‹ Histoire de l'Académie française (volume 4)Chapitre 17 sur 95 · ARRIVÉES DANS L'ACADÉMIE · texte numérisé non relu

ARRIVÉES DANS L'ACADÉMIE

qui Ybas l'ont préparé avec tant de sagesse et de jugement. Elle croit donc que vous avez eu raison de déférer aux avis et à la prudence de ces Messieurs, et que vous ne pouviez avoir de plus sûres ni de plus illustres cautions de la réparation de votre honneur, que tant de personnes à qui il est plus précieux que leur propre vie, qui en coniioissent parfaitement les lois et qui, pour user de vos termes, sont très-capables d'en faire de nouvelles, comme ils Tont fait voir en cette occasion. Enfin, Monsieur, elle estime qu'un Gentilhomme ne peut être traité plus glorieusement que vous l'avez été par tous ceux de votre profession, qui, dans cet accommodement, ne paroissent pas moins vos protecteurs que vos juges, et elle s'en promet un avantage particulier, qui est de vous voir bientôt ici, où elle vous témoignera elle-même combien elle loue Dieu de ce que cette affaire s'est terminée si heureusement. Mais en vous attendant, elle a jugé à propos de vous donner ce témoignage, que vous avez désiré, de son sentiment et de son affection, par la plume.

Monsieur ,

De votre très-humble et très-affectionné serviteur,

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