I. ii
M. le Chancelier '. Il avoit accompagné M. de Bassompierre en son voyage d'Angleterre^, mais non pas en celui de Suisse. Il mourut âgé d'un peu plus de cinquante ans. Il étoit de petite taille, fort grêlé ^ ses cheveux éloient noirs, et ses yenx aussi, qu'il avoit assez foibles^. Ce qu'on estimoit le plus en lui, c'étoit son esprit, et le génie qu'il avoit pour les vers. Il y a un volume de ses poésies imprimées après sa mort^, qui ont
' Poésies du sieur de Malleville, Paris, Courbé, 16i9, p. 187 :
Si je prends ime charge en ce rigoureus âge
Où la nécessité ne connoit point de loi,
Ce n'est pas, grand Séguier, pour prendre de Temploi,
Si d'un titre éclatant retirer l'avantage....
C'est pour avoir l'honneur de m' approcher de toi Et te rendre un devoir où la charge m'engage.
* On trouve dans ses OEuvres un sonnet sur la mort du Maréchal, p. 130, et surtout, p. 222, une courageuse requête en sa faveur, adressée à Richelieu.
* Il dit dans ses Poésies, p. 40 :
Mes yeux pleurent incessamment.
— Page 341, oa trouve un « Sonnet burlesque » sur sou mal d'yeux :
c'en est fait, ô Cloris, je perds mon luminaire ; Un nuage se forme en mes yeux languissante....
De Tétat où je suis je n'ai qu'un pas à faire Afin de m'cnrôler au nombre des trois cents*. Je commets au bâton ma conduite ordiuaire.
* Des Oiiinze-Vingls.
* Claude de Malleville mourut en 1647 Ses Poésies ont paru pour la première fois avec la date de 1649, Paris, Courbe, 1 vol. iU'-i''; va^hV achevé d'imprimer est du 15 nov. 1648, Celle première édition se fit en vertu d'un privilège de dix ans accordé à Malleville lui-même, à la date du 8 fév» 16Ô9. On y lit : « Louis..., etc., Nostre cher et bien-amè le sieur de Malleville,