ADDITION
Voilà mon éloge de M. Huet, tel qu'il fut pour la première fois imprimé à la tête A'Huetiana^ en 1722. J'y rapporte, en qualité d'historien, quels sont les manuscrits du savant prélat ; je mets de ce nombre son TVaité philosophique de la foiblesse de r esprit humain ; et là-dessus, quand ce livre a vu le jour, il a plu à un
* Nous donnerons ici, comme nous l'avons toujours fait pour les Académiciens dont parle Chapelain, le jugement porté sur Huet par celui-ci en 1662. Huet avait alors vingt-quatre ans à peine : « Huet : il écrit galamment bien en prose latine et en vers latins, et ce qu'on a vu de lui en l'un el l'autre genre lui a acquis une fort grande réputation ; il publie VOrigène de sa traduction et promet beaucoup. » — A quoi Camusat, éditeur des Mélanges de Chapelain^ ajoute : «il a rempli ce qu'il promettoit. »
journaliste de me prendre à partie, comme si j'en étois, ou l'auteur ou l'approbateur *. Mais j'oublie ce qui me regarde personnellement^. Venons à M. Huet.
Qu'enseigne-t-il dans cet ouvrage posthume'? Trois propositions :