoir avec qui partager l'ennui ou la dou-
' Lottis-Josepb de Lorraine, duc de Guise, né en 1050, mort en 1671. (o.) • A l'à^e de vingt et un ans.
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leur de sa solitude, il prit le parti de se marier. Il étoit de Poitiers ^ et le hasard ayant amené à Paris une de ses anciennes connoissances, la veuve d*un de ses compatriotes, il l'épousa.
Oserai-Je, pour donner ici une idée de son style, rapporter ce qu'une dame, qui a du goût et qui se nourrit de bonnes lectures, m'a fait penser sur ce sujet ? Elle me demanda comment il se pouvoit faire que saint Augustin et Gicéron, deux auteurs qui ont écrit sur des matières si différentes, et qui ont vécu en des temps si éloignés Tun de l'autre, eussent un style tout à fait semblable ? Je lui demandai à mon tour, où elle avoit donc trouvé cette prétendue conformité. Est-ce, ajoutai-je, dans le choix ou dans Tarrangemént des mots? Est-^e dans le tour des pensées ? C'est, me dit-elle, dans M. Du Bois. J'y trouve que saint Augustin et Gicéron étoient, l'un comme l'aulre, deux grands faiseurs de phrases, qui disoient tout sur le m^me ton ^.
1 Oii il étoit né en 1626.
* L*auteur des Nouvelles de la République des Lettres fait le plus grand éloge du travail auquel s'est livré M. Du Bois, pour « rendre à tout le monde, comme dit aussi Bailiet, Tintelligence des lettres de saint Augustin très-faâle. » — < Cette traduction, lit-on dans les Nouvelles, est exacte, Gdèle, pure, élégante et admirablement démêlée... Le traducteur a mis partout des sommaires fort bien faits, des notes fort savantes sur les points d'histoire, de chronologie et sur tous les autres endroits qui pourroient faire quelque difficulté. Il a rétabli ce qu'il y avoit de corrompu dans le texte. » — Ajoutons que M. Du Bois publia dans son édition plusieurs lettres de saint Augustin jusqu'alors inédites. (Voyez les Nouvelles de la République des Lettres^ novembre i694.) — Voyez surtout ce que dit plus bas l'abbé d'Olivet, page 287 ; il attribue le mérite des notes au savant Sébastien Le Nain de Til-> lemont.
GOIBAUI) DU BÔlS. «7
Rien, peut-être, ne fait mieux sentir de quelle importance il est pour bien traduire, d'entrer si fort dans Tesprit de son auteur, qu'on parvienne à ne faire qu'un avec lui. Un habile traducteur doit être un Protée, qui n*ait point de forme immuable, et qui sache prendre toutes les diverses formes de ses originaux. Mais pour cela, outre la souplesse de génie, il faut de la patience, vertu qui manque plus que le génie aux François, et qui manque surtout aux traducteurs. Car tout écrivain ne fait d'eflFôrt qu'à proportion de la gloire qu'il se promet de son ouvrage ; et comme les traducteurs savent que le préjugé du public n'attache qu'une gloire médiocre à leur travail, aussi sont-ils sujets à ne faire que des efforts médiocres pour y réussir.
Je n'accuse pourtant pas M. Du Bois de s'être négligé. Au contraire, l'empreinte d'un grand travail n'est que trop visible dans ses écrits. Mais ce que je m'imagine, c'est que Félocutioa de Cicéron l'ayant désespéré souvent, et celle de saint Augustin l'ayant dégoûté plus souvent encore , il s'est cru permis de les jeter , si j'ose ainsi dire, dans le même moule, en leur prêtant à l'un et à l'autre son style personnel.
A l'égard des savantes notes, dont il accompagne ses traductions de saint Augustin, soit pour éclaircir des points chronologiques, soit pour rétablir le texte, personne assurément ne croira que ce soit l'ouvrage d'un homme qui avoit commencé si tard ses études. Ainsi ce n'est point faire tort à sa mémoire, et c'est faire grand honneur à ces notes, d'avouer qu'elles sont de M. l'abbé de Tillemont, son ami particulier.
ââS GOIBAUD DU 60IS.
Il a mis à la télé des Sermons de saint Augustin une longue préface, où il déploie toute son éloquence pour prouver que les prédicateurs doivent renoncer à l'éloquence ; que la chaire ne souffre point de ces figures qui s'emparent de Timagination, point de ces tours qui remuent les passions ; et qu'en un mot TÉvangile, dont la simplicité a tant de charmes, doit là-dessus servir de règle à ceux qui l'annoncent.
Aussitôt que cette préface fut iâiprimée, et avant qu'elle fût répandue dans le public, il en fit tenir un exemplaire à M. Ârnauld, comme souverain juge de sa doctrine. Dans la réponse que lui fit M. Arnauld, et qui a été imprimée plus d'une fois, ce nouveau système est foudroyé * . Il fut assez heureux pour ne la point voir ; car la mort prévint en lui la douleur qu'il auroit eue de se voir contredit, ou plutôt anéanti par son maître. Il s'étoit retiré à Vincennes pour éviter le mauvais air des fièvres poïirprées, dont Paris étoit infecté ; mais le mauvais air alla Ty chercher, et il n'eut que le temps de se faire rapporter chez lui, où il mourut le septième jour de sa maladie, âgé de soixantehuit ans.
* Imprimée d'abord sous le litre de Réflexions sut l'éloquence des Prédicateurs, à Paris, in-12, 1695 : et une seconde fois, avec des lettres de Silléry^évêque de Soissons, contre le P. Lamy, bénédictin, sur le même sujet, dans un recueil dont la Préface est du P. Bouhours, et qui a pour titre : Réflexions sur l'Éloquence, Paris, in-12, 1700. (o.)
JEAN BARBIER-D'AUCOUR,
Avocat au Parlement, reçu à PAcadéroie le 29 novembre 1683, mort le
13 septembre 1694.
Dès rage (le quatorze ans il quitta Langres sa patrie, dans la vue de chercher à se pousser de lui-même. Son premier asile fut Dijon, où il fit sa philosophie, logeant chez un riche magistrat, qui le prit moins pour précepteur de ses enfants que pour leur compagnon d'étude. Il gagna ensuite Paris, se mit répétiteur au collège de Lisieux, et en même temps étudia en droit.
Il se brouilla dès lors avec les Jésuites, et c'est à cette brouillerie que nous devons ses premiers ouvrages. Tous les ans ces Pères exposent dans l'église de leur collège des tableaux énigmaliques, qu'ils font expliquer sur un théâtre fait exprès pour ce jour-là, et qui cache le maître-autel. Ceux qui veulent y parler ne le doivent faire qu'en latin. Or il arriva qu'en l'année 1663, M. d'Aucour s'étant mis de la partie, il laissa échapper quelques termes peu modestes. Averti par le Jésuite qui présidoit à cet exercice, de mesurer ses paroles, parce qu'ils étoient dans un heu sacré, il répondit brusquement : Si locvsest sacrus^ quare exponiiis? Il ne put achever sa phrase, car de toutes paris n. 19
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les écoliers, comme autant d'échos, répétèrent son barbarisme ; les maîtres en rirent, et le sobriquet d'avocat sacrus lui en demeura.
Si je rapporte cette petite histoire de sa jeunesse, c'est pour montrer de combien peu s'engendrent quelquefois les aversions ou les inclinations qui nous dominent toute la vie. Jamais M. d'Aucour n'oublia que les Jésuites avoient ri. Il fit d'abord contre eux une satire en vers burlesques, intitulée VOnguent pour guérir la brûlure^ -, et parce qu'on l'accusa d'y avoir effleuré des matières trop sérieuses pour trouver place dans le burlesque, aussitôt il publia son apologie, mais conçue de telle sorte qu'en tâchant de mettre sa religion à couvert, il redouble les injures qu'il avoit dites à ses ennemis.
Par la même raison qu'il s'éloignoit des Jésuites, il se lia avec MM. de Port-Royal-, et quand l'illustre Racine les eut attaqués par cette ingénieuse lettre, dont je parle ailleurs, il rechercha l'honneur de lutter contre un athlète si terrible '•
^ Le titré porte : Onguent à la brûlure,
* L'abbé d'Artigny attribue à Barbier-d*Aucour la Lettre en vers libres à un ami sur le retranchement des fêtes, qui a paru anonyme : pièce fort rare, réimprimée récemment par M. Ed. Fournier dans les Variétés historiques et littéraires de la Biblio^ tbèqueelzévirienne; mais il doute fort que la Lettre contre Racine, datée du i«' avriH666, soit de la même plume : a On attribue communément, dit-il, à M. d*Aucour, la seconde lettre contre Racine, datée du i^^ avril 1666. ie ne sais qu'en croire. Outre que M. Dupin, qui étoit ami de M. d'Aucour, n'en dit rien dans sa Table universelle, le style de cette lettre est grave, sérieux, froid même et tout différent, à ce qu'il me paroit, de la manière d'é-
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Mais de tous ses combats, le plus fameux intéresse le P. Bouhours, la meilleure plume d'une Compagnie, qui jusque alors, tout occupée à former desPetaux et des Sirmonds, avoit paru dédaigner un peu notre langue. On sentit dans les Entretiens cCAriste et (t Eugène un auteur capable de tenir tète à ceux qui se piquoient de savoir le mieux écrire. Sa gloire blessa tellement M. d'Aucour, qu'il entreprit de le critiquer-, et il découvrit effectivement une infinité de petites taches dans un livre que tout le monde admiroit : preuve bien sensible de cette vérité, qu'il y a peu de bons livres donton nepuisse faire unecrilique très-bonne. Car il faut convenir que l'ouvrage de M. d'Aucour est admirable en son genre, qu'on y trouve de la délicatesse, de la vivacité, de l'enjouement, un savoir bien ménagé, et un goût sûr, qui saisit jusqu'à l'ombre du ridicule dans un amas d'excellentes choses, comme le creuset sépare un grain de cuivre dans une once d'or*.
crire satirique, libre et enjouée que le jeune avocat d*Aucour affectoit dans ce temps-là. J*y trouve d'ailleurs quelques traits qui ne conviennent guère à ce jeune écrivain...» En effet, un passage de la Lettre à Racine, attaque les Chamillardes et VOnguent à la brûlure, ouvrages de d'Aucour. « MM. de Port-Royal et leurs amis ont publié tant de livres anonymes qu'il est bien difficile de ne pas s'y tromper. » [Nouveaux Mémoires d'histoire et de litté^ rature, par l'abbé d'Artigny, t. Vi, p. 331;)
^ Louis-Auguste Alleman, avocat au parlement de Grenoble, éditeur des Nouvelles remarques de Vaugelas, et auteur anonyme de la Guerre civile des François sur la langue, a laissé dans un de ses ouvrages la note suivante sur Barbier-d'Aucour : nous la trouvons reproduite dans l'abbé d'Artiguy [ouvrage cité, tome II, page 279) :
« M. Barbier-tl*Aucour, de l'Académie Françoise, mourut à Pa-
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Quant à ses factums, j'ai entendu dire aux gens du métier que c'étoient des modèles, et que s'il avoit voulu plaider, il auroit été l'ornement du barreau. Mais la première fois qu'il y parut, devant faire un plaidoyer d'apparat, il n'en prononça que cinq ou six lignes et demeura court*. Depuis cet accident, qui peut arriver à des orateurs consommés dans leur art, il ne voulut plus s'exposer à plaider, et il se contenta d'écrire dans les occasions d'éclat^. Hardi la plume à la main, il avoit hors de là une certaine timidité^, dont
ris (le 13 septembre 1694.) CVtoit une des plus belles plumes quMI y eut, témoin plusieurs beaux ouvrages quMl a faits, comme entre autres cette belle critique intitulée : les Sentiments de Cléanthe sur les Entretiens d'Ariste et d'Eugène du P. Boubours. C'est lui qui a le plus travaillé à perfectionner et à paracbever le Dictionnaire de TAcadémie; cependant Tétat de sa fortune, qui ne pou voit pas être pire, fait un reproche aux grands du royaume qu'ils n'ont pas soin des beaux esprits. Tant que feu M. Colbert a vécu, M. d'Âucour a eu un protecteur, parce que ce ministre aimoit véritablement les gens de lettres; mais, depuis sa mort, il n'a jamais pu trouver un autre Colbert. »
^ Despréaux, piqué de ce que d'Aucourt avoit écrit contre Racine, le désigne à la fin de son Lutrin : (o.)
Le nouveau Cicéron, pflle, défiguré, Cherche en Tain son discours, etc.
• M. de Clermont-Tonnerre, évéque et comte de Noyon, qui succéda à Barbier-d'Aucour, a fait l'éloge de son prédécesseur : il vante « son éloquence grave et facile dans les ouvrages de prose et de vers, son mérite estimé par un ministre estimable, sa reconnoissance dans une harangue (discours de réception) qui marque autant de cœur que d'esprit, sa charité victorieuse pour la défense d'un innocent prêt à subir le dernier supplice d'un coupable, et son attachement inviolable à tous les intérêts de son Corps. »
> C'est celte timidité sans doute qui l'empêcha de signer ses
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je m'imagine que sa mauvaise fortune, encore plus que son tempérament, pou voit bien être la cause.
Jamais, en effet, la fortune n'a moins bien traité un homme de mérite. La seule chose qu'elle fit pour lui, ce fut de rapprocher de M. Colbert, qui lui confia l'éducation d'un de ses fils, et lui donna quelque commission dans les bâtiments'. Mais les épargnes qu'il put faire dans cet emploi, il les mit à des entreprises commencées sous M. Colbert, et qui échouèrent à la mort de ce ministre, sans qu'il pût môme retirer ses avances. Enfin, pour avoir de quoi subsister, il épousa la fille de son libraire.. 11 n'en eut point d'enfants, et il mourut d'une inflammation de poitrine , dans sa cinquante-troisième année.
Les députés de l'Académie, qui allèrent le visiter dans sa dernière maladie, furent touchés de le voir mal
ouvrages, comme le remarqua Doujat dans sa réponse au discours de réception de Barbier-d'Aucoup : « Vous pouvez juger, Monsieur, par le choix que rAcadémie a fait de vous pour remplir la place d*un homme de ce mérite, quelle estime elle fait de votre personne. Elle a considéré vos talents qui, malgré le soin que vous avez pris de les cacher, ne peuvent être inconnus qu*à ceux qui n*ont aucune connoissance du monde. »
' Le passage suivant du discours de réception de Barbier-d'Aucour semble indiquer quMI tenoit à Colbert d*une façon plus intime qu*on ne le dit ici :
« Tout son ministère n*a été qu*une action continuelle, sans distinction de jour et de nuit. Le sommeil n'entroit que dans ses yeux et jamais dans son cœur ; ses paupières se fermoient, sa main cessoit d'écrire, mais son esprit necessoit point de travailler^ Et combien de fois ai-je eu Thonneur de recevoir de lui, avant le jour, des ordres dont la suite, le nombre et le détail faisoient voirqu'it y avoit pensé toute la nuit. »
29i BERGERET.
logé. « Ma consolation, leur dit-il, et ma grande consolation, c'est que je ne laisse point d'héritiers de ma misère. 4) L'abbé de Choisy, Tun des députés, lui dit poliment : « Vous laissez un nom qui ne mourra point. — Ah ! c'est de quoi je ne me flatte pas, répondit d'Aucour. Quand mes ouvrages auroient d'eux-mêmes une sorte de prix, j'ai péché dans le choix de mes sujets. Je n'ai fait que des Critiques, ouvrages peu durables \ Car si le livre qu'on a critiqué vient à tomber dans le mépris, la critique y tombe en même temps, parce qu'elle passe pour inutile : et si, malgré la critique, le Hvra se soutient, alors la critique est pareillement oubliée, parce qu'elle passe pour injuste. »
XXXllï JEAN -LOUIS BERGERET,
Secrétaire de la Chambre et du Cabinet du Roi, reçu à l'Académie le i janTïer
1685, mort le 9 octobre 1694.
Ou sait comment il {orça les barrières de l'Académie. Deux places vaquoient en même temps : celle de Corneille l'aîné, destinée au cadet, et celle de Cordemoy, destinée ^ Ménage, qui, par quantité d'ouvrages savants et utiles, avoit réparé le tort que sa Requête
< Le P. Le Long, num. 17,429, lut attribue, mats à faux, la réponse k la critiqué de la princesse de Clèves : elle est d*un abbé de Cliarnes, autour de la Vie du Tusse, imprimée en 1690. (0.)