IV. Agathémérès, géograplie grec, (o
^ On lit dans une notice placée en tète des sonnets de ce poète, publiés pour ia première fois en 1835 (Paris, Techener, 1 vol. in-S") : « Le nom de Porchères, ajouté à celui d'Arbaud, aura pu faire penser que l'auteur des sonnets apparteiioit à une autre famille que celle qui a résidé à Aix, en Provence, depuis plus de quatre cents ans. Il était, au contraire, membre de celle-ci, mais par la brandie qui s'établit à Aups et se fixa, par la suite, à Saint-Muximin. François d'Arbaud-Porcbères ou de Porchères naquit, de cette branche, l'an 1590. »
2 a Pellisson prétend que M. de Porchères-d'Arbaud se disoit de l'ancienne maison de Porchères, de même que M. de Porchères-
laquelle M. de Porchères-Laugier se dit aussi, quoiqu'ils ne se reconnussent point pour parents '. Il avoit. été disciple et sectateur de Malherbe, et l'avoit fort imité en sa façon de tourner les vers. 11 fut gouverneur d'un ills de M. de Chenoise^ et depuis d'un lils de M. !& comte de Saint-Hérem\ M. de Boisrobert, à qui tout le-, monde rend aujourd'hui ce témoignage, que jamais, homme qui fût en faveur n'eut l'humeur si bienfaisante, lui fit donner une pension de six cents livres par le cardinal de Richelieu. 11. se retira en. Bourgogne,
Laugier, quoiqu'ils ne se reconnussent point poun parents. C'est un vrai conte. Il n'y a jamais eu de famille de Porchères en Provence. Porclières est un petit village près de Forcalquier, dont Arbaud avoit une portion , et Laugier une autre. Le nom de la famille du premier est» Arbaud, famille noble et ancienne qui est divisée en plusieurs branches, dont une sabsiste ayec ùistinctioa dans notre parlement. La famille du second est Laugier^ de la branche des seigneurs de Verdaches, d'une bonne et ancienne noblesse de notre province. Ainsi, il faut nommer ces auteurs : Arbaud de Porchères, Laiiglcr de Porchères, au rebours de ce qu'a fait Pellisscn. »
Voilà ce que M. de Mazaugues, président au parlement d'Aix„ m'a fait l'honneur de m'écrire. On ne doutera pas qu'il ne connoisse les familles de sa province; mais l'érudition de cet illustre magistrat s'étend à tout, et sur quelque point qu'on le consulte,, on le trouve également instruit, également disposé à communiquer ses lumières, (o.)
' « Chacun d'eux traitoit l'autre de bâtard et soutenoit qu'il n'étoit pas de la maison de Porchères.» Tallemant desRéaux, Hislor., t. VI, p. 59, édit. in-18.
- De la maison de Castille.
^ Le marquisat Je Saint-Hérçm était dans la famijie de ijoutworin.
m P.ORCHÉRES-p'ARÇAUI). 183
OÙ il s'éloit marié, et y mourut'. Il avoit fait bea.ucoLip de vers qui n'ont point été imprimés*. Il y en a
1 II serait mort à cinquante ans, selon l'auteur de la notice sur Porchères-ti'Arhaud citée ci-dessus, p. 181.
2 On voit dans les poésies de Racan une épigramme à la louange de Porchères, sur un poëme qu'il avoit fait de la Madelène. Mais ne trouvant point ce poëme dans les bibliothèques de Paris, j'en demandai des nouvelles à M. le président deMazaugues, dont voici la réponse, qui contient en méine ternps d'autres particularités :
« J'ai fait de grandes perquisitions sur le poëme de la Madelène. J'ai même été à Sain^-Maximin, la pa.trie de notre poêle. Mais mes recherches ont été inutiles. J'ai seulement découvert une Ode assez belle, et qui sent bien son Malherhe, qu'il composa à la louange du cardinal de Richelieu, pour le remercier de lui avoir donné une place à l'Académie. Cette Ode mérjtoit Jbien que PelJ^sson en eût fait quelque mention. ,0n m'a parlé aussi d'un Sonnet* sur les yeux de la helle Gabrielle ^'Estrées, qui .lui valut, dit-on, une pension de quatorze cents livres : fait que j^e liens un peu apocryphe, et qui ne s'accorde pas avec ce qu'il dit lui-même dans la préface de ses psaumes, où il se plaint de la rigueur de sa fortune. J'ai appris que Mal!)erbe l'avoit élevé dans sa jeunesse à Paris, qu'il l'aima jusqu'à la mort, et qu'il lui légua la moitié de sa bibliothèque par son testament, il se maria en Bourgogne avec une demoiselle de la maison de la Chapelle- Sénevois, dont il eut un fils, et il y mourut en 1640. Mais pour revenir au poëme de la Madelène, vous pouvez avancer, sans craindre de vous tromper, qu'il n'a jamais été imprimé.
« Jean d'Arbaud, sieur de Porchères, gentilhomme ordinaire de la Chambre du Roi, étoit frère de l'Académicien et avoit le même talent pour la poésie, mais avec moins de justesse et de correction. Il a traduit aussi quelques Psaumes envers françois,
* Voyez ce soanet daas un Recueil de 1007, intitulé : le Parnasse des plui excellents Poêles de ce temps, ou les Muses françaises ralliées de diverses paris, \omc i, page 2S6.' o.) — Taliemant deé Rcàux , qui cite ce sonnet, l'attribue avec raison à Pôrctières-Laugiéf. -^ Il se trouve dansie Temple d'àpo.llon teil), 2^ vol., p. 62, mais avec ce titre: SvR tEs yevx. de M""' la marquise DE Monceaux.
qui le sont, comme les Psaumes graduels et quelques
autres qui ne me sont jamais tombés entre les mains '.