BOIS-ROBERT
(( du cardinal de Richelieu, et ensuite Tabbaye de Ghà- « tillon-sur-Seine*, le prieuré de la Ferté-sur-Aube, tt avec d'autres bénéfices ^. Il prenoit la qualité d'au- (( mônier du Roi et de conseiller d'Etat -, et par-dessus (( tout cela, il obtint des lettres d'anoblissement pour (i lui et ses frères, l'un desquels étoit le sieur d'Ouville, (( auteur de ce recueil de contes qui est entre les niains « de tout le monde, et de la comédie intitulée : Aimer tf sans savoir qui^. Il eut bonne part à l'établissement « de l'Académie Françoise^. Jamais homme n'a em-
' \\ la Tendit ensuite à P. Lenet, auteur des Mémoires,
* Il parle lui-même en termes assez légers de son abbaye de La Ferlé :
Mes moines sont cinq pauvres diables...
On connoit moins dans leur canton Le latin que le bas-breton; Mais ils boÎTent, comme il me semble, Plus que tous les cantons ensemble.
J*oy braire ici matin et soir Cinq paysans vêtus de noir.
Et de ces ignorantes bètes Je n*ai que plaintes et requêtes.
( Êjdlret, etc.)
' 11 était connu aussi comme géographe.
* On peut voir là-dessus Thistoire de M. Pellisson, et une épltre de Bois-Robert à Balzac, où, racontant les occupations de TAcadémie, qui s*assembloit alors chez lui, il dit plaisamment :
Pour dire tout enfin dans cette épître, L* Académie est comme un vrai Chapitre, Chacun à part promet d*y faire bien.
Mais tous ensemble ils ne tiennent plus rien.
A la Térité, si le travail commun n'y alloit pas fort vite, du moins les Académiciens s'y occupoient utilement pour eux; car ils y portoient leurs propres ouvrages, dont la lecture donnoit lieu à une critique instructive et amusante:
Voilà comment nous nous dirertissons
En beavii discours, en son-ets, en chansons,