‹ Histoire de l'Académie française (volume 2)Chapitre 74 sur 158 · LE PROCÈS DE FURETIÈRE · texte numérisé non relu

LE PROCÈS DE FURETIÈRE

L'abbé d'Olivet s'est montré fort partial daus son exposé du triste différend de Furetière avec TAcadémie française. La postérité ne semble pas avoir ratifié les rigueurs de l'ancienne Académie envers un homme de mérite, plus compromis, sans doute, par ses épigrammes et son esprit mordant que par son prétendu plagiat.

Fort de son droit et de son innocence, Furetière exaspéra tous ses confrères par la manière hautaine dont il accueillit les premières démarches qui furent faites auprès de lui au sujet de son Dictionnaire. Des reproches s'échangèrent d'abord; les injures suivirent bientôt, et si l'Académie en corps ne prit pas de représailles, du moins plusieurs Académiciens firent de ce débat une question personnelle. Furetière ne fut point effrayé du nombre de ses adversaires ; seul il opposa à ses ennemis une résistance qu'aucun effort ne put briser. Sa défense fut souvent heureuse. Ses anciens confrères le combattaient par des procès, des jugements, des arrêts. 11 les suivit toujours sur ce terrain et rispota par des défenses, des appels et d'autres arrêts. On l'attaqua par des épigrammes : il répondit par d'autres épigrammes, et les rieurs furent souvent pour lui.

» Voy. les ^p, 20, 58, -225, 226, 23o, SU .

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